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Sécrétine

Examen biologique : Endocrinologie et hormones. La sécrétine est une hormone gastro-intestinale dont la concentration plasmatique immunoréactive peut être étudiée par immunodosage, notamment en relation avec l’acidification duodénale et la sécrétion bicarbonatée pancréatique. Les valeurs publiées chez l’adulte varient selon la population, le contexte physiologique et l’unité de mesure; elles ne constituent pas un intervalle de référence universel.

À quoi sert cet examen

Le dosage plasmatique de la sécrétine immunoréactive a été utilisé chez l’humain pour caractériser les concentrations à jeun et les réponses à l’acidification duodénale; ce contexte physiologique ne constitue pas à lui seul un intervalle de référence de laboratoire [s1,s2,s3].

Dans une étude de six volontaires sains, une infusion de sécrétine porcine synthétique a relié l’immunoréactivité plasmatique de la sécrétine à la production de bicarbonate duodénal; ce protocole est un test de stimulation pancréatique et non un dosage basal de routine [s8].

Les tests endoscopiques stimulés par sécrétine recueillent du liquide duodénal pour mesurer notamment le bicarbonate et des électrolytes; ils doivent être distingués du dosage de la sécrétine plasmatique [s7,s4].

Fiche partielle : les sources vérifiées fournissent des moyennes d’études et des réponses stimulées, mais pas un intervalle de référence validé pour un laboratoire congolais ni une procédure préanalytique universelle propre au dosage plasmatique [s1,s2,s3,s5].

Valeurs de référence

Population et contexteValeur publiéeUnité
Adultes sains à jeun, n=13 [s2]4,4 ± 0,38 [s2]pg/mL [s2]
Adultes avec ulcère duodénal à jeun, n=13 [s2]6,9 ± 0,64 [s2]pg/mL [s2]
Adultes sains à jeun, n=9 [s5]3,2 ± 0,4 [s5]pmol/L [s5]
Ulcère duodénal actif à jeun, n=12 [s5]5,1 ± 1,2 [s5]pmol/L [s5]
Syndrome de Zollinger-Ellison à jeun, n=4 [s5]20,3 ± 1,3 [s5]pmol/L [s5]

Les valeurs adultes ci-dessus sont des moyennes ± erreur standard rapportées dans des études distinctes, avec des populations et des unités différentes; elles ne doivent pas être fusionnées en une plage unique ni converties sans facteur de conversion lu dans une source [s2,s5].

Les données sont divergentes entre études humaines : 4,4 ± 0,38 pg/mL chez 13 adultes sains à jeun dans une étude et 3,2 ± 0,4 pmol/L chez 9 adultes sains à jeun dans une autre [s2,s5]. L’intervalle de référence, la méthode, la population et les conditions du laboratoire qui réalise le dosage prévalent sur ces valeurs historiques [s1,s7].

Chez 96 nouveau-nés à terme âgés de 6 jours et 158 nouveau-nés prématurés, la sécrétine plasmatique était décrite comme élevée à la naissance par rapport à l’adulte sain à jeun puis diminuait vers les valeurs adultes; l’abstract vérifié ne fournit pas de valeurs numériques utilisables pour un tableau pédiatrique [s6].

Interprétation

Chez 7 sujets sains, l’acidification du duodénum par acide chlorhydrique a fait passer la sécrétine plasmatique immunoréactive de 1,3 ± 0,4 pmol/L à un pic de 13,0 ± 1,2 pmol/L à 5 minutes, avec retour au niveau basal en 15 minutes; cette réponse est expérimentale et ne constitue pas un seuil diagnostique [s3].

Dans une étude à jeun, les moyennes étaient plus élevées chez les patients avec ulcère duodénal que chez les témoins sains, et encore plus élevées dans le petit groupe atteint de syndrome de Zollinger-Ellison; ces différences de groupes ne permettent pas d’attribuer un diagnostic à un résultat individuel [s5].

Facteurs qui faussent le résultat

La charge acide duodénale influence la concentration circulante : dans l’étude humaine de Fahrenkrug, seuls les apports intraduodénaux d’acide chlorhydrique parmi les conditions testées provoquaient une hausse mesurable de la sécrétine immunoréactive [s3].

Dans l’étude de Greenberg, la cimétidine réduisait les concentrations chez les patients avec ulcère duodénal et l’aspiration gastrique les réduisait dans le groupe avec syndrome de Zollinger-Ellison; ces observations décrivent des conditions expérimentales et ne sont pas des consignes thérapeutiques [s5].

La revue de Chey et Chang distingue bioessais et immunodosages, tandis que les études humaines citées mesurent une sécrétine immunoréactive par radio-immunodosage; la méthode et la réactivité analytique doivent donc être considérées lors de la comparaison des résultats [s1,s2,s3].

Pour le test stimulé par sécrétine sur liquide duodénal, l’étude de performance rapporte des différences entre analyseurs pour le sodium, le potassium et le chlorure et concerne ces analytes du liquide duodénal, non une valeur de référence de la sécrétine plasmatique [s7].

Sources

  1. William Y. Chey; Ta-Min Chang. Secretin (1989)
  2. William Y. Chey; Young Ho Lee; John G. Hendricks. Plasma secretin concentrations in fasting and postprandial state in man (1978)
  3. J. Fahrenkrug; Ove B. Schaffalitzky de Muckadell. Plasma secretin concentration in man: effect of intraduodenal glucose, fat, amino acids, ethanol, HCl, or ingestion of a meal (1977)
  4. W. Y. Chey; Stanislaw Jan Konturek. Plasma secretion and pancreatic secretion in response to liver extract meal with varied pH and exogenous secretin in the dog (1982)
  5. Gordon R. Greenberg; R. F. McCloy; J. H. Baron. Gastric acid regulates the release of plasma secretin in man (1982)
  6. Alan J. Lucas; Thomas Edward Adrian; Stephen Robert Bloom. Plasma secretin in neonates (1980)
  7. Amy L. Pyle-Eilola; Jill Pagan; Adam Kayatin. Method Performance of Bicarbonate and Electrolytes by Use of Duodenal Fluid for Assessment of Exocrine Pancreatic Function (2018)
  8. W. Häcki; Stephen Robert Bloom; Peter Mitznegg. Plasma secretin and pancreatic bicarbonate response to exogenous secretin in man (1977)