Identification de l'espèce de Plasmodium
Examen biologique : Parasitologie et mycologie. Cet examen recherche des parasites du genre Plasmodium dans le sang et vise à rapporter l'espèce lorsqu'elle peut être déterminée par la morphologie ou une méthode moléculaire. La goutte épaisse sert surtout à détecter les parasites, tandis que le frottis mince est généralement le support de l'identification au niveau de l'espèce; une PCR peut aider lorsque la morphologie est ambiguë. Il s'agit d'un examen qualitatif : le compte rendu attendu est une espèce identifiée, une infection mixte si elle est observée, ou l'absence de parasite observé, sans intervalle numérique de référence.
À quoi sert cet examen
L'examen confirme la présence de Plasmodium dans le sang et cherche à différencier les espèces humaines, notamment P. falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae; l'OMS indique aussi que P. knowlesi peut infecter l'être humain. [s1,s2]
L'OMS recommande de confirmer les cas suspects de paludisme par un test fondé sur la détection du parasite, par microscopie ou test diagnostique rapide; l'identification d'espèce apporte une information supplémentaire lorsque la microscopie ou une méthode moléculaire le permet. [s1,s3]
La microscopie des frottis sanguins reste la méthode de référence de confirmation de laboratoire dans la page CDC consultée : la goutte épaisse concentre les parasites pour leur détection, et le frottis mince est examiné pour la détermination d'espèce. [s2,s3,s5]
La PCR peut aider à identifier l'espèce lorsque la morphologie se chevauche, notamment entre P. vivax et P. ovale, lorsque le traitement ou la conservation a altéré les formes parasitaires, ou lorsque la densité parasitaire est inférieure à la détection du frottis. [s2,s6]
Dans une étude de voyageurs revenant d'Italie, l'abstract PubMed rapportait que la nested-PCR avait détecté des espèces différentes de celles vues par microscopie dans 11 cas et ajouté une espèce non observée en microscopie dans 4 de ces 11 cas; cette observation concerne cette population étudiée et ne constitue pas une performance générale. [s8]
Valeurs de référence
| Compte rendu qualitatif [s2,s3] | Résultat attendu ou limite [s2,s3,s5] |
|---|---|
| Plasmodium détecté; espèce identifiée [s2,s3] | Espèce de Plasmodium rapportée selon les critères morphologiques ou la méthode moléculaire utilisée; une infection mixte peut être signalée si plusieurs espèces sont observées. [s2,s5,s6] |
| Plasmodium détecté; espèce non déterminée [s2,s6] | Présence observée mais identification morphologique insuffisante; une confirmation moléculaire peut être utile lorsque l'espèce ne peut pas être différenciée. [s2,s6] |
| Aucun parasite observé [s3,s5] | Résultat négatif au moment et avec la méthode de l'examen; un résultat négatif n'exclut pas toutes les situations de paludisme si la densité est faible ou fluctuante. [s3,s4,s5] |
Aucun intervalle numérique de référence ne s'applique à cette identification qualitative; le laboratoire fait foi pour la méthode, la qualité du frottis et la population examinée. [s2,s3,s5]
La fiche OMS indique que P. falciparum est le parasite du paludisme le plus prévalent sur le continent africain; cette information épidémiologique ne remplace pas l'identification de l'espèce chez une personne donnée et ne constitue pas une valeur de référence. [s1]
Non disponible : les sources consultées ne donnent pas de tableau pédiatrique distinct pour le résultat qualitatif d'identification d'espèce; le compte rendu dépend du prélèvement, de la méthode et de la qualité de lecture. [s2,s3,s5]
Seuils de décision et gravité
Pour appeler une goutte épaisse « aucun parasite trouvé », la page CDC rapportant la recommandation OMS indique de lire au moins 100 champs contenant chacun environ 20 leucocytes; avec une numération moyenne de 8 000 leucocytes/µL, le seuil de sensibilité correspondant est de 4 parasites/µL. Des densités plus faibles peuvent être symptomatiques chez les personnes non immunes. [s5]
Lorsque la suspicion persiste malgré un premier frottis négatif, le CDC recommande de répéter les frottis toutes les 12–24 heures pour un total de 3 séries avant de pouvoir écarter le paludisme; la procédure DPDx de prélèvement indique, dans un autre cadre, des prélèvements répétés toutes les 8–12 heures pendant 2–3 jours. Ces intervalles ne doivent pas être confondus : le protocole local et le contexte clinique déterminent la conduite. [s3,s4]
Interprétation
Non applicable : cet examen ne fournit pas une concentration interprétée comme « diminuée »; il rapporte une détection, une absence de détection et, si possible, une espèce. [s2,s3,s5]
Non applicable : cet examen ne fournit pas une concentration interprétée comme « augmentée »; une infection mixte ou une espèce identifiée doit être décrite textuellement dans le compte rendu. [s2,s5,s6]
Facteurs qui faussent le résultat
Un prélèvement réalisé après le début du traitement antiparasitaire peut réduire la valeur de la recherche; lorsque cela est possible, le sang doit être prélevé avant le traitement. [s4,s6]
La parasitémie peut fluctuer; un prélèvement unique peut donc manquer des parasites, ce qui justifie des frottis répétés lorsque le contexte le demande. [s3,s4]
Pour la microscopie, le sang doit être étalé en goutte épaisse ou frottis mince et coloré avec une coloration appropriée, notamment Giemsa ou Wright-Giemsa; la goutte épaisse et le frottis mince n'ont pas le même objectif analytique. [s2,s3,s5]
L'anticoagulant d'un prélèvement veineux peut modifier la morphologie parasitaire et les caractéristiques de coloration, et les délais excessifs avant la réalisation des frottis peuvent aggraver ce problème; le sang capillaire peut alors être préférable. [s4]
Une mauvaise conservation ou l'altération des formes parasitaires par un traitement peut rendre la différenciation morphologique difficile; une PCR de confirmation peut alors être utile. [s2,s6]
Les espèces dont la morphologie se chevauche, en particulier P. vivax et P. ovale, peuvent ne pas être distinguées de façon fiable par la morphologie seule; une méthode moléculaire peut clarifier l'espèce. [s2,s6]
Aucune interférence spécifique du jeûne, de la grossesse ou d'un médicament non antiparasitaire n'a été suffisamment documentée dans les sources consultées pour cette fiche; donnée non disponible. [s3,s4,s7]
Sources
- World Health Organization (WHO). Malaria (2026)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC), DPDx. Malaria (2026)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Malaria Diagnostic Tests (2024)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC), DPDx. Blood Specimens—Specimen Collection (2020)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC), DPDx. Blood Specimens—Microscopic Examination (2020)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC), DPDx. Blood Specimens—Molecular Diagnosis (2020)
- MedlinePlus, U.S. National Library of Medicine. Blood Smear (2026)
- Paglia MG, Vairo F, Bevilacqua N, Ghirga P, Narciso P, Severini C, Nicastri E. Molecular diagnosis and species identification of imported malaria in returning travellers in Italy (2012)