Recherche de Corynebacterium diphtheriae
Examen biologique : Microbiologie bactérienne. Cet examen repose sur la culture et l’identification de Corynebacterium diphtheriae à partir d’un prélèvement adapté; l’identification seule ne suffit pas à confirmer une diphtérie, car la confirmation comprend l’évaluation du gène tox et de la production de toxine selon les étapes du laboratoire de référence. Pour une transmission interopérable, HL7 FHIR R4 décrit Observation comme une ressource de mesures et d’assertions simples, tandis que le compte rendu de laboratoire peut s’appuyer sur DiagnosticReport et ses observations atomiques.
À quoi sert cet examen
L’examen sert à isoler et identifier C. diphtheriae à partir du site suspect: narines et oropharynx, toute lésion muqueuse ou cutanée, ou sous ou sur la membrane [s1,s2].
La culture et l’identification permettent ensuite, lorsqu’un isolat est obtenu, d’engager les examens de toxigénicité; les méthodes décrites comprennent notamment les tests biochimiques, la MALDI-TOF et la PCR [s1].
L’OMS indique que la culture suivie de l’identification et du test d’Elek reste la référence de confirmation en laboratoire de la diphtérie [s3].
Interprétation
Une culture négative peut être moins contributive si le prélèvement est réalisé après le début des antibiotiques, car les recommandations demandent de prélever avant l’antibiothérapie lorsque cela est possible [s1,s3].
Les échantillons doivent être conservés entre 2 et 8 °C jusqu’à l’analyse, surtout en cas de délai, et arriver idéalement au laboratoire en 24 à 48 heures [s3].
Une culture positive pour C. diphtheriae signifie que la bactérie a été isolée et identifiée dans le prélèvement; cette identification seule n’est pas suffisante pour confirmer une diphtérie [s1].
Après isolement, la recherche du gène tox et la démonstration de la production de toxine par le test d’Elek sont des étapes distinctes de confirmation; la présence du gène tox ne prouve pas à elle seule l’expression de la toxine [s1,s3].
Dans l’étude d’un foyer malaisien, les isolats obtenus sur écouvillons pharyngés ont été soumis à la PCR et au test d’Elek pour confirmer les souches toxigènes [s5].
Facteurs qui faussent le résultat
- Prélèvement: prélever, si possible avant antibiothérapie, au niveau des narines et de l’oropharynx; échantillonner aussi le bord ou la zone sous une pseudomembrane et toute lésion muqueuse ou cutanée pertinente [s1,s3].
- Matériel: l’OMS préfère les écouvillons floqués lorsqu’ils sont disponibles; des écouvillons polyester, Dacron ou nylon peuvent être utilisés, tandis que les écouvillons en coton sont à éviter en raison d’un risque de toxicité bactérienne ou d’inhibition de la PCR [s3].
- Transport: placer l’écouvillon dans un milieu approprié, l’Amies semi-solide étant indiqué comme optimal par l’OMS; le milieu semi-solide aide à maintenir la viabilité du germe sur un délai court (24–48 heures), et les échantillons doivent être conservés entre 2 et 8 °C jusqu’à l’analyse, surtout en cas de délai entre le prélèvement, le transport et l’analyse [s3].
- Limite d’interprétation: une PCR du gène tox peut compléter la recherche, mais la démonstration de la production de toxine reste une étape distincte (test d’Elek) [s1]; Mothershed et al. décrivent la PCR en temps réel du gène tox comme plus sensible que la PCR standard (2 UFC contre 1 500 UFC) [s4].
Sources
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Laboratory Testing for Diphtheria (2026)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Chapter 1: Diphtheria (2025)
- World Health Organization (WHO). Laboratory testing for diphtheria in outbreak settings: Interim guidance (2024)
- Mothershed E, Cassiday PK, Pierson K, et al.. Development of a Real-Time Fluorescence PCR Assay for Rapid Detection of the Diphtheria Toxin Gene (2002)
- Tok PSK, Jilani M, Misnar NF, et al.. A diphtheria outbreak in Johor Bahru, Malaysia: Public health investigation and response (2022)