Recherche de Leishmania
Examen biologique : Parasitologie et mycologie. Examen qualitatif visant à mettre en évidence des parasites du genre Leishmania ou leur ADN dans un prélèvement tissulaire, selon la forme clinique suspectée. La microscopie, la culture, les méthodes moléculaires et, surtout pour la leishmaniose viscérale, la sérologie peuvent être combinées ; aucune méthode unique ne convient à toutes les situations.
À quoi sert cet examen
La recherche de Leishmania contribue à confirmer biologiquement une leishmaniose cutanée, muco-cutanée ou viscérale lorsque le contexte clinique et épidémiologique est compatible ; la confirmation repose sur la mise en évidence du parasite ou de son ADN dans un prélèvement adapté [s1,s2,s4].
Pour la forme cutanée, la recherche parasitologique sur une lésion a une place centrale, car la sérologie a une valeur limitée ; pour la forme viscérale, les signes cliniques peuvent être associés à des examens parasitologiques ou sérologiques [s2].
Le code LOINC 23159-7 décrit l’identification de l’ADN de Leishmania sp. dans un spécimen par amplification d’acide nucléique avec détection par sonde ; ce code documente une modalité moléculaire particulière et non toutes les modalités de la recherche de Leishmania [s5].
Valeurs de référence
| Élément examiné [s1,s4] | Résultat attendu [s1,s4,s5] |
|---|---|
| Recherche qualitative de Leishmania par examen parasitologique ou méthode moléculaire [s1,s4] | Non détecté / négatif en l’absence de mise en évidence de parasites ou d’ADN de Leishmania ; détecté / positif lorsque le parasite ou son ADN est mis en évidence [s1,s4,s5] |
La recherche de Leishmania est qualitative : aucun intervalle de référence chiffré n’est applicable. Le résultat doit être interprété avec le type de prélèvement, la méthode utilisée et le contexte clinique ; le laboratoire et sa méthode font foi [s1,s3,s4].
Facteurs qui faussent le résultat
- Pour une leishmaniose cutanée, prélever un tissu de la lésion ; les approches décrites comprennent le grattage ou brossage de la base débridée, l’aspiration et la biopsie, avec préférence pour une lésion active et nettoyée [s1,s4].
- Pour une leishmaniose viscérale, la moelle osseuse est la première source de prélèvement recommandée par la société savante ; le foie, un ganglion augmenté de volume et le sang total ou la couche leucocytaire sont d’autres sources possibles [s1,s4].
- Les méthodes utilisables comprennent la microscopie de frottis ou de tissu, l’histopathologie, la culture du parasite et la détection moléculaire de l’ADN ; plusieurs approches peuvent être nécessaires pour augmenter la probabilité d’un résultat positif [s1,s3,s4].
- La microscopie permet de rechercher les amastigotes mais ne permet pas, à elle seule, de différencier les espèces de Leishmania ; l’identification d’espèce requiert des approches moléculaires ou biochimiques spécialisées [s1,s3,s4].
- La sensibilité de la microscopie varie selon le prélèvement, la qualité de la coloration, l’expertise technique et le stade de l’infection ; un résultat non détecté ne doit donc pas être interprété sans tenir compte de ces facteurs [s3,s4].
- La sérologie est surtout un appui pour la leishmaniose viscérale ; elle est limitée dans les formes cutanées, peut être moins performante chez les personnes immunodéprimées et les anticorps peuvent persister après une guérison clinique [s1,s3,s4].
- La culture peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines et est souvent réservée à des laboratoires de référence en raison de ses exigences techniques et de ses contraintes de transport ou de conservation [s1,s3].
L’aspiration splénique peut exposer à une hémorragie potentiellement mortelle ; pour la leishmaniose viscérale, l’aspiration médullaire est décrite comme plus sûre et doit être organisée selon les compétences et procédures locales [s1,s4].
Sources
- Centers for Disease Control and Prevention. Clinical Testing and Diagnosis for Leishmaniasis (2024)
- World Health Organization. Leishmaniasis (2026)
- Ineka Gow, Nicholas C. Smith, Damien Stark, John Ellis. Laboratory diagnostics for human Leishmania infections (2022)
- Neil E. Aronson et al.. Diagnosis and Treatment of Leishmaniasis: Clinical Practice Guidelines by the Infectious Diseases Society of America and the American Society of Tropical Medicine and Hygiene (2016)
- LOINC Committee, Regenstrief Institute. 23159-7 — Leishmania sp DNA [Identifier] in Specimen by NAA with probe detection (2026)