Rapport ApoB/ApoA-I
Examen biologique : Lipides et risque cardiovasculaire. Le rapport ApoB/ApoA-I met en relation les concentrations de ces deux apolipoprotéines et a été étudié comme marqueur associé au risque coronarien et cardiovasculaire. Les études rapportent des intervalles de référence issus de populations définies, mais ne justifient pas un seuil universel applicable à chaque laboratoire ou population.
À quoi sert cet examen
Le rapport ApoB/ApoA-I est étudié comme marqueur lipidique associé au risque cardiovasculaire. Dans l’étude cas-témoins INTERHEART menée dans 52 pays, le rapport était associé au risque d’infarctus aigu du myocarde et figurait parmi les marqueurs lipidiques évalués [s2].
Une revue systématique de médecine de laboratoire a rapporté une association du rapport ApoB/ApoA-I avec le risque cardiovasculaire à long terme après ajustement des facteurs de risque usuels; les résultats de cohortes ne montrent toutefois pas tous un gain important de discrimination par rapport aux mesures lipidiques courantes [s3,s4].
Le consensus de la National Lipid Association consulté concerne le dosage d’ApoB, et non l’établissement d’une cible clinique pour le rapport ApoB/ApoA-I; il ne doit donc pas être interprété comme une recommandation de seuil pour ce rapport [s5].
Valeurs de référence
| Population et nature de la valeur [s1] | Rapport ApoB/ApoA-I [s1] | Portée [s1,s6] |
|---|---|---|
| Hommes de l’échantillon de référence FINRISK 2007 [s1] | 0,3–1,0; sans unité [s1] | Intervalle de référence publié à partir d’un échantillon de référence de 2 828 personnes; il ne constitue pas une plage universelle [s1,s6]. |
| Femmes de l’échantillon de référence FINRISK 2007 [s1] | 0,3–0,8; sans unité [s1] | Intervalle de référence publié à partir d’un échantillon de référence de 2 828 personnes; il ne constitue pas une plage universelle [s1,s6]. |
Ces plages sont celles rapportées dans une étude finlandaise et ne sont pas des seuils diagnostiques ou des objectifs thérapeutiques. L’intervalle de référence du laboratoire exécutant, adapté à sa méthode et à sa population, fait foi [s1,s6].
Interprétation
Un rapport plus faible a été associé à un risque cardiovasculaire plus faible dans la littérature sur le rapport; cela ne définit pas à lui seul un seuil de faible risque individuel et ne constitue pas un diagnostic [s2,s4].
Un rapport plus élevé est associé à un risque accru de maladie coronarienne ou d’infarctus dans les études observationnelles [s2,s3,s4]. Dans l’analyse EPIC-Norfolk, l’association était indépendante de mesures lipidiques usuelles, mais le rapport apportait peu à la discrimination du risque dans la population générale [s3].
Facteurs qui faussent le résultat
Le statut à jeun n’est pas une condition universelle déduite de ces études : INTERHEART a étudié le rapport sur des prélèvements non à jeun, et l’analyse EPIC-Norfolk mentionne la possibilité d’utiliser des prélèvements non à jeun. Suivre les consignes du laboratoire qui réalise l’examen [s2,s3].
Sources
- Jaana Leiviskä et al.. Apolipoprotein A-I, apolipoprotein B, and apolipoprotein B/apolipoprotein A-I ratio: reference intervals compared with values in different pathophysiological conditions from the FINRISK 2007 study (2011)
- Salim Yusuf et al.. Lipids, lipoproteins, and apolipoproteins as risk markers of myocardial infarction in 52 countries (the INTERHEART study): a case-control study (2008)
- Wim A. van der Steeg et al.. Role of the apolipoprotein B-apolipoprotein A-I ratio in cardiovascular risk assessment: a case-control analysis in EPIC-Norfolk (2007)
- Paramjit K. Sandhu et al.. Lipoprotein Biomarkers and Risk of Cardiovascular Disease: A Laboratory Medicine Best Practices (LMBP) Systematic Review (2016)
- Daniel E. Soffer et al.. Role of apolipoprotein B in the clinical management of cardiovascular risk in adults: An Expert Clinical Consensus from the National Lipid Association (2024)
- Robert F. Ritchie et al.. Reference distributions for apolipoproteins AI and B and B/AI ratios: comparison of a large cohort to the world's literature (2006)