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Recherche de Cryptosporidium

Examen biologique : Parasitologie et mycologie. La recherche de Cryptosporidium est un examen qualitatif des selles qui peut mettre en évidence des oocystes par microscopie, un antigène par immunoessai ou l’ADN par méthode moléculaire. Elle est utile devant une diarrhée aqueuse ou prolongée, notamment chez les jeunes enfants malnutris ou les personnes immunodéprimées, mais le choix de la méthode et l’interprétation relèvent du laboratoire. Le résultat attendu est détecté/positif ou non détecté/négatif; un résultat négatif isolé n’exclut pas la détection d’une excrétion intermittente.

À quoi sert cet examen

Le CDC indique que, chez un patient présentant une diarrhée attribuable à Cryptosporidium, le diagnostic repose sur l’analyse de prélèvements de selles [s1].

La recherche est pertinente devant une diarrhée aqueuse, des douleurs abdominales, des nausées ou vomissements, ou une fièvre peu élevée; ces manifestations sont décrites par l’OMS et MedlinePlus, sans être spécifiques de Cryptosporidium [s4,s7].

Une vigilance particulière est justifiée chez les enfants malnutris et les personnes sévèrement immunodéprimées, chez lesquels l’OMS décrit une diarrhée chronique sévère et une morbidité accrue [s3,s7].

La revue publiée dans Food and Waterborne Parasitology décrit la microscopie comme une méthode diagnostique courante mais suboptimale, tandis que les méthodes moléculaires, notamment la PCR, prennent une place croissante [s8].

Valeurs de référence

Résultat qualitatif [s5,s6]Résultat attendu et signification analytique [s1,s2,s3,s5,s6]
Non détecté / négatif [s5,s6]Aucun oocyste, antigène ou ADN de Cryptosporidium n’est détecté par la méthode et dans le prélèvement analysés; ce résultat n’exclut pas une excrétion intermittente ou une quantité inférieure à la capacité de détection [s1,s2,s3].
Détecté / positif [s5,s6]Un oocyste, un antigène ou de l’ADN de Cryptosporidium est détecté selon la méthode utilisée; l’interprétation doit tenir compte de la matrice, de la méthode et du contexte clinique [s1,s2,s3].
Invalide ou équivoque [s5]La catégorie dépend de la méthode et des contrôles du laboratoire; aucun critère universel d’invalidité ou de zone équivoque n’a été fourni dans les sources consultées [s1,s2,s5].

Pour cet examen qualitatif, il n’existe pas d’intervalle biologique chiffré à appliquer; le résultat attendu est une catégorie de présence/détection ou d’absence/non-détection [s5,s6].

Le laboratoire fait foi pour la méthode validée, la matrice acceptée, les contrôles, la catégorie de résultat et les règles de validation; LOINC décrit des observations qualitatives ou ordinales et non une concentration universelle [s5,s6].

Aucune valeur de référence, performance analytique ou seuil propre à une population d’Afrique subsaharienne n’a été fournie par les sources consultées; donnée non disponible [s1,s2,s3,s4,s7,s8].

Chez l’enfant, le résultat attendu reste qualitatif — détecté/positif ou non détecté/négatif — et ne devient pas une plage de référence dépendant de l’âge [s3,s4,s5].

L’OMS signale que les enfants malnutris, en particulier les jeunes enfants, peuvent présenter une diarrhée persistante ou sévère; cette information justifie l’intérêt clinique de la recherche, mais ne constitue pas une valeur de référence pédiatrique [s7].

Seuils de décision et gravité

Aucun seuil critique, seuil décisionnel ou seuil quantitatif universel n’a été fourni; ne pas transformer un résultat qualitatif en concentration ou en seuil individuel [s5,s6].

Les seuils internes des immunoessais et des méthodes moléculaires dépendent du réactif, de la plateforme et de la validation du laboratoire; ils ne sont pas disponibles dans les sources consultées [s2,s5].

Interprétation

Un résultat non détecté signifie qu’aucun élément ciblé n’a été détecté dans le prélèvement par la méthode utilisée; il ne constitue pas une valeur diminuée au sens d’un dosage quantitatif [s5,s6].

Un faux négatif est possible parce que les personnes infectées n’excrètent pas Cryptosporidium de façon continue et parce que les oocystes peuvent être manqués en raison de leur petite taille ou d’une méthode de microscopie moins sensible [s1,s2,s3].

Les oocystes peuvent devenir des formes fantômes non acido-résistantes au cours de la résolution de l’infection; elles peuvent alors ne pas flotter ou sédimenter comme prévu et conduire à un résultat faussement négatif [s2].

Un résultat détecté indique la présence d’un oocyste, d’un antigène ou d’un ADN de Cryptosporidium dans le prélèvement selon la méthode utilisée; il ne constitue pas à lui seul un diagnostic étiologique complet [s1,s2,s3].

La microscopie et les immunoessais usuels ne distinguent pas nécessairement les espèces, génotypes ou sous-types; le CDC réserve cette différenciation à des techniques de typage moléculaire spécialisées [s1,s2].

Les résultats positifs d’EIA et de tests rapides doivent être interprétés avec prudence en raison de problèmes potentiels de faux positifs rapportés par le CDC [s2].

Facteurs qui faussent le résultat

Comme l’excrétion est intermittente, le CDC indique que des prélèvements de selles peuvent être soumis sur trois jours; plusieurs prélèvements doivent être testés avant de rapporter une interprétation diagnostique négative [s1,s2].

Pour la microscopie, le CDC indique que les selles peuvent être conservées dans du formol tamponné à 10 % ou dans du dichromate de potassium aqueux à 2,5 % de concentration finale [s2].

Les fixateurs à base de formol, le SAF et le PVA à faible viscosité ne sont pas recommandés si une détection moléculaire est prévue, car le formol a des effets défavorables sur les acides nucléiques [s2].

La concentration des selles avant examen microscopique est recommandée; la sédimentation formol-acétate d’éthyle est la méthode indiquée par le CDC, avec la réserve que les petits oocystes peuvent rester piégés dans le bouchon d’éther ou d’acétate d’éthyle [s2].

Les selles fraîches ou congelées et certaines selles conservées dans le formol ou le SAF peuvent convenir à des EIA disponibles; les échantillons concentrés ou traités au PVA sont décrits comme inadaptés aux kits EIA antigéniques disponibles [s2].

La revue de O’Leary et collaborateurs décrit, pour les approches microscopiques, un coût relativement faible et une disponibilité large mais une sensibilité faible et la nécessité d’un microscopiste expérimenté; elle décrit pour les méthodes moléculaires une grande sensibilité mais des coûts et besoins techniques plus élevés [s8].

Les oocystes sont immédiatement infectieux et présentent un risque pour le personnel de laboratoire; les précautions standard, le confinement primaire et les équipements de protection appropriés sont indiqués par le CDC [s2].

Aucun effet spécifique d’un médicament, de la grossesse ou du jeûne sur le résultat de cette recherche n’a été fourni dans les sources consultées; donnée non disponible [s1,s2,s3,s4,s7].

Sources

  1. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Clinical Testing and Diagnosis for Crypto (2024)
  2. Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Division of Parasitic Diseases and Malaria. DPDx — Cryptosporidiosis (2026)
  3. Andrzejewski A, et al.. Cryptosporidiosis (2026)
  4. MedlinePlus, U.S. National Library of Medicine. Cryptosporidiosis (2024)
  5. LOINC, Regenstrief Institute. LOINC 6371-9 — Cryptosporidium sp Ag [Presence] in Stool by Immunoassay (2026)
  6. LOINC, Regenstrief Institute. LOINC Group LG41646-7 — Cryptosporidium (2026)
  7. World Health Organization (WHO). Cryptosporidium — Background document for the WHO Guidelines for drinking-water quality and the WHO Guidelines on sanitation and health (2025)
  8. O’Leary JK, Sleator RD, Lucey B. Cryptosporidium spp. diagnosis and research in the 21st century (2021)