Africa Medical DataUne plateforme de santé pour tous

Examen parasitologique des selles direct

Examen biologique : Parasitologie et mycologie. L’examen parasitologique direct des selles recherche au microscope des parasites intestinaux et leurs œufs dans un échantillon de selles. Il est utilisé lorsque les signes ou le contexte évoquent une parasitose intestinale; le résultat doit être interprété avec la méthode, la qualité du prélèvement et le contexte clinique, sans constituer à lui seul un diagnostic dans cette fiche.

À quoi sert cet examen

Rechercher au microscope des parasites intestinaux et leurs œufs dans les selles; le test est aussi appelé O&P [s1].

L’examen peut être demandé en présence de diarrhée, selles liquides, crampes, flatulences ou autres symptômes abdominaux compatibles avec une infection intestinale [s2].

Les situations qui renforcent l’intérêt de l’examen comprennent des symptômes persistants, du sang ou du mucus dans les selles, une déshydratation ou une immunodépression, ainsi qu’une exposition possible par eau, voyage ou contact [s1].

Le test peut aussi contribuer à évaluer la réponse après une prise en charge d’une parasitose, mais la présence d’un parasite n’établit pas nécessairement qu’il explique les symptômes [s1,s4].

Valeurs de référence

Résultat attendu : aucun parasite ni œuf détecté dans l’échantillon; ce résultat est rendu comme négatif ou normal lorsque la recherche ne met pas de parasite ou d’œuf en évidence [s1].

Aucun intervalle de référence chiffré adulte n’est applicable à cet examen qualitatif dans les sources consultées; le laboratoire fait foi pour la méthode et le libellé du résultat [s1,s2,s3].

Résultat attendu : aucun parasite ni œuf détecté; aucune valeur de référence spécifique à une population africaine n’est fournie dans les sources consultées [s1,s2,s3].

Les données de positivité issues d’une étude particulière ne doivent pas être transformées en intervalle de référence ni remplacer la procédure du laboratoire [s6].

Résultat attendu : aucun parasite ni œuf détecté dans l’échantillon; aucun intervalle pédiatrique chiffré n’est applicable à cet examen qualitatif [s1,s2].

Aucun seuil ou intervalle pédiatrique spécifique n’est fourni par les sources consultées; les conditions de prélèvement et la méthode du laboratoire font foi [s1,s3].

Seuils de décision et gravité

Aucun seuil critique, seuil de décision ou valeur numérique de positivité n’est fourni pour l’examen direct des selles dans les sources consultées; le résultat est qualitatif, détecté ou non détecté [s1,s2,s5].

Interprétation

Un résultat négatif signifie qu’aucun parasite ni œuf n’a été trouvé dans l’échantillon examiné; il peut aussi refléter une quantité insuffisante de parasites pour être détectée [s1].

L’excrétion peut être intermittente; plusieurs prélèvements recueillis à des jours distincts augmentent la chance de détection par rapport à un seul prélèvement [s1,s2,s4].

Dans une étude rétrospective menée en contexte de forte prévalence, le premier prélèvement était suffisant dans 75,9 % des 373 situations analysées et deux prélèvements portaient la sensibilité à 92 % (343 sur 373); ces chiffres ne sont pas un intervalle de référence et ne sont pas nécessairement transposables à toutes les populations [s6].

Un résultat positif signifie qu’un parasite et/ou un œuf a été observé dans l’échantillon; le compte rendu peut préciser le type de parasite et la quantité observée selon la méthode utilisée [s1].

L’identification d’un parasite ne prouve pas à elle seule qu’il est responsable de tous les symptômes; une co-infection ou une autre cause peut devoir être considérée selon l’épidémiologie et le contexte [s4].

La recherche de Cryptosporidium peut nécessiter une concentration et des colorations spéciales, car les procédures usuelles de recherche d’œufs et de parasites ne le détectent généralement pas [s4].

Facteurs qui faussent le résultat

Le prélèvement doit être recueilli dans un récipient propre et sec, sans contact avec urine, eau des toilettes ou papier toilette; le récipient doit être identifié avec le nom, la date et l’heure, fermé hermétiquement puis remis selon les instructions du laboratoire [s1].

Un échantillon liquide doit être examiné dans les 30 minutes suivant l’émission et un échantillon pâteux dans l’heure suivant l’émission pour préserver l’observation des trophozoïtes; un échantillon formé peut être conservé jusqu’à un jour, avec réfrigération nocturne si nécessaire [s3].

Si l’examen frais est retardé, la conservation est nécessaire pour éviter la désintégration des trophozoïtes; les selles non conservées doivent être réfrigérées et non congelées jusqu’à leur remise au laboratoire [s2,s3].

La concentration sépare les parasites des débris et augmente la probabilité de détection lorsqu’ils sont peu nombreux; la flottation peut faire s’affaisser certaines parois d’œufs ou de kystes et certains œufs ne flottent pas, tandis que la sédimentation est recommandée pour les laboratoires de diagnostic général car elle est plus simple et moins sujette aux erreurs techniques [s3].

Le CDC recommande d’examiner au moins trois échantillons de selles recueillis des jours différents; dans une étude à forte prévalence, deux échantillons ont atteint une sensibilité de 92 % et le troisième a ajouté une information dans 8 % des 373 occasions analysées [s2,s6].

Des colorations ou tests ciblés peuvent être nécessaires pour des parasites qui ne sont pas inclus dans le dépistage de routine; le clinicien doit signaler au laboratoire une suspicion particulière lorsque cela conditionne la méthode [s2,s4].

Les sources consultées ne documentent pas d’interférence médicamenteuse, de condition de grossesse, de seuil critique ou de délai universel de rendu pour cet examen; ces éléments sont donc non disponibles ici et dépendent du laboratoire [s1,s2,s3].

Sources

  1. National Library of Medicine. Ova and Parasite Test (2023)
  2. Centers for Disease Control and Prevention. Diagnosis of Parasitic Diseases (2024)
  3. Centers for Disease Control and Prevention. Stool Specimens – Specimen Processing (2026)
  4. Meyer EA. Other Intestinal Protozoa and Trichomonas Vaginalis (1996)
  5. Regenstrief Institute, LOINC Committee. Ova and parasites identified in Stool by Light microscopy--3rd specimen, LOINC 13320-7 (2026)
  6. Cartwright CP. Utility of multiple-stool-specimen ova and parasite examinations in a high-prevalence setting (1999)