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PCR oreillons

Examen biologique : Virologie et infections virales. La PCR des oreillons est un examen moléculaire qualitatif qui recherche l’ARN du virus ourlien, le plus souvent sur écouvillon buccal, par RT-PCR en temps réel. Elle est utilisée pour confirmer une suspicion d’infection, en particulier au début d’une épidémie, et le résultat doit être interprété avec le délai de prélèvement, la qualité du spécimen, les symptômes et le contexte épidémiologique. Un résultat non détecté n’exclut pas à lui seul une infection lorsque la présentation clinique est compatible.

À quoi sert cet examen

Le CDC recommande la rRT-PCR en temps réel comme méthode préférée pour confirmer les oreillons; elle détecte l’ARN viral et est présentée comme plus sensible et plus spécifique que les tests sérologiques IgM [s1].

Au début d’une épidémie présumée, l’OMS indique que les patients chez lesquels une infection ourlienne est suspectée doivent être testés par rRT-PCR afin de confirmer la présence du virus et d’exclure d’autres étiologies [s5].

Un écouvillon buccal peut fournir un échantillon pour une analyse moléculaire ultérieure du génotype, utile aux investigations épidémiologiques; les tests sérologiques ne permettent pas de différencier une exposition vaccinale d’une exposition au virus sauvage [s2].

L’ECDC indique que le virus ourlien peut être détecté par PCR dans plusieurs matrices cliniques, notamment le liquide buccal, un écouvillon nasopharyngé, l’urine ou le sang; le choix de la matrice et du moment de collecte relève de la méthode validée et du laboratoire [s4].

Valeurs de référence

Résultat qualitatif [s6]Signification analytique [s1,s3]
ARN détecté / positif [s6]Un signal rRT-PCR positif indique la présence d’ARN du virus des oreillons dans l’échantillon; chez une personne présentant des symptômes compatibles, le CDC le décrit comme une confirmation de laboratoire de l’infection ourlienne [s1].
ARN non détecté / négatif [s6]L’ARN du virus ourlien n’est pas détecté dans l’échantillon par la méthode utilisée; un résultat négatif chez une personne ayant des symptômes compatibles ne permet pas à lui seul d’exclure les oreillons [s1,s3,s7].

Pour cet examen qualitatif, le résultat attendu est « détecté » ou « non détecté »; aucun intervalle de référence numérique, aucune unité de concentration et aucun seuil analytique universel n’ont été fournis par les sources lues [s3,s6].

Le laboratoire fait foi pour la méthode validée, la matrice acceptée, les critères de positivité et le compte rendu final; le code LOINC 47532-7 décrit une observation ordinale de présence/seuil et non une concentration universelle [s6].

Facteurs qui faussent le résultat

Le rendement de la détection dépend principalement du moment du prélèvement et de la qualité de l’échantillon; le CDC précise qu’un ARN viral peut ne plus être détectable si le spécimen a été collecté, conservé ou expédié de manière inadéquate [s1].

La collecte est à réaliser dès que possible après le début de la parotidite; la proportion de résultats rRT-PCR positifs diminue lorsque l’intervalle entre le début des symptômes et le prélèvement augmente [s2].

Chez les personnes vaccinées, l’excrétion virale peut être plus courte et en plus faible quantité, ce qui peut dégrader l’échantillon et compliquer la détection moléculaire [s1].

Dans l’étude de Nouvelle-Écosse menée dans une population partiellement immunisée, la RT-PCR, particulièrement sur écouvillon buccal, était la méthode diagnostique la plus sensible; les auteurs soulignent que le résultat dépend du moment de collecte et de l’intégrité du spécimen, et qu’un test négatif n’exclut pas l’infection [s7].

Si le prélèvement intervient plus de 3 jours après le début des symptômes, le CDC recommande d’associer au prélèvement buccal pour rRT-PCR un prélèvement sérique pour la recherche d’IgM; cette association ne transforme pas la PCR en examen quantitatif [s1,s2].

Pour une parotidite ou une complication compatible sans parotidite, le CDC recommande de recueillir l’écouvillon buccal pour PCR au premier contact; les complications citées comprennent l’orchite ou l’oophorite, la mastite, la pancréatite, la perte auditive, la méningite et l’encéphalite [s2].

Aucune information suffisamment précise n’a été lue sur un effet du jeûne, d’un médicament ou de la grossesse sur la performance de cette PCR; donnée non disponible dans les sources consultées [s1,s2,s4,s6].

Sources

  1. Centers for Disease Control and Prevention (CDC), National Center for Immunization and Respiratory Diseases, Division of Viral Diseases. Laboratory Testing for Mumps (2024)
  2. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Mumps Specimen Collection (2024)
  3. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Mumps Clinical Testing (2024)
  4. European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC). Disease information about mumps (2023)
  5. World Health Organization (WHO). Mumps vaccines (2024)
  6. LOINC, Regenstrief Institute. LOINC 47532-7 Mumps virus RNA [Presence] in Specimen by NAA with probe detection; LOINC Group LG32764-9 Mumps virus (2026)
  7. Hatchette TF, Mahony JB, Chong S, LeBlanc JJ. Laboratory diagnosis of mumps in a partially immunized population: The Nova Scotia experience (2009)