Examen mycologique direct
Examen biologique : Parasitologie et mycologie. Examen qualitatif par microscopie directe d’un prélèvement mycologique; une préparation à l’hydroxyde de potassium rend les éléments fongiques plus visibles dans le matériel clinique. La préparation KOH d’un prélèvement cutané est utilisée pour rechercher un champignon; le résultat attendu en situation normale est l’absence de champignon dans le prélèvement. La microscopie KOH peut confirmer la présence d’éléments compatibles avec une dermatophytie, mais n’identifie pas l’espèce causale.
À quoi sert cet examen
La microscopie d’une préparation KOH de squames cutanées, de raclures unguéales ou de cheveux lâches est utile pour rechercher une infection fongique [s1].
Le KOH dissout des composants cellulaires de l’hôte et des débris, ce qui facilite l’observation des éléments fongiques; la méthode recherche notamment des champignons ou des levures [s2,s4].
Dans la dermatophytie, l’examen direct est habituellement réalisé avec un réactif clarifiant tel que le KOH; des colorants ou fluorochromes peuvent augmenter la sensibilité, tandis que l’examen direct ne permet pas une identification précise au niveau de l’espèce [s6].
La préparation KOH sur raclures cutanées peut confirmer une dermatophytie, mais ne permet pas d’identifier l’espèce responsable [s8].
Valeurs de référence
Résultat attendu pour cet examen qualitatif : absence de champignon dans le prélèvement [s3].
Interprétation
Résultat positif documenté : champignon présent dans le prélèvement [s3].
La lecture vise la présence d’éléments fongiques dans le matériel traité par KOH; l’observation positive doit être rapportée comme un résultat microscopique et ne fournit pas à elle seule l’identification de l’espèce [s2,s4,s8].
Facteurs qui faussent le résultat
La qualité de l’échantillonnage dépend de la localisation et des caractéristiques de la lésion [s6].
Un traitement antifongique antérieur peut réduire le rendement diagnostique; lorsque cela est faisable, le prélèvement doit précéder ce traitement [s8].
Le manuel CDC décrit une préparation non vaginale avec 10 % KOH; les raclures unguéales peuvent nécessiter 20 % KOH, et le temps de digestion varie de 5 à 30 minutes selon le prélèvement et l’épaisseur des fragments [s2].
La lame est balayée à faible grossissement 10X, les objets sont examinés à 40X et au moins 10 champs sont lus selon la procédure CDC [s2].
Dans une étude consacrée à l’onychomycose, la sensibilité de la microscopie directe KOH était de 73,8 % pour les dermatophytes et de 67,2 % pour les champignons non dermatophytes dont l’étiologie était prouvée; l’association KOH-culture atteignait 83,9 % dans cette étude de prélèvements unguéaux [s5].
Un audit de laboratoires britanniques a rapporté une variation des techniques de microscopie et de leur standardisation; les prélèvements dermatologiques reçus étaient surtout unguéaux, puis cutanés et pileux [s7].
Sources
- National Library of Medicine, NCBI Bookshelf. Microbial Infections of Skin and Nails (2026)
- Centers for Disease Control and Prevention. Provider Performed Microscopy Procedures (2025)
- MedlinePlus, National Library of Medicine. Skin lesion KOH exam (2025)
- Regenstrief Institute, LOINC Committee. LOINC 55303-2: Fungus [Presence] in Skin by KOH preparation (2026)
- R. C. Summerbell et al.. Onychomycosis: a critical study of techniques and criteria for confirming the etiologic significance of nondermatophytes (2005)
- Raymond Robert; Marc Pihet. Conventional methods for the diagnosis of dermatophytosis (2008)
- G. Lasseter et al.; HPA GP Microbiology Laboratory Use Group. Developing best practice for fungal specimen management: audit of UK microbiology laboratories (2011)
- Centers for Disease Control and Prevention. Clinical Overview of TMVII | Ringworm (2026)