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Albumine

Examen biologique : Biochimie générale et métabolisme. Dosage quantitatif de l’albumine dans le sérum ou le plasma. L’albumine, synthétisée par le foie, contribue à la pression oncotique et au transport de nombreuses molécules; sa concentration est influencée par l’inflammation, l’état hydrique, la synthèse hépatique et les pertes rénales ou digestives. Un résultat isolé ne pose pas à lui seul un diagnostic et doit être interprété avec le contexte clinique, le type de prélèvement, la méthode et l’intervalle du laboratoire.

À quoi sert cet examen

**Indications**: Évaluation complémentaire d’une maladie hépatique ou rénale suspectée, d’œdèmes, d’une perte protéique ou d’une malabsorption, d’un état inflammatoire ou infectieux, d’un risque nutritionnel et du pronostic d’une maladie aiguë hospitalière. Elle peut être suivie avec d’autres paramètres, mais une anomalie doit être confirmée et contextualisée plutôt qu’attribuée à une cause unique. [s1,s2]

**Méthode**: Dosage colorimétrique par liaison à un colorant: à pH 4,1, l’albumine se lie au vert de bromocrésol (BCG), et l’intensité du complexe est mesurée photométriquement. D’autres laboratoires utilisent le bromocrésol pourpre (BCP), une immunonéphélémétrie ou l’électrophorèse; les résultats ne sont pas nécessairement identiques entre méthodes. [s3]

**Préparation**: Aucune préparation spéciale n’est habituellement requise pour l’albumine seule. Un jeûne peut être demandé si d’autres analyses sont réalisées simultanément, et certains médicaments peuvent influencer le résultat; suivre les consignes du laboratoire et ne pas interrompre un traitement sans avis clinique. [s2]

Mesurer l’albumine sérique/plasmatique pour contribuer à l’évaluation d’une atteinte hépatique ou rénale, d’un syndrome inflammatoire, de pertes protéiques et de l’état nutritionnel global; elle participe aussi à l’évaluation pronostique dans plusieurs maladies aiguës ou chroniques. La concentration reflète toutefois plusieurs mécanismes simultanés et n’est pas un marqueur nutritionnel isolé fiable, notamment en raison de sa demi-vie relativement longue et de sa baisse comme protéine négative de phase aiguë. [s1,s2]

Valeurs de référence

  • **Interprétation**: Ces intervalles sont des intervalles de référence publiés, pas une plage générique fusionnée. Aucun seuil diagnostique universel, aucune cible thérapeutique universelle et aucun seuil décisionnel unique ne sont établis par le dosage seul. Le seuil <3,5 g/dL est fréquemment utilisé dans des études pour définir une hypoalbuminémie, mais il dépend du contexte et de la méthode; l’intervalle imprimé par le laboratoire exécutant prévaut. [s1,s2]
ContexteIntervalleCitationLimitesMethodePopulation
Intervalles publiés3,5–5,5 g/dL (35–55 g/L)[s2]Valeur éducative générale; la source précise que l’intervalle varie selon le laboratoire.Non précisée sur la pageAdultes, page d’information clinique institutionnelle

Aucun intervalle de référence spécifique à une population africaine ou congolaise n’a été identifié dans les sources consultées; aucune valeur locale de disponibilité ou de référence n’est donc fabriquée ici. La revue consultée mentionne une cohorte hospitalière d’Afrique du Sud pour l’association albumine–œdème, mais cette étude ne fournit pas un intervalle de référence africain transférable. [s1]

Seuils de décision et gravité

**Lecture du résultat**: Lire le résultat avec l’intervalle de référence, la méthode et l’unité du compte rendu local. Distinguer: (1) intervalle de référence, qui décrit une population de référence; (2) seuil diagnostique, absent comme seuil universel pour l’albumine seule; (3) cible thérapeutique, qui n’est pas une cible générale de ce dosage; (4) seuil décisionnel, qui peut être défini dans une indication particulière mais ne se transpose pas à toutes les maladies. Une hypoalbuminémie est une anomalie associée à de nombreux diagnostics et ne les confirme pas; une valeur isolée ne remplace ni bilan hépatique/rénal, ni recherche de protéinurie, ni évaluation de l’inflammation et de la nutrition. L’intervalle du laboratoire exécutant fait foi. [s1,s2]

Interprétation

Une albumine diminuée peut être associée à une synthèse hépatique réduite (notamment maladie hépatique chronique), à l’inflammation et à l’augmentation de la perméabilité capillaire, à une perte rénale de type syndrome néphrotique, à une perte digestive/malabsorption ou à une combinaison de mécanismes. Elle est associée à la gravité et au pronostic dans plusieurs contextes hospitaliers, mais cette association ne constitue pas la preuve du diagnostic causal ni une indication automatique d’albumine thérapeutique. [s1,s2]

Une albumine augmentée est généralement peu spécifique et évoque surtout une hémoconcentration, notamment la déshydratation ou une diarrhée sévère; elle a peu de signification diagnostique propre en dehors de ce contexte. Une valeur élevée ne démontre pas un apport protéique excessif ni une maladie particulière. [s2]

Facteurs qui faussent le résultat

Facteurs biologiques et cliniques à considérer: déshydratation ou diarrhée sévère pouvant augmenter la concentration; inflammation, sepsis ou infection, chirurgie, grossesse, œstrogènes/contraceptifs, maladie hépatique, maladie rénale avec pertes, malabsorption et apports protéiques insuffisants pouvant l’abaisser. Les variations de volume plasmatique et la redistribution extravasculaire peuvent modifier la concentration indépendamment de la seule synthèse hépatique. [s1,s2]

**Limites**: La méthode BCG peut surestimer l’albumine par réaction non spécifique avec des globulines; dans le syndrome néphrotique, l’α2-macroglobuline augmente le biais positif, surtout lors d’une hypoalbuminémie sévère, alors que le BCP modifié était proche de la néphélémétrie dans l’étude publiée. Les résultats BCG, BCP et électrophorèse ne sont donc pas directement interchangeables. L’inflammation, l’état hydrique, la grossesse, les pertes protéiques, les médicaments et les maladies concomitantes confondent l’interprétation. La revue scientifique souligne aussi que l’albumine ne doit pas être utilisée seule comme marqueur nutritionnel; ne pas la confondre avec la préalbumine/transthyrétine. Une hémolyse importante peut entraîner le rejet de l’échantillon selon le catalogue; les seuils d’interférence dépendent de l’analyseur local. [s1,s3]

Sources

  1. Elisa Gremese, Dario Bruno, Valentina Varriano, Simone Perniola, Luca Petricca, Gianfranco Ferraccioli. Serum Albumin Levels: A Biomarker to Be Repurposed in Different Disease Settings in Clinical Practice (2023)
  2. Cleveland Clinic. Albumin Blood Test: What It Is, Procedure & Results (2024)
  3. Tsuyoshi Ueno, Satoshi Hirayama, Masahiro Sugihara, Toshiyuki Miida. The bromocresol green assay, but not the modified bromocresol purple assay, overestimates the serum albumin concentration in nephrotic syndrome through reaction with α2-macroglobulin (2016)