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Dopamine plasmatique

Examen biologique : Endocrinologie et hormones. Le dosage de dopamine plasmatique quantifie une catécholamine circulante; les études disponibles montrent une forte dépendance à la méthode analytique et des concentrations basales faibles, parfois non détectables. Une valeur isolée ne constitue pas un diagnostic; l’intervalle validé par la méthode et le laboratoire prévaut, et les métanéphrines plasmatiques libres ou urinaires fractionnées sont les tests privilégiés lorsqu’une tumeur chromaffine est étudiée.

À quoi sert cet examen

Le dosage mesure la dopamine circulante dans le cadre d’études de physiologie des catécholamines et de situations où une sécrétion dopaminergique est spécifiquement envisagée. [s2,s3,s5]

Les concentrations plasmatiques basales peuvent être inférieures à la sensibilité analytique; l’interprétation dépend donc de la méthode et de sa limite de détection. [s2,s3,s4]

Pour l’exploration biochimique des phéochromocytomes et paragangliomes, la recommandation de l’Endocrine Society privilégie les métanéphrines plasmatiques libres ou urinaires fractionnées plutôt que le dosage isolé des catécholamines directes. [s6]

Une revue de cas indique que le dosage de dopamine sérique ou urinaire peut être recherché lorsqu’une tumeur sécrétant principalement de la dopamine est envisagée; cette donnée ne transforme pas le dosage en diagnostic autonome. [s5]

Valeurs de référence

Les résultats publiés divergent selon l’année, la méthode, la limite de détection et la population; ils ne constituent pas un intervalle universel. L’intervalle de référence validé par la méthode et le laboratoire qui réalise l’analyse prévaut. [s1,s2,s3,s4]

Population et analyteValeur observéeContexte et méthode
Adultes normotendus, dopamine plasmatique [s2]33 ± 8,1 pg/mL [s2]13 sujets normaux; dosage radioenzymatique; l’article précise que la détermination de dopamine était de fiabilité limitée en raison de blancs relativement élevés et de corrections nécessaires. [s2]
Hommes et femmes sains, dopamine plasmatique [s3]Inférieure à la sensibilité du dosage chez 31 sujets; 85 ± 7 pg/mL chez les sujets restants [s3]19 hommes et 22 femmes; méthode radioenzymatique; sensibilité minimale annoncée de 42 pg/mL pour la dopamine. [s3]
Adultes sains, dopamine plasmatique [s4]Habituellement <0,2 nmol/L; non quantifiée [s4]Étude d’une méthode automatisée de catécholamines plasmatiques; échantillon de 740 µL; limite de détection de 0,05 nmol/L pour les catécholamines; la dopamine était habituellement sous 0,2 nmol/L. [s4]

Une étude analytique récente a établi des intervalles de référence pour les catécholamines plasmatiques, dont la dopamine, chez 115 individus sains par LC-MS/MS après dérivatisation en matrice; la valeur numérique exacte de l’intervalle de dopamine n’est pas reprise ici faute de lecture vérifiable du tableau complet dans cette session. [s1]

Interprétation

Une dopamine plasmatique plus basse ou non détectable est compatible avec les concentrations basales faibles observées chez des sujets sains; dans l’étude de stress, 31 des 41 sujets normaux étaient sous la sensibilité du dosage. [s3]

Dans l’étude de comparaison analytique, la dopamine était habituellement <0,2 nmol/L et n’a pas été quantifiée; ce résultat illustre une limite analytique et ne définit pas à lui seul une anomalie biologique. [s4]

Lors d’une hypoglycémie induite par l’insuline chez des volontaires sains, l’augmentation maximale moyenne de dopamine était de 62 ± 22 pg/mL; elle était inférieure aux augmentations moyennes d’adrénaline et de noradrénaline rapportées dans le même protocole. [s3]

Dans une série de patients hémodialysés avec phéochromocytome, la dopamine plasmatique était de 148 pg/mL, alors que l’intervalle de référence du laboratoire était 50–100 pg/mL; cette observation de cas ne remplace pas un intervalle de référence général. [s7]

Facteurs qui faussent le résultat

La méthode analytique et sa sensibilité influencent fortement le résultat: une étude rapporte une sensibilité minimale de 42 pg/mL et une autre décrit une dopamine habituellement <0,2 nmol/L et non quantifiée. [s3,s4]

Les concentrations basales de dopamine peuvent être sous la limite de détection, comme observé chez 31 des 41 sujets normaux d’une étude radioenzymatique; tout résultat doit donc être lu avec la limite de détection et la limite de quantification du laboratoire. [s3]

L’étude LC-MS/MS avec dérivatisation en matrice rapporte une validation selon des recommandations internationales, une amélioration de la sensibilité et l’établissement d’intervalles chez 115 sujets sains; la comparabilité avec une méthode HPLC électrochimique était imparfaite, ce qui justifie de ne pas transférer une plage d’une méthode à une autre. [s1]

Pour les explorations liées aux tumeurs chromaffines, les facteurs préanalytiques et les médicaments peuvent modifier les résultats des métanéphrines; la recommandation retenue privilégie les métanéphrines plasmatiques libres ou urinaires fractionnées et leur interprétation selon le protocole du laboratoire. [s6]

Sources

  1. Martijn van Faassen; Rainer Bischoff; Karin Eijkelenkamp; et al.. In Matrix Derivatization Combined with LC-MS/MS Results in Ultrasensitive Quantification of Plasma Free Metanephrines and Catecholamines (2020)
  2. Virginia K. Weise; Irwin J. Kopin. Assay of catecholamines in human plasma: Studies of a single isotope radioenzymatic procedure (1976)
  3. Paul D. Woolf; Emmanuel S. Akowuah; Louyse Lee; Mary Kelly; John Feibel. Evaluation of the Dopamine Response to Stress in Man (1983)
  4. John Dutton; Andrew J. Hodgkinson; George A. Hutchinson. Evaluation of a new method for the analysis of free catecholamines in plasma using automated sample trace enrichment with dialysis and HPLC (1999)
  5. Luc Dubois; Daryl Gray. Dopamine-secreting Pheochromocytomas: In Search of a Syndrome (2005)
  6. Jacques W.M. Lenders; Quan-Yang Duh; Anne-Paule Gimenez-Roqueplo; et al.. Pheochromocytoma and Paraganglioma: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline (2014)
  7. B. Vantomme; J. Donck; Simon van Hooland; et al.. Diagnosis of pheochromocytoma in a hemodialysis patient through measurement of plasma catecholamines (2016)