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Culture de prélèvement cutané

Examen biologique : Microbiologie bactérienne. La culture bactérienne d’un prélèvement cutané met en culture un échantillon provenant de la peau ou d’une plaie afin de rechercher et d’identifier des bactéries. Pour une plaie, l’interprétation dépend du site, du type de prélèvement, de la qualité préanalytique et du contexte clinique; une culture superficielle peut refléter la colonisation plutôt qu’un processus profond.

À quoi sert cet examen

La culture est utilisée pour rechercher une infection bactérienne dans une plaie ouverte ou une brûlure et, lorsqu’une bactérie est retrouvée, pour aider à déterminer son type. [s1]

Les cultures de prélèvements cutanés, d’aspirats, de biopsies ou d’écouvillons ne sont pas recommandées systématiquement pour les cellulites; l’IDSA indique de les envisager notamment en cas de chimiothérapie pour cancer, de neutropénie, d’immunodéficience cellulaire sévère, de blessure par immersion ou de morsure animale. [s4]

Pour les plaies, un prélèvement est surtout pertinent lorsque la plaie présente des signes cliniques d’infection, se détériore ou ne cicatrise pas; la soumission indiscriminée d’un prélèvement superficiel peut fournir une information inutile et favoriser une interprétation inappropriée. [s3]

Valeurs de référence

Élément [s1]Résultat attendu ou portée [s1]
Culture de prélèvement cutané [s1]Aucune plage de référence chiffrée n’est applicable à cette culture; le résultat rapporte les microorganismes isolés et identifiés, selon le type de prélèvement et la méthode du laboratoire. [s1]
Compte rendu sans bactérie identifiée [s1,s5]Une absence de bactérie doit être interprétée avec la qualité et la quantité du prélèvement: à la coloration de Gram, l’absence de bactérie peut correspondre à une absence de bactérie ou à une quantité insuffisante dans l’échantillon. [s5]

Le laboratoire fait foi pour le type d’échantillon, la méthode de culture, les conditions de transport et la qualification des microorganismes; aucune valeur de référence numérique ni aucun seuil critique n’a été identifié dans les sources consultées. [s1,s2]

Interprétation

Lorsqu’aucune bactérie n’est visible à la coloration de Gram, cela peut correspondre à l’absence de bactérie ou à une quantité insuffisante dans l’échantillon; ce résultat ne remplace pas l’interprétation de la culture et du contexte de prélèvement. [s5]

La mise en évidence de bactéries considérées comme nuisibles dans l’échantillon est généralement compatible avec une infection selon MedlinePlus; le test peut aussi être suivi d’une étude de sensibilité aux antimicrobiens, sans que la culture seule établisse à elle seule la cause clinique. [s1]

Une culture polymicrobienne ou la présence de microorganismes commensaux ne permet pas, à elle seule, de conclure à une infection: la colonisation des plaies est souvent polymicrobienne et l’interprétation doit intégrer le tissu, l’hôte et les signes cliniques. [s3]

Facteurs qui faussent le résultat

Les écouvillons superficiels recueillent parfois des contaminants de surface qui ne représentent pas les microorganismes infectants profonds; le tissu profond obtenu après nettoyage et débridement est considéré comme plus utile, mais il est invasif et peut être douloureux. [s2,s3]

Les techniques d’écouvillonnage, les matériaux et l’humidification varient; la concordance avec une biopsie profonde a été observée dans certaines études mais pas dans d’autres, ce qui limite la comparabilité des résultats. [s2]

Le prélèvement doit être transféré rapidement dans un milieu approprié et conservé de façon à préserver les espèces bactériennes; un délai, un dispositif inadapté, une fuite ou un transport incorrect peuvent compromettre l’acceptation ou l’interprétation de l’échantillon. [s2]

La présence de colonisation, la profondeur de la plaie, la nécrose, l’hypoxie, l’ischémie et l’état de la réponse immunitaire peuvent modifier la flore retrouvée et la signification clinique du résultat. [s3]

Sources

  1. MedlinePlus. Bacteria Culture Test (2024)
  2. Sarah Ramsay; Linda Cowan; Jeffrey M. Davidson; Lillian Nanney; Gregory Schultz. Wound samples: moving towards a standardised method of collection and analysis (2015)
  3. P. G. Bowler; B. I. Duerden; D. G. Armstrong. Wound Microbiology and Associated Approaches to Wound Management (2001)
  4. Dennis L. Stevens; Alan L. Bisno; Henry F. Chambers; E. Patchen Dellinger; Ellie J. C. Goldstein; Sherwood L. Gorbach; Jan V. Hirschmann; Sheldon L. Kaplan; Jose G. Montoya; James C. Wade. Practice Guidelines for the Diagnosis and Management of Skin and Soft Tissue Infections: 2014 Update by the Infectious Diseases Society of America (2014)
  5. MedlinePlus. Gram Stain (2024)