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Culture fongique

Examen biologique : Parasitologie et mycologie. La culture fongique met en culture un échantillon provenant du site où un champignon peut se développer afin de documenter une croissance et d’identifier le champignon lorsque cela est possible. Les matrices documentées varient selon le site infecté et comprennent notamment peau, ongle, sang, urine, liquides biologiques et expectoration. Le résultat est nominal et le délai peut s’étendre sur plusieurs jours ou semaines pour les champignons à croissance lente.

À quoi sert cet examen

La culture fongique aide à diagnostiquer les infections fongiques [s1].

Le type d’échantillon dépend de la partie du corps atteinte; la page du test documente des prélèvements cutanés, sanguins, urinaires ou d’autres liquides biologiques [s1].

Pour une infection à levures, une culture fongique peut être nécessaire lorsque l’examen microscopique de l’échantillon ne fournit pas assez de cellules pour retrouver l’infection [s2].

Dans le consensus consacré aux mycoses tropicales négligées, la culture fait partie des examens importants pour confirmer le mycétome et la chromoblastomycose dans un laboratoire équipé; pour la sporotrichose, la culture est le test courant excepté de la mauvaise sensibilité rapportée pour les autres tests largement disponibles [s5].

Valeurs de référence

Le résultat attendu est nominal: présence ou identification d’un champignon par culture; le code LOINC 570-2 décrit ce résultat sur liquide biologique [s3].

Facteurs qui faussent le résultat

Pour une atteinte fongique cutanée, le CDC a rapporté qu’un écouvillon cutané superficiel utilisé à la place d’une biopsie ou d’une raclure cutanée a participé à un pseudo-cluster; les écouvillons étaient contaminés par une solution saline provenant de flacons réutilisés [s6].

Pour les mycoses systémiques, un seul prélèvement associé à une seule méthode, surtout si le résultat est négatif, n’est pas toujours concluant; l’article recommande l’emploi concomitant de la culture et de méthodes non culturales dans ce contexte [s7].

Certains champignons croissent lentement au laboratoire, ce qui peut retarder le résultat de plusieurs jours ou semaines [s1,s2].

Pour les laboratoires qui cultivent des champignons filamenteux, le CDC décrit l’importance d’une organisation de mycologie adaptée et d’un accès direct à une enceinte de sécurité biologique de classe II; la plupart des travaux diagnostiques de mycologie peuvent être réalisés dans un laboratoire de niveau de biosécurité 2 [s4].

Sources

  1. MedlinePlus, U.S. National Library of Medicine. Fungal Culture Test (2026)
  2. MedlinePlus, U.S. National Library of Medicine. Yeast Infection Tests (2026)
  3. LOINC, Regenstrief Institute. LOINC 570-2 Fungus identified in Body fluid by Culture (2026)
  4. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Guidelines for Safe Work Practices in Human and Animal Medical Diagnostic Laboratories (2026)
  5. Roderick Hay, David W Denning, Alexandro Bonifaz, Flavio Queiroz-Telles, Karlyn Beer, Beatriz Bustamante, Arunaloke Chakrabarti, Maria de Guadalupe Chavez-Lopez, Tom Chiller, Muriel Cornet, Roberto Estrada, Guadalupe Estrada-Chavez, Ahmed Fahal, Beatriz L Gomez, Ruoyu Li, Yesholata Mahabeer, Anisa Mosam, Lala Soavina Ramarozatovo, Mala Rakoto Andrianarivelo, Fahafahantsoa Rapelanoro Rabenja, et al.. The Diagnosis of Fungal Neglected Tropical Diseases (Fungal NTDs) and the Role of Investigation and Laboratory Tests: An Expert Consensus Report (2019)
  6. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Pseudo-Outbreak of Purpureocillium lilacinum Skin Infections at a Dermatology Clinic — Washington, 2024 (2026)
  7. Kaufman L. Laboratory methods for the diagnosis and confirmation of systemic mycoses (1992)