PCR CMV
Examen biologique : Virologie et infections virales. La PCR amplifie l’ADN du CMV et constitue une méthode sensible de détection dans divers prélèvements; elle est utilisée en routine chez des receveurs d’allogreffe et d’autres personnes immunodéprimées. Les tests d’amplification des acides nucléiques peuvent être utilisés pour détecter ou quantifier la charge virale lorsque l’infection à CMV est suspectée chez un fœtus, un nouveau-né ou un receveur de greffe. L’interprétation dépend du contexte clinique, du type de test et du prélèvement; aucun seuil quantitatif unique ne s’applique à tous les essais.
À quoi sert cet examen
La PCR d’amplification de l’ADN du CMV est une méthode sensible de détection dans une variété de prélèvements. Elle est utilisée en routine pour le diagnostic de l’infection à CMV chez les receveurs d’allogreffe et d’autres personnes immunodéprimées; la PCR quantitative peut aussi suivre la réponse au traitement dans ces groupes [s1].
Chez les receveurs de greffe d’organe solide, la charge virale a été utilisée pour la stratification du risque, l’orientation du traitement préemptif, l’évaluation de l’efficacité et de la durée du traitement, ainsi que l’évaluation du risque de rechute ou de résistance antivirale [s2].
Pour l’infection congénitale, le CDC recommande un dépistage dans les 2 à 3 semaines suivant la naissance; la PCR salivaire est préférée et un résultat positif doit être confirmé sur urine. Après 3 semaines, la détection ne permet plus de distinguer une infection congénitale d’une infection acquise après la naissance [s5,s6].
Une PCR sanguine négative ne suffit pas à exclure une maladie à CMV d’organe chez les personnes vivant avec le VIH; une virémie peut aussi être présente sans maladie d’organe, notamment lorsque le taux de lymphocytes CD4 est faible [s3].
Seuils de décision et gravité
Les seuils de charge virale doivent être définis en fonction de l’essai, du type de prélèvement, de la population et du contexte local; les recommandations de transplantation indiquent qu’il n’existe pas de seuil ou de cut-off optimal universellement établi [s2,s4].
Facteurs qui faussent le résultat
Les résultats quantitatifs peuvent varier selon la plateforme, le type de prélèvement, la méthode d’extraction, le volume d’échantillon, la taille de l’amplicon et les sites de liaison des amorces. Malgré l’étalonnage par le standard international de l’OMS, des différences entre essais persistent; il est recommandé d’utiliser la même plateforme et le même type de prélèvement pour la surveillance sériée [s4].
La présence d’ADN du CMV dans un échantillon n’implique pas toujours une infection active; selon la source de santé publique, le diagnostic doit associer la suspicion clinique, l’examen clinique et la détection du virus [s7].
Pour un nouveau-né, un prélèvement salivaire réalisé peu après l’allaitement peut être faussement positif parce que le lait maternel de mères séropositives peut contenir du CMV; le CDC recommande donc une confirmation sur urine [s6].
La détection de l’ADN du CMV dans le sang périphérique peut ne pas identifier tous les nourrissons atteints d’une infection congénitale, car la virémie peut être absente chez certains d’entre eux [s1].
Sources
- Ross SA, et al.. Diagnosis of Cytomegalovirus Infections (2011)
- Razonable RR, Hayden RT. Clinical Utility of Viral Load in Management of Cytomegalovirus Infection after Solid Organ Transplantation (2013)
- Panel on Guidelines for the Prevention and Treatment of Opportunistic Infections in Adults and Adolescents With HIV. Cytomegalovirus Disease: Adult and Adolescent OIs (2025)
- Kotton CN, et al.. The Fourth International Consensus Guidelines on the Management of Cytomegalovirus in Solid Organ Transplantation (2025)
- Centers for Disease Control and Prevention. Clinical Overview of CMV and Congenital CMV (2024)
- Centers for Disease Control and Prevention. Laboratory Testing for CMV and Congenital CMV (2024)
- Public Health Ontario. Cytomegalovirus Detection – Real Time PCR (2026)