CMI par dilution
Examen biologique : Microbiologie bactérienne. La CMI/MIC est la plus faible concentration d’un antimicrobien qui inhibe la croissance bactérienne visible in vitro dans des conditions définies. La valeur doit être interprétée pour la combinaison précise organisme–antimicrobien et selon la méthode et les règles retenues par le laboratoire; aucune plage de référence universelle n’est attribuée à cette entrée générique.
À quoi sert cet examen
La CMI sert à mesurer in vitro la sensibilité d’une bactérie à un antimicrobien et à évaluer l’activité de nouveaux agents antimicrobiens [s1,s4].
La demande doit préciser l’isolat et l’antimicrobien testés: les méthodes de dilution sont décrites pour une combinaison donnée et les comparaisons de CMI sont faites avec des critères propres à cette combinaison [s2,s5].
Une étude sur des isolats cliniques illustre l’usage de la microdilution en bouillon comme méthode de comparaison avec un système automatisé; ce résultat ne constitue pas une référence générale pour tous les organismes ou antimicrobiens [s2].
Les CMI peuvent fournir une information plus détaillée que la seule catégorisation S/I/R, mais l’interprétation dépend des critères applicables [s2].
Valeurs de référence
Aucune plage de référence numérique adulte universelle n’est attribuable à « CMI par dilution » sans préciser l’organisme, l’antimicrobien, la méthode et le référentiel d’interprétation; les conditions expérimentales peuvent modifier les résultats [s1,s2,s5].
Seuils de décision et gravité
Aucun seuil chiffré générique n’est renseigné ici. L’ECOFF et le breakpoint clinique sont des critères distincts, liés à une combinaison organisme–antimicrobien et à un référentiel; ils ne doivent pas être remplacés par un seuil unique pour cette entrée [s2].
Interprétation
Une CMI plus basse signifie, dans la définition expérimentale, qu’une concentration plus faible de l’antimicrobien a inhibé la croissance visible dans les conditions du test; cela ne suffit pas à attribuer une catégorie clinique sans le critère applicable [s1,s2,s4].
Une CMI plus élevée doit être comparée au critère propre à la combinaison organisme–antimicrobien. Dans l’étude consultée, l’ECOFF distingue les isolats de type sauvage des isolats non sauvages et se distingue du breakpoint clinique [s2].
Une CMI rapportée par un système automatisé peut être limitée par l’intervalle de mesure ou de rendu; la CMI obtenue au laboratoire reste une approximation de la sensibilité de l’isolat et doit être interprétée avec prudence [s2].
Facteurs qui faussent le résultat
Le milieu, les conditions expérimentales, l’inoculum calibré et les souches de contrôle influencent la détermination de la CMI; des souches de contrôle appropriées sont nécessaires pour vérifier les valeurs et comparer des expériences [s5].
La microdilution en bouillon et la dilution en gélose utilisent des configurations différentes; l’étude de standardisation consultée a développé des milieux, des méthodes consensuelles et des paramètres de contrôle qualité pour des mycoplasmes et ureaplasmes précis, ce qui ne constitue pas une plage transposable à tous les organismes [s6].
Le protocole consulté de dilution en gélose ou en bouillon décrit une lecture après une incubation définie de 16–20 heures et précise qu’il s’applique aux bactéries aérobies; ces paramètres sont donc ceux de ce protocole, pas une règle universelle pour toute CMI [s4].
Les différences entre méthodes de diffusion, systèmes automatisés et microdilution peuvent affecter la précision ou la comparabilité du résultat; la méthode effectivement utilisée doit accompagner le compte rendu [s2,s3].
Sources
- Nikol Kadeřábková; Ayesha J. S. Mahmood; Despoina A. I. Mavridou. Antibiotic susceptibility testing using minimum inhibitory concentration (MIC) assays (2024)
- Warren Lowman. Clinical application of Vitek-derived minimum inhibitory concentration values: Proof of concept study (2023)
- Margaret Ming-Chih Ho; Ming-Hui Sun; Wei-Chi Wu. Antibiotic Susceptibility and Minimum Inhibitory Concentration for Stenotrophomonas maltophilia Ocular Infections (2022)
- Irith Wiegand; Kai Hilpert; Robert E. W. Hancock. Agar and broth dilution methods to determine the minimal inhibitory concentration (MIC) of antimicrobial substances (2008)
- Katy Jeannot; Patrick Plésiat. Drug Susceptibility Testing by Dilution Methods (2014)
- Ken B. Waites; Lynn B. Duffy; Cécile Bébéar. Standardized Methods and Quality Control Limits for Agar and Broth Microdilution Susceptibility Testing of Mycoplasma pneumoniae, Mycoplasma hominis, and Ureaplasma urealyticum (2012)