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SHBG

Examen biologique : Endocrinologie et hormones. La SHBG est une glycoprotéine qui lie avec une forte affinité la testostérone et l’estradiol et contribue à réguler leurs concentrations plasmatiques et leurs actions biologiques. Son dosage est utilisé pour aider à interpréter la testostérone et l’estradiol sériques et pour étudier l’équilibre androgènes–œstrogènes; des revues décrivent aussi des associations avec des anomalies endocriniennes et métaboliques. Les valeurs dépendent de l’âge, du sexe, de la puberté, de l’IMC, des hormones et des stéroïdes administrés ainsi que de la méthode analytique.

À quoi sert cet examen

La SHBG est une glycoprotéine qui se lie avec une forte affinité aux hormones stéroïdes 17β-hydroxylées, notamment la testostérone et l’estradiol; sa concentration influence la répartition entre les formes liées aux protéines et les formes libres [s2].

Les dosages de SHBG sont largement utilisés pour prédire la testostérone libre chez des patients exposés à un excès d’androgènes; une revue décrit aussi une utilité pour l’évaluation d’anomalies endocriniennes et du risque de séquelles du syndrome métabolique, notamment le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires [s1].

Une revue clinique décrit le dosage comme utile pour interpréter correctement les concentrations sériques de testostérone et d’estradiol et pour étudier l’équilibre androgènes–œstrogènes dans les dysfonctions gonadiques et sexuelles [s6].

Valeurs de référence

Population étudiée [s3]Valeur observée [s3]Unité [s3]Contexte et méthode [s3]
Hommes sains, série d’âges de la naissance à la vieillesse [s3]Médianes en augmentation de 20,8 à 44,5 [s3]nmol/L [s3]Dosage automatisé IMMULITE 2000; la source rapporte une augmentation régulière des médianes avec l’âge [s3]
Femmes saines, série d’âges de la naissance à la vieillesse [s3]Médiane de 44,5 à 61–70 ans; la série commence à 78,3 et la valeur remonte de nouveau au-delà de 70 ans [s3]nmol/L [s3]Dosage automatisé IMMULITE 2000; il s’agit de médianes de l’étude, non d’un intervalle universel [s3]

Les valeurs ci-dessus sont celles d’une étude de référence utilisant l’IMMULITE 2000; l’interprétation doit conserver la population et la méthode de mesure de l’étude ou du laboratoire concerné [s3].

Population [s5]Valeur ou tendance SHBG [s5]Unité [s5]Méthode et contexte [s5]
Enfants et adolescents de 0,43 à 18,98 ans; 3 109 participants et 9 702 prélèvements sériques, 44,97 % de sexe féminin [s5]Début d’environ 145; baisse pendant l’enfance; plateau vers 15 ans chez les filles et 16 ans chez les garçons [s5]nmol/L [s5]Dosage par électrochimiluminescence dans la cohorte LIFE Child, Leipzig [s5]
Filles au plateau pubertaire, vers 15 ans [s5]Médiane 59,1 [s5]nmol/L [s5]Cohorte LIFE Child; la source rapporte une association de la SHBG avec l’âge et le sexe [s5]
Garçons au plateau pubertaire, vers 16 ans [s5]Médiane 32,0 [s5]nmol/L [s5]Cohorte LIFE Child; la source rapporte une association de la SHBG avec l’âge et le sexe [s5]

Une autre étude pédiatrique a calculé, pour chaque groupe, les 2,5e, 50e et 97,5e percentiles, soit un intervalle central de 95 %, chez 762 enfants âgés d’un jour à 19 ans; ses intervalles étaient destinés aux systèmes d’immunodosage Immulite et Immulite 2000 [s4].

Interprétation

La revue consultée rapporte des concentrations basses dans le myxœdème, l’hyperprolactinémie et les syndromes d’activité androgénique excessive [s2].

Chez de nombreuses patientes ayant un hirsutisme, la SHBG est décrite comme basse et corrélée négativement à l’indice de masse corporelle et à l’insulinémie à jeun; la revue rapporte aussi un effet inhibiteur de l’insuline et de l’IGF-1 sur la sécrétion de SHBG dans des cellules Hep G2 in vitro [s6].

La revue consultée rapporte des concentrations élevées dans l’hyperthyroïdie, l’hypogonadisme, l’insensibilité aux androgènes et la cirrhose hépatique chez l’homme [s2].

Les œstrogènes et la thyroxine stimulent la sécrétion de SHBG dans des cellules Hep G2; la revue rapporte une augmentation des concentrations pendant l’administration orale d’œstrogènes et chez les patients atteints de thyrotoxicose [s6].

Facteurs qui faussent le résultat

Les concentrations plasmatiques de SHBG fluctuent au cours de la vie et en réponse aux états métaboliques et physiologiques; elles sont aussi modifiées par les hormones naturelles, les stéroïdes synthétiques et des polymorphismes des régions structurales ou régulatrices du gène SHBG [s1].

La revue historique rapporte une régulation par l’équilibre androgènes–œstrogènes, les hormones thyroïdiennes, l’insuline et des facteurs alimentaires; elle rapporte également des effets de médicaments tels que les androgènes, les œstrogènes, les hormones thyroïdiennes et les anticonvulsivants [s2].

Facteur dans la cohorte pédiatrique [s5]Résultat rapporté [s5]Unité ou échelle [s5]Population et méthode [s5]
IMC chez les enfants de poids normal [s5]β = −0,38; p < 0,001 [s5]SHBG-SDS par IMC-SDS [s5]Association négative dans l’étude LIFE Child, dosage par électrochimiluminescence [s5]
IMC chez les enfants avec obésité [s5]β = −0,42; p < 0,001 [s5]SHBG-SDS par IMC-SDS [s5]Association négative dans l’étude LIFE Child, dosage par électrochimiluminescence [s5]
IMC chez les enfants en surpoids [s5]β = −1,15; p < 0,001 [s5]SHBG-SDS par IMC-SDS [s5]Association négative plus forte rapportée dans l’étude LIFE Child [s5]

Chez l’enfant et l’adolescent, l’âge, le sexe, l’IMC, le stade de Tanner et l’utilisation de contraceptifs oraux sont des facteurs à considérer pour interpréter la SHBG; ces facteurs ont été explicitement étudiés dans la cohorte pédiatrique récente [s5].

Les intervalles et médianes cités sont liés aux méthodes utilisées: IMMULITE 2000 dans l’étude de la naissance à la vieillesse, et immunodosage Immulite dans l’étude pédiatrique antérieure [s3,s4].

Sources

  1. Geoffrey L. Hammond; Tsung-Sheng Wu; Marc Simard. Evolving utility of sex hormone-binding globulin measurements in clinical medicine (2012)
  2. C. Selby. Sex hormone binding globulin: origin, function and clinical significance (1990)
  3. Martin W. Elmlinger; Werner Kühnel; Henning Wormstall; Peter Claus Döller. Reference intervals for testosterone, androstenedione and SHBG levels in healthy females and males from birth until old age (2005)
  4. Martin W. Elmlinger; Werner Kühnel; Michael B. Ranke. Reference ranges for serum concentrations of lutropin (LH), follitropin (FSH), estradiol (E2), prolactin, progesterone, sex hormone-binding globulin (SHBG), dehydroepiandrosterone sulfate (DHEAS), cortisol and ferritin in neonates, children and young adults (2002)
  5. Pierre Dürgen; Philip Johann Wölfle; Uta Ceglarek; Jürgen Kratzsch; Wieland Kiess; Mandy Vogel. New sex hormone-binding globulin and estimated free testosterone reference intervals for children and adolescents: The effects of age, sex, BMI and oral contraceptives (2026)
  6. Michel Pugeat; Jean-Claude Crave; Jean Tourniaire; Michel G. Forest. Clinical utility of sex hormone-binding globulin measurement (1996)