Recherche de Bence-Jones
Examen biologique : Fonction rénale et urines. La recherche de Bence-Jones vise les chaînes légères libres d’immunoglobulines monoclonales présentes dans les urines; leur détection et leur quantification sont des enjeux analytiques décrits pour l’électrophorèse urinaire. L’interprétation dépend de la méthode: une électrophorèse urinaire peut produire des résultats faussement négatifs, et les chaînes détectées par immunofixation urinaire peuvent ne pas être repérées par un dosage sérique des chaînes légères.
À quoi sert cet examen
La recherche vise à mettre en évidence dans l’urine des chaînes légères libres d’immunoglobulines monoclonales, désignées comme protéines de Bence-Jones dans la littérature [s1,s6].
L’électrophorèse des protéines urinaires est utilisée pour détecter et quantifier ces chaînes; les techniques d’immunofixation permettent leur caractérisation [s1,s2].
Dans le bilan standard d’une suspicion de myélome multiple, le consensus de l’International Myeloma Workshop recommande d’évaluer les protéines monoclonales dans le sérum et dans les urines [s5].
Les recommandations de l’International Myeloma Working Group rapportent qu’en dépistage, l’association des chaînes légères libres sériques à l’électrophorèse et à l’immunofixation sériques offre une sensibilité élevée et peut éviter les urines de 24 heures pour les situations autres que l’amylose AL; cette recommandation concerne ce contexte de dépistage [s4]. Une étude de 2024 décrit également l’immunofixation urinaire parmi les examens utilisés pour le dépistage et le suivi des gammopathies monoclonales, particulièrement du myélome multiple [s7].
Valeurs de référence
Résultat qualitatif attendu : absence de chaînes légères monoclonales mises en évidence (« non détecté »); les sources décrivent la détection et la caractérisation de ces chaînes, mais ne donnent pas d’intervalle numérique universel pour cette recherche [s1,s2]. Un résultat négatif ne suffit pas à exclure leur présence, car des faux négatifs d’électrophorèse urinaire ont été décrits [s2].
Facteurs qui faussent le résultat
La méthode analytique peut influer sur la détection : une étude a décrit des résultats faussement négatifs avec une électrophorèse urinaire semi-automatisée [s2].
Les tests ne sont pas interchangeables sans tenir compte de leur méthode : des chaînes légères monoclonales ont été détectables par immunofixation urinaire alors que l’analyse sérique des chaînes légères libres pouvait les manquer [s3].
Les sources consultées n’établissent pas ici une méthode unique, des consignes de prélèvement ou un seuil universel propres à la recherche de Bence-Jones; le compte rendu s’interprète selon la méthode effectivement utilisée [s1,s2,s7].
Sources
- Mariastella Graziani; Giampaolo Merlini; Concetta Petrini; IFCC Committee on Plasma Proteins; SIBioC Study Group on Proteins. Guidelines for the analysis of Bence Jones protein (2003)
- David F. Keren; Ronald Gulbranson; Stephen J. Ebrom. False-negative urine protein electrophoresis by semiautomated gel electrophoresis (2004)
- Saad P. Shaheen; Stanley S. Levinson. Serum free light chain analysis may miss monoclonal light chains that urine immunofixation electrophoreses would detect (2009)
- A. Dispenzieri et al.; International Myeloma Working Group. International Myeloma Working Group guidelines for serum-free light chain analysis in multiple myeloma and related disorders (2009)
- Meletios Dimopoulos et al.; International Myeloma Workshop Consensus Panel 3. Consensus recommendations for standard investigative workup: report of the International Myeloma Workshop Consensus Panel 3 (2011)
- P. Natali et al.. The dark side of current analytic methods for Bence Jones Proteinuria (2022)
- May Ye Mon; Obiora Ufondu; Shanee Mortley; Roni J. Bollag; Gurmukh Singh. Urine Immunofixation Electrophoresis for Diagnosis of Monoclonal Gammopathy: Evaluation of Methods for Urine Concentration (2024)