Cortisol libre urinaire
Examen biologique : Fonction rénale et urines. Le cortisol libre urinaire mesuré sur une collecte de 24 heures estime l’excrétion du cortisol non lié et est utilisé comme test de première ligne dans l’exploration d’un hypercortisolisme endogène. Les résultats dépendent de la collecte complète, de la méthode analytique et de l’intervalle de référence propre au laboratoire; des mesures répétées peuvent être nécessaires.
À quoi sert cet examen
Le dosage du cortisol libre urinaire sur 24 heures mesure l’excrétion du cortisol libre et fournit une estimation intégrée de la sécrétion au cours de la journée [s1,s4].
Il fait partie des tests de première ligne utilisés pour rechercher un syndrome de Cushing en cas de suspicion clinique; son résultat s’interprète avec les autres éléments de l’évaluation, et ne constitue pas seul un diagnostic [s1,s4].
Le test nécessite en général la collecte de toutes les urines pendant 24 heures, selon les instructions du laboratoire; la MedlinePlus décrit le début après avoir vidé la vessie sans recueillir cette première urine, la collecte de toutes les mictions suivantes et l’ajout de la miction à l’heure de fin [s3].
Valeurs de référence
| Population et nature du repère [s2] | Cortisol libre urinaire [s2] | Portée [s1,s2] |
|---|---|---|
| Femmes adultes — résultat normal général rapporté [s2] | <45 µg/24 h (<124 nmol/24 h) [s2] | Repère général de MedlinePlus; il ne remplace pas l’intervalle de référence validé pour la méthode et la population du laboratoire exécutant [s1,s2]. |
| Hommes adultes — résultat normal général rapporté [s2] | <60 µg/24 h (<165 nmol/24 h) [s2] | Repère général de MedlinePlus; les limites de référence sont dépendantes de la méthode et le laboratoire exécutant fait foi [s1,s2]. |
Les limites publiées ci-dessus sont rapportées comme repères généraux de MedlinePlus, et non comme intervalle universel. Les méthodes immunologiques et la spectrométrie de masse peuvent donner des résultats et des limites de référence différents; l’intervalle du laboratoire exécutant, établi pour sa méthode, fait foi [s1,s2,s6].
Interprétation
Une excrétion urinaire de cortisol faussement basse peut être observée en cas d’insuffisance rénale; la recommandation de l’Endocrine Society signale cette limite lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 60 mL/min [s1].
Un résultat normal n’exclut pas toujours un hypercortisolisme léger ou cyclique; les fluctuations de la sécrétion peuvent justifier des mesures répétées [s1,s4,s5].
Une excrétion au-dessus de la limite supérieure de référence peut être compatible avec une sécrétion excessive de cortisol, mais ne suffit pas seule à établir un diagnostic [s1,s4].
Une collecte dépassant la durée prévue ou un apport hydrique excessif, notamment supérieur à 5 L/jour, peut produire un résultat faussement élevé [s1].
Certains immunodosages peuvent surestimer le cortisol urinaire par réactivité croisée avec des métabolites stéroïdiens ou certains glucocorticoïdes synthétiques; l’ampleur dépend de la méthode [s4,s6].
Facteurs qui faussent le résultat
La collecte doit être complète et respecter la durée prescrite; la recommandation Endocrine Society indique qu’au moins deux collectes urinaires sont recommandées pour tenir compte de la variabilité biologique [s1].
Pour le protocole décrit par MedlinePlus, la première urine est éliminée au début, toutes les urines suivantes sont recueillies pendant 24 heures, le récipient est conservé au froid selon les instructions et la dernière miction est ajoutée à l’heure de fin [s3].
Le cortisol libre urinaire varie d’un prélèvement à l’autre; une étude menée chez des patients ayant une maladie de Cushing a rapporté une variabilité intra-individuelle de 52 % à partir de quatre collectes, dans cette population et avec la méthode étudiée [s5].
Les immunodosages peuvent présenter un biais positif variable par réactivité croisée; la spectrométrie de masse est plus spécifique analytiquement, et les résultats ainsi que les intervalles de référence restent dépendants de la méthode [s4,s6].
Le stress, la grossesse, l’exercice et certains médicaments, dont les contraceptifs oraux, peuvent modifier l’interprétation des tests de cortisol selon MedlinePlus; signaler les traitements et suivre les consignes du laboratoire [s3].
Sources
- Rhonda Gilbert ; Ee Mun Lim. The Diagnosis of Cushing’s Syndrome: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline (2008)
- MedlinePlus Medical Encyclopedia. Cortisol urine test: MedlinePlus Medical Encyclopedia (2025)
- MedlinePlus. Cortisol Test: MedlinePlus Medical Test (2026)
- Hershel Raff ; Richard J. Auchus ; James W. Findling ; Lynnette K. Nieman. Urine Free Cortisol in the Diagnosis of Cushing’s Syndrome: Is It Worth Doing and, If So, How? (2015)
- Stefan Petersenn et al.. High variability in baseline urinary free cortisol values in patients with Cushing’s disease (2014)
- Gregori Casals ; Felicia Alexandra Hanzu. Cortisol Measurements in Cushing’s Syndrome: Immunoassay or Mass Spectrometry? (2020)