IgG dengue
Examen biologique : Virologie et infections virales. La recherche des anticorps dengue s’inscrit dans la confirmation biologique d’une infection suspectée; le choix de la méthode dépend notamment du stade de l’infection, du type d’échantillon, de la prévalence locale, d’une exposition antérieure à la dengue ou à d’autres orthoflavivirus et du statut vaccinal. Les IgG apparaissent quelques jours après le début des symptômes et restent détectables indéfiniment; une IgG positive ne distingue donc pas à elle seule une infection actuelle d’une infection antérieure.
À quoi sert cet examen
Les tests d’anticorps recherchent dans le sang les protéines produites par le système immunitaire pour combattre le virus; ils sont utilisés chez les personnes présentant des symptômes compatibles et ayant séjourné dans une zone où la dengue circule [s4].
La confirmation biologique est importante parce que le diagnostic clinique seul est insuffisant en raison du chevauchement des symptômes avec d’autres maladies [s1].
Le choix du test doit tenir compte du stade de l’infection, du type d’échantillon, de la prévalence régionale, d’une exposition antérieure à la dengue ou à d’autres orthoflavivirus et du statut vaccinal; il n’existe pas d’algorithme diagnostique universel [s1].
L’OMS décrit les diagnostics de laboratoire comme essentiels à la prise en charge et présente plusieurs familles de méthodes, dont les tests d’amplification des acides nucléiques, les ELISA et les tests rapides [s2].
Les lignes directrices OMS/TDR consacrent un volet au diagnostic de laboratoire et aux tests diagnostiques de la dengue [s5].
Valeurs de référence
| Type de rendu [s4] | Résultat attendu [s4] |
|---|---|
| Examen qualitatif IgG dengue [s4] | Positif/détecté ou négatif/non détecté; selon le test, le compte rendu peut aussi fournir une mesure des anticorps [s4]. |
| Référence biologique [s4] | Le laboratoire fait foi pour la méthode, le réactif et le mode de rendu; aucun intervalle numérique général n’est fourni par les sources consultées [s1,s3,s4]. |
Valeur ou seuil de référence spécifique à une population d’Afrique : non disponible dans les sources consultées [s1,s2,s3,s4].
Valeur ou seuil de référence pédiatrique spécifique : non disponible dans les sources consultées [s1,s3,s4].
Seuils de décision et gravité
Seuil décisionnel ou seuil critique chiffré : non disponible dans les sources consultées; aucun seuil n’est fabriqué [s1,s3,s4,s6].
Interprétation
Un résultat négatif signifie qu’aucun anticorps dengue n’a été trouvé dans l’échantillon [s4].
Un résultat négatif peut survenir si le prélèvement a été réalisé avant que l’organisme ait produit suffisamment d’anticorps; un nouveau test après quelques jours peut alors être demandé selon le contexte clinique [s4].
Un résultat positif signifie que des anticorps dirigés contre le virus dengue ont été trouvés; des examens complémentaires peuvent être nécessaires car des anticorps dirigés contre d’autres virus transmis par les moustiques, notamment Zika, peuvent réagir avec le test [s4].
Lors d’une infection primaire, les IgG apparaissent quelques jours après le début des symptômes et restent détectables indéfiniment [s3].
Lors d’une infection dengue ultérieure, la réponse décrite comprend une augmentation rapide des titres d’IgG, avec des IgM plus faibles ou indétectables [s3].
Une IgG détectée n’établit pas à elle seule qu’une infection dengue est actuelle, car la persistance des IgG et la réactivité croisée peuvent empêcher de distinguer une infection présente d’une infection passée [s3].
Facteurs qui faussent le résultat
Prélèvement : sang recueilli par ponction veineuse; aucune préparation particulière n’est nécessaire [s4].
Délai : les tests d’anticorps sont plus exacts lorsqu’ils sont réalisés au moins quatre jours après le début des symptômes, car la production d’anticorps demande du temps [s4].
Stade de l’infection : les IgM sont typiquement détectables trois à cinq jours après le début des symptômes et les IgG apparaissent quelques jours plus tard; ces délais sont des repères issus de la sérologie dengue et ne remplacent pas les instructions du laboratoire [s3].
Réactivité croisée : les tests sérologiques peuvent réagir avec d’autres orthoflavivirus et ne pas distinguer une infection actuelle d’une infection passée, surtout lorsque plusieurs orthoflavivirus circulent [s3].
Les essais sérologiques peuvent présenter une spécificité variable et des résultats faussement positifs en présence d’une infection par un autre flavivirus; l’étude PubMed consultée décrit notamment ce problème pour les tests IgG dans la différenciation Zika/dengue [s6].
L’interprétation doit intégrer la présentation clinique, le délai depuis le début des symptômes, les voyages, les infections ou vaccinations antérieures par des orthoflavivirus et le contexte épidémiologique local [s1,s3].
Sources
- World Health Organization (WHO). Laboratory testing for dengue virus: interim guidance, April 2025 (2025)
- World Health Organization (WHO). Dengue (2025)
- European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC). Factsheet for health professionals about dengue (2025)
- National Library of Medicine (NLM). Dengue Fever Test (2026)
- World Health Organization (WHO) et Special Programme for Research and Training in Tropical Diseases (TDR). Dengue guidelines, for diagnosis, treatment, prevention and control (2009)
- Rönnberg B; Gustafsson Å; Vapalahti O; Emmerich P; Lundkvist Å; Schmidt-Chanasit J; Blomberg J. Compensating for cross-reactions using avidity and computation in a suspension multiplex immunoassay for serotyping of Zika versus other flavivirus infections (2017)