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Protéinurie des 24 heures

Examen biologique : Fonction rénale et urines. Examen urinaire temporisé de 24 heures utilisé pour l’évaluation d’une maladie rénale.

À quoi sert cet examen

  • Protéinurie dans l’amylose, la néphrite lupique, le syndrome néphrotique ou la prééclampsie [s2].
  • Recherche d’une gammapathie monoclonale ou d’un myélome multiple [s2].
  • Jeter la première miction du matin, recueillir ensuite toutes les mictions pendant les 24 heures et inclure la première miction du matin suivant [s2].
  • **Préparation**: Le patient maintient habituellement son régime et ses activités pendant la collecte [s2].
  • La collecte urinaire de 24 heures est utilisée pour évaluer une protéinurie, notamment dans l’amylose, la néphrite lupique, le syndrome néphrotique et la prééclampsie, et pour explorer le myélome multiple [s2].

Seuils de décision et gravité

  • Dans une étude évaluée par les pairs chez des patientes avec suspicion de prééclampsie, le recueil de protéines urinaires sur 24 heures est décrit comme la référence, mais comme chronophage et exposé aux erreurs préanalytiques; le rapport protéine/créatinine urinaire était étudié comme alternative [s3].
  • KDIGO classe l’albuminurie, qui concerne l’albumine et non directement la protéinurie totale, par AER: A1 <30 mg/24 heures, A2 30–300 mg/24 heures et A3 >300 mg/24 heures; les équivalents ACR sont respectivement <30, 30–300 et >300 mg/g [s1].
  • KDIGO recommande en première intention un échantillon urinaire du premier jet matinal en milieu de miction pour l’albuminurie; si l’on mesure la protéinurie, il recommande notamment le rapport protéine/créatinine urinaire, et demande de confirmer une bandelette positive par une mesure quantitative, si possible exprimée en ACR ou PCR [s1].
  • Dans l’article évalué par les pairs consacré à la suspicion de prééclampsie, le seuil rapporté pour la protéinurie était ≥300 mg/24 heures; ce seuil est présenté dans ce contexte clinique spécifique et ne remplace pas les intervalles de référence propres aux laboratoires [s3].

Facteurs qui faussent le résultat

  • Une collecte incomplète ou des mictions omises peuvent sous-estimer l’excrétion protéique; la collecte de 24 heures est également décrite comme difficile sur le plan préanalytique [s2,s3].
  • Pour l’interprétation des mesures urinaires exprimées en ACR ou PCR, KDIGO signale comme facteurs d’élévation fausse de l’ACR/PCR l’hématurie, les menstruations, l’exercice et une infection urinaire symptomatique; les protéines non albumine peuvent ne pas être détectées par les bandelettes d’albumine [s1].
  • La variabilité de l’excrétion de créatinine selon le sexe biologique, le poids, l’insuffisance rénale aiguë, l’apport protéique et l’exercice peut modifier l’ACR ou la PCR [s1].

Sources

  1. Kidney Disease: Improving Global Outcomes (KDIGO). KDIGO 2024 Clinical Practice Guideline for the Evaluation and Management of Chronic Kidney Disease (2024)
  2. Stephen W. Leslie; Banshi M. Rathi; Sairah Sharif; Preeti Rout. 24-Hour Urine Collection and Analysis (2024)
  3. Lily Olayinka; Emily Garnett; Brian Burnett; Sridevi Devaraj. Comparison of random urine protein/creatinine ratio with 24-hour urine protein in suspected pre-eclampsia (2023)