ARN VHD
Examen biologique : Virologie et infections virales. La recherche de l’ARN du virus de l’hépatite D par méthode moléculaire sert à démontrer une infection active ou virémique, en complément de la sérologie d’exposition. L’OMS recommande une amplification des acides nucléiques ciblant l’ARN VHD après un résultat anti-VHD total positif, et l’EASL recommande de rechercher l’ARN VHD chez toutes les personnes anti-VHD positives.
À quoi sert cet examen
Le diagnostic d’une hépatite D chronique associe une sérologie montrant l’exposition au VHD et une méthode moléculaire montrant la présence d’ARN VHD et une infection active [s1].
L’OMS recommande un test sérologique de l’anti-VHD total suivi d’un test d’amplification des acides nucléiques pour détecter l’ARN VHD et l’infection active (virémique) chez les personnes anti-VHD positives [s2].
L’EASL recommande de tester l’ARN VHD chez toutes les personnes anti-VHD positives avec une RT-PCR standardisée et sensible pour diagnostiquer une infection active; les anticorps anti-VHD pouvant persister après élimination du virus, l’ARN VHD sérique ou plasmatique est nécessaire pour confirmer une infection persistante [s3].
La détection de l’ARN VHD par test d’acides nucléiques, généralement par PCR, est décrite comme la démonstration de la virémie nécessaire au diagnostic d’une infection active; une RT-PCR quantitative peut être utilisée pour quantifier la charge virale et suivre la réponse au traitement [s4].
Le CDC indique qu’un test sanguin est le seul moyen de confirmer une infection par le VHD [s6]. Dans sa définition de cas de surveillance 2025, la détection de l’ARN VHD par test d’acides nucléiques qualitatif, quantitatif ou de génotypage constitue une preuve biologique confirmatoire [s5].
Une méta-analyse de dix études a rapporté pour les tests ARN VHD une sensibilité groupée de 0,92 (IC à 95 %: 0,87–0,95), une spécificité groupée de 0,90 (IC à 95 %: 0,86–0,93) et une aire sous la courbe ROC de 0,95 (IC à 95 %: 0,92–0,96); les auteurs indiquent que ces résultats sont limités par le nombre et la qualité des études [s7].
Facteurs qui faussent le résultat
Les performances des tests ARN VHD peuvent varier avec l’hétérogénéité virale, la diversité intra-hôte, l’évolution rapide du virus, les méthodes d’extraction de l’ARN, la conception des amorces et sondes, l’absence d’automatisation et le manque de standardisation entre laboratoires [s7].
Les performances cliniques des tests ARN VHD sont décrites comme suboptimales, en particulier pour la détection des génotypes africains 5 à 8; des tests pangenotypiques validés sont proposés dans cette source comme réponse à cette difficulté [s4].
Le premier standard international OMS pour l’ARN VHD est destiné à standardiser les tests d’amplification des acides nucléiques, à calibrer des matériaux de référence secondaires et à définir des caractéristiques analytiques telles que la sensibilité en unités internationales [s8].
Sources
- Organisation mondiale de la Santé. Hepatitis D (2026)
- World Health Organization. Guidelines for the prevention, diagnosis, care and treatment for people with chronic hepatitis B infection (2024)
- Brunetto MR et al., EASL. EASL Clinical Practice Guidelines on hepatitis delta virus (2023)
- World Health Organization. Hepatitis D virus (HDV) testing: who to test for HDV infection (2024)
- Centers for Disease Control and Prevention. Hepatitis D Virus 2025 Case Definition (2025)
- Centers for Disease Control and Prevention. Hepatitis D Basics (2024)
- Wedemeyer H et al.. HDV RNA assays: Performance characteristics, clinical utility, and challenges (2025)
- Paul-Ehrlich-Institut, WHO Collaborating Centre. 1st World Health Organization International Standard for Hepatitis D Virus RNA for Nucleic Acid Amplification Techniques (NAT)-Based Assays (2018)