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Parasitémie palustre quantitative

Examen biologique : Parasitologie et mycologie. La parasitémie palustre quantitative estime la densité de parasites du genre Plasmodium dans le sang par examen microscopique; la goutte épaisse favorise la détection et le frottis mince l’identification d’espèce et la quantification. Elle sert à confirmer l’infection, documenter l’espèce, suivre la réponse et décrire la charge parasitaire; elle ne possède pas d’intervalle de référence biologique universel chiffré dans les sources consultées.

À quoi sert cet examen

Confirmer une infection palustre par examen d’un frottis sanguin, déterminer l’espèce lorsque cela est possible et calculer la parasitémie [s2].

La microscopie de films sanguins colorés est décrite comme essentielle au diagnostic du paludisme, à la différenciation des espèces et à l’estimation de la densité parasitaire [s5].

L’OMS recommande de confirmer les cas suspects par un test fondé sur le parasite, par microscopie ou test diagnostique rapide; la présente fiche concerne la mesure quantitative par microscopie [s3].

Le résultat doit être interprété avec les signes cliniques, l’espèce, la méthode et le contexte; il ne constitue pas à lui seul un diagnostic dans cette fiche [s2,s3].

Valeurs de référence

Aucun intervalle de référence chiffré adulte n’est fourni par les sources consultées. Hors détection de parasites, le résultat attendu est « aucun parasite détecté »; un résultat négatif initial n’exclut pas toujours une faible densité [s2,s4].

Le laboratoire fait foi pour la méthode de comptage, l’unité rendue et la population de comparaison; ne pas substituer une valeur d’étude à un intervalle de référence [s1,s2,s5].

Population étudiée [s6]Résultat quantitatif observé [s6]Portée [s6]
Enfants de moins de 5 ans avec échantillon positif à Plasmodium falciparum, Ghana central [s6]Moyenne géométrique de densité: 7 557/µL; IC95% 7 144–7 994/µL; numération leucocytaire moyenne 10,4 (4,6) × 10^9/L [s6]Étude de 5 902 échantillons positifs; ce résultat d’étude n’est pas un intervalle de référence [s6]
Même population, estimation avec numération leucocytaire supposée de 10,0 × 10^9/L [s6]Moyenne géométrique de densité: 7 874/µL; IC95% 7 445–8 328/µL [s6]L’étude rapporte un accord statistique avec la densité calculée sur la numération leucocytaire absolue; l’usage d’une valeur supposée dépend du contexte [s6]

Ces données africaines illustrent une population et une méthode particulières; elles ne remplacent pas les consignes ni les intervalles du laboratoire [s6].

Aucun intervalle de référence pédiatrique n’est fourni. Une étude de Ghana central chez des enfants de moins de 5 ans rapporte les valeurs d’étude présentées dans « valeurs_afrique », sans les définir comme norme biologique [s6].

Seuils de décision et gravité

La page CDC consultée mentionne une densité parasitaire ≥5 % parmi les critères de paludisme grave; ce seuil est une information de classification clinique du référentiel CDC et doit être interprété avec le contexte et le référentiel local, sans déduction diagnostique dans cette fiche [s2].

Aucun autre seuil de décision ou seuil critique n’est retenu lorsque la source consultée ne le précise pas [s2].

Interprétation

Une densité très faible peut être initialement inférieure à la limite de détection; un frottis négatif ne rend donc pas toujours le paludisme impossible [s2].

MedlinePlus indique que le nombre de parasites peut varier dans le temps; après un résultat négatif, des prélèvements répétés toutes les 12–24 heures pour un total de 3 séries sont généralement réalisés [s4].

Une parasitémie mesurée exprime une charge parasitaire sanguine; son interprétation dépend de l’espèce, de la méthode de comptage, de la population et du contexte clinique [s2,s5].

La densité parasitaire ≥5 % est le seuil chiffré explicitement affiché par le CDC dans sa liste de critères de paludisme grave; elle doit être rapportée avec la méthode et l’unité utilisées [s2].

Facteurs qui faussent le résultat

La goutte épaisse examine un plus grand volume de sang et est plus sensible pour détecter les parasites, mais elle est plus difficile à lire; le frottis mince aide à identifier l’espèce et à quantifier [s2].

Sur frottis, la microscopie peut utiliser des colorations Giemsa, Wright ou Wright–Giemsa; Giemsa est préférée par le CDC pour certains détails morphologiques, et la quantification peut être réalisée sur goutte épaisse et frottis mince [s1].

Les gamétocytes ne doivent pas être comptés dans la parasitémie selon le CDC; ils peuvent être présents malgré un traitement efficace [s2].

Lorsque la numération leucocytaire absolue n’est pas disponible, l’étude du Ghana a examiné des numérations supposées de 5 000 à 10 000/µL; chez les enfants étudiés, une hypothèse de 8,0 × 10^9/L ou moins pouvait sous-estimer la charge, tandis que 10,0 × 10^9/L concordait statistiquement avec la numération absolue [s6].

La technique du lecteur influence la mesure: une étude a analysé 24–27 microscopistes experts lisant 895 lames de 35 donneurs; les écarts-types allaient de 30 % à 250 % de la densité moyenne, et la numération des leucocytes ainsi que le film lu contribuaient aux divergences [s7].

Une discordance entre goutte épaisse et frottis mince, une coloration ou une lecture inadéquate peuvent modifier la détection, l’identification d’espèce ou la quantification; le laboratoire doit documenter sa méthode et son contrôle qualité [s1,s2,s5].

Sources

  1. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). DPDx: Malaria (2026)
  2. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Evaluation and Diagnosis of Malaria (2026)
  3. World Health Organization (WHO). Malaria (2025)
  4. National Library of Medicine (NLM). Malaria Tests (2026)
  5. Das D, Dahal P, Dhorda M, et al.. A Systematic Literature Review of Microscopy Methods Reported in Malaria Clinical Trials (2020)
  6. Adu-Gyasi D, Adams M, Amoako S, et al.. Estimating malaria parasite density: assumed white blood cell count of 10,000/μl of blood is appropriate measure in Central Ghana (2012)
  7. O’Meara WP, Barcus M, Wongsrichanalai C, et al.. Reader technique as a source of variability in determining malaria parasite density by microscopy (2006)