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PCR poliovirus environnemental

Examen biologique : Virologie et infections virales. La PCR poliovirus environnemental recherche qualitativement du matériel génétique de poliovirus dans des eaux usées ou des effluents afin de compléter la surveillance clinique de la paralysie flasque aiguë et de détecter une importation ou une circulation communautaire, y compris de poliovirus dérivés d’un vaccin. Un résultat détecté dans les eaux usées indique une détection dans l’échantillon et doit être confirmé et caractérisé, notamment par séquençage selon le circuit de référence; il ne constitue pas à lui seul la preuve qu’une personne déterminée est infectée. L’interprétation d’un résultat non détecté dépend de la représentativité du site, de la méthode, de la concentration virale, du transport et de la sensibilité analytique.

À quoi sert cet examen

La surveillance environnementale du poliovirus complète la surveillance fondée sur les cas de paralysie flasque aiguë et peut repérer une circulation chez des personnes asymptomatiques ou avant l’apparition d’un cas paralytique [s1,s2,s4].

Elle peut aider à détecter des importations de poliovirus sauvage ou dérivé d’un vaccin, à suivre une transmission persistante et à décrire l’étendue géographique d’un épisode afin d’orienter les investigations et les actions de santé publique [s1,s2,s3].

Dans une zone considérée comme exempte de poliomyélite, l’OMS indique qu’une détection unique de poliovirus sauvage ou dérivé d’un vaccin dans la surveillance des eaux usées déclenche une investigation supplémentaire; des détections répétées peuvent conduire à renforcer la surveillance de la paralysie flasque aiguë, la surveillance environnementale et la vaccination complémentaire [s2].

La PCR pan-poliovirus détecte tous les types de poliovirus dans les eaux usées selon le CDC; une détection doit ensuite être confirmée et séquencée, car la PCR de dépistage ne fournit pas seule la caractérisation complète de la souche [s3].

Valeurs de référence

Résultat qualitatif [s2,s3,s4]Interprétation de laboratoire et limites [s1,s2,s3,s4,s5]
Poliovirus détecté / positif [s2,s3,s4]Matériel génétique de poliovirus détecté dans l’échantillon par l’essai utilisé; le résultat doit être confirmé et caractérisé par le laboratoire ou le réseau de référence, avec séquençage lorsque requis, et ne prouve pas à lui seul l’infection d’une personne déterminée [s2,s3,s5].
Poliovirus non détecté / négatif [s1,s2,s4]Aucun poliovirus n’a été détecté dans l’échantillon par la méthode employée; ce résultat ne permet pas à lui seul d’exclure une circulation, car la sensibilité dépend du site, de la taille du bassin versant, du moment de l’excrétion, de la concentration et de la méthode [s1,s2,s4].
Résultat indéterminé [s4]Dans le protocole décrit par le CDC pour certaines juridictions, un cycle-seuil de 37 à 40 était classé indéterminé et l’extrait était envoyé pour confirmation et séquençage; cette règle est propre à ce protocole et n’est pas un seuil universel [s4].

Pour cet examen qualitatif, le résultat attendu est « détecté », « non détecté » ou, selon le protocole, « indéterminé »; aucun intervalle de référence numérique ni unité de concentration universelle n’est applicable [s1,s2,s3,s4].

Le laboratoire fait foi pour la méthode validée, la matrice acceptée, les critères de validité, la nomenclature du compte rendu, le seuil de son essai et la nécessité d’une confirmation ou d’un séquençage [s2,s3,s4].

Les sources OMS décrivent une utilisation mondiale de la surveillance environnementale, y compris dans des pays à ressources limitées et dans des contextes avec ou sans réseau d’égout, mais ne fournissent pas d’intervalle de référence ni de seuil qualitatif propre à une population d’Afrique subsaharienne pour cette PCR [s1,s2].

Aucune valeur chiffrée africaine de référence, unité de charge virale ou performance analytique spécifique au Congo n’a été fournie dans les sources lues; donnée non disponible [s1,s2,s4].

La matrice analysée est environnementale et non un prélèvement d’un enfant; les sources ne donnent pas de tableau de référence stratifié par âge pour ce résultat qualitatif [s1,s2,s3].

Le résultat attendu reste « détecté » ou « non détecté » dans le cadre de la surveillance environnementale; l’interprétation doit toutefois tenir compte de la population couverte par le bassin versant et des données de surveillance clinique, notamment chez l’enfant [s1,s2,s4].

Seuils de décision et gravité

Dans l’étude CDC 2024, les résultats avec cycle-seuil inférieur à 37 étaient définis comme positifs et ceux de 37 à 40 comme indéterminés; ces seuils sont liés au protocole et à l’essai décrits, et ne doivent pas être généralisés à un autre laboratoire [s4].

Aucun seuil critique, seuil décisionnel universel ou limite de détection commune à toutes les méthodes de PCR du poliovirus dans les eaux usées n’a été fourni; l’article CDC souligne que les limites de détection et la sensibilité de la PCR dans cette matrice n’étaient pas encore définies de façon générale [s2,s4].

Interprétation

Un résultat non détecté peut être compatible avec l’absence de poliovirus détectable dans l’échantillon, mais aussi avec un mauvais choix du site, une collecte inadéquate, une conservation ou un transport insuffisant, une concentration virale sous la limite de détection ou une sensibilité analytique insuffisante [s1,s4].

La dilution par un grand bassin versant peut faire passer une faible excrétion sous la limite de détection; l’OMS recommande donc de tenir compte de la population représentée et indique qu’une population cible de 100 000 à 300 000 personnes est préférable pour les sites réguliers [s1].

La valeur prédictive négative des méthodes moléculaires directes pour les échantillons de surveillance des eaux usées reste sous-optimale selon le résumé OMS 2024; un résultat négatif isolé ne doit donc pas être utilisé seul pour conclure à l’absence de circulation [s2].

Un résultat détecté indique la présence de matériel génétique de poliovirus dans l’échantillon environnemental; il peut signaler une importation et, lorsqu’il est persistant, une transmission interhumaine, mais il ne localise pas une personne infectée [s3,s5].

La procédure CDC utilise une PCR pan-poliovirus puis demande une confirmation et un séquençage des détections; l’OMS décrit également une caractérisation par différenciation intratypique et séquençage dans le réseau mondial des laboratoires de la poliomyélite [s2,s3].

Une détection environnementale peut précéder un cas paralytique ou survenir sans cas humain déclaré; l’ECDC rapporte des détections de cVDPV2 dans des eaux usées sans cas humain de poliomyélite signalé dans l’événement décrit [s5].

Facteurs qui faussent le résultat

Le site doit représenter la population cible; l’OMS recommande en priorité l’entrée d’une station de traitement ou un grand collecteur, et avertit qu’en l’absence de réseau d’égout la représentativité et la sensibilité peuvent être plus faibles [s1].

La taille du bassin versant influence la dilution et la sensibilité; les recommandations OMS indiquent une population préférentielle de 100 000 à 300 000 personnes pour un site régulier, tandis que le CDC recommande approximativement 100 000 à 300 000 personnes pour la surveillance mondiale [s1,s3].

La méthode de prélèvement influence le coût, la couverture temporelle, la sensibilité et la rapidité; des prélèvements ponctuels, composites et passifs sont possibles, mais aucune méthode n’est parfaite [s2].

Dans l’étude CDC 2024, les exemples comprenaient des composites d’affluent de 250 mL ou 500 mL prélevés environ une ou deux fois par semaine, des échantillons d’environ 150 mL, des composites de 100 mL et des composites de 1 L; ces volumes et fréquences sont des protocoles d’étude et non des exigences universelles [s4].

La concentration de l’échantillon, l’extraction des acides nucléiques, le prétraitement des eaux et la méthode de PCR peuvent modifier le résultat; le CDC signale que les traitements des eaux peuvent altérer l’intégrité des acides nucléiques et produire des résultats faussement négatifs en aval [s4].

Les déchets industriels peuvent contenir des substances toxiques pour les cultures cellulaires ou susceptibles d’interférer avec la réplication du poliovirus; le choix du site doit en tenir compte [s1].

Une rupture de la qualité de collecte, de la documentation, du transport ou du stockage peut compromettre l’interprétation; les procédures doivent être standardisées et les échantillons positifs soumis au circuit de confinement et de référence applicable [s1,s2,s3].

Le délai de rendu dépend du circuit analytique; l’OMS indique une exigence de performance du réseau mondial visant l’achèvement du processus de bout en bout dans les 35 jours pour les méthodes établies de culture, différenciation et séquençage, sans présenter ce délai comme un délai universel de la PCR locale [s2].

Aucune information suffisamment précise n’a été lue sur un effet du jeûne, d’un médicament, de la grossesse ou d’une caractéristique individuelle humaine sur la performance de cette analyse environnementale; donnée non disponible [s1,s2,s3,s4].

Sources

  1. Global Polio Eradication Initiative. Guidelines on Environmental Surveillance for Detection of Polioviruses (2015)
  2. World Health Organization. Wastewater and Environmental Surveillance Summary for Poliovirus (2024)
  3. Centers for Disease Control and Prevention. Wastewater Testing Considerations | Polio (2024)
  4. Centers for Disease Control and Prevention. Wastewater Surveillance for Poliovirus in Selected Jurisdictions, United States, 2022–2023 (2024)
  5. European Centre for Disease Prevention and Control. Detections of poliovirus in sewage samples require enhanced routine and catch-up vaccination and increased surveillance (2025)