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Magnésium urinaire

Examen biologique : Fonction rénale et urines. Le dosage du magnésium urinaire, généralement recueilli sur 24 heures, contribue à évaluer l’excrétion rénale du magnésium et à orienter l’exploration d’une hypomagnésémie. Les résultats s’interprètent avec le magnésium sanguin, l’état rénal, les apports et la qualité de la collecte; les plages publiées ne remplacent pas l’intervalle du laboratoire exécutant.

À quoi sert cet examen

L’excrétion urinaire du magnésium sur 24 heures contribue à l’évaluation du statut en magnésium; en situation stable, elle reflète aussi l’absorption intestinale et peut aider à apprécier une perte rénale [s1,s5].

En présence d’hypomagnésémie, une excrétion urinaire inappropriément élevée oriente vers une perte rénale, tandis qu’une faible excrétion est compatible avec une conservation rénale et peut accompagner un apport ou une absorption insuffisants [s1,s5,s6].

L’évaluation urinaire participe à la distinction entre pertes rénales et extra-rénales; l’excrétion urinaire sur 24 heures est un examen distinct de l’excrétion fractionnelle du magnésium, calculée à partir de concentrations urinaires et plasmatiques [s2,s3].

Le prélèvement utilisé pour évaluer l’excrétion est une collecte urinaire de 24 heures; une collecte fiable et complète est nécessaire à son interprétation [s1,s6].

Valeurs de référence

Population et nature de la valeur [s1,s4]Excrétion urinaire du magnésium [s1,s4]Portée [s1,s4]
Intervalle de référence rapporté dans une revue [s1]3,0–5,0 mmol/24 h [s1]Plage présentée comme intervalle de référence de l’excrétion urinaire sur 24 heures [s1].
60 volontaires masculins apparemment sains; excrétion 24 h corrigée pour la surface corporelle [s4]1,306–4,762 µmol/min/1,73 m² [s4]Intervalle de référence observé dans cette cohorte; unité normalisée à la surface corporelle, à distinguer de la plage exprimée en mmol/24 h [s4].

Les sources rapportent des valeurs selon des populations, une normalisation et des contextes différents; elles ne définissent pas une plage universelle directement interchangeable. L’intervalle de référence du laboratoire exécutant, établi pour sa méthode et sa population, fait foi [s1,s4,s6].

Seuils de décision et gravité

En présence d’hypomagnésémie, une excrétion urinaire inférieure à 12 mg (0,5 mmol) est décrite comme compatible avec une réponse rénale intacte, tandis qu’une excrétion supérieure à 24 mg (1 mmol) indique un gaspillage rénal anormal dans la revue consultée [s1].

Une autre revue indique qu’en présence d’hypomagnésémie, une excrétion supérieure à 1 mmol/jour suggère une perte rénale de magnésium; une excrétion inférieure à 0,5 mmol/jour y est décrite comme évocatrice de déficit en magnésium [s5].

Interprétation

Une faible excrétion urinaire, considérée avec une hypomagnésémie, peut correspondre à une conservation rénale adaptée; une faible valeur peut aussi être liée à un apport ou une absorption insuffisants [s1,s5,s6].

Une excrétion urinaire élevée ou inappropriément conservée malgré une hypomagnésémie peut suggérer une perte rénale de magnésium; son interprétation tient compte de la fonction rénale et du contexte clinique [s1,s2,s5].

Facteurs qui faussent le résultat

La collecte de 24 heures est contraignante et peut être incomplète; une collecte fiable est importante pour l’interprétation [s1,s6].

L’excrétion urinaire suit un rythme circadien, avec un maximum nocturne; la collecte de 24 heures aide à tenir compte de cette variation [s6].

L’excrétion urinaire répond rapidement aux changements d’apports en magnésium et peut être influencée par l’inflammation, une fonction rénale altérée, un diabète mal contrôlé et les diurétiques [s1].

Une baisse du débit de filtration glomérulaire peut modifier l’interprétation des indices urinaires du magnésium; l’excrétion fractionnelle du magnésium, notamment, varie en performance diagnostique selon le magnésium sérique et la fonction rénale [s2,s3].

Sources

  1. Rebecca B. Costello; Forrest Nielsen. Interpreting Magnesium Status to Enhance Clinical Care – Key Indicators (2017)
  2. Daan H. H. M. Viering; Jeroen H. F. de Baaij; Stephen B. Walsh; Robert Kleta; Detlef Bockenhauer. Genetic causes of hypomagnesemia, a clinical overview (2016)
  3. Midori Awazu; Kazuya Matsumura. Utility of fractional excretion of magnesium in diagnosing renal magnesium wasting in pediatric nephrology practice (2024)
  4. M. S. Djurhuus; J. Gram; P. H. Petersen; N. A. Klitgaard; J. Bollerslev; H. Beck-Nielsen. Biological variation of serum and urinary magnesium in apparently healthy males (1995)
  5. R. Swaminathan. Magnesium Metabolism and its Disorders (2003)
  6. Wilhelm Jahnen-Dechent; Markus Ketteler. Magnesium basics (2012)