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Vitamine D totale 25-OH

Examen biologique : Vitamines, nutrition et oligoéléments. Le dosage sanguin de la 25-hydroxyvitamine D totale mesure principalement la somme de la vitamine D2 et de la vitamine D3 et constitue le test habituellement utilisé pour apprécier le statut en vitamine D; le dosage de la 1,25-dihydroxyvitamine D n'est généralement pas utilisé à cette fin. L'interprétation doit rester liée à la méthode, à la population et aux intervalles du laboratoire, car les recommandations et les seuils publiés divergent et la standardisation analytique n'est pas uniforme.

À quoi sert cet examen

Le dosage de la 25(OH)D est le test sanguin le plus couramment utilisé pour apprécier la quantité de vitamine D disponible dans l'organisme; la forme 1,25-dihydroxyvitamine D n'est généralement pas utilisée pour évaluer les réserves de vitamine D. [s1]

Il peut être demandé lorsqu'une situation osseuse ou musculaire est compatible avec un statut vitaminique D bas, notamment une ostéomalacie, une faible densité osseuse, une ostéoporose, un rachitisme chez l'enfant, des douleurs osseuses ou une faiblesse musculaire. [s1]

Il peut aussi être utile chez des personnes exposées à un risque accru de concentration basse, par exemple en cas de faible exposition solaire, d'apports alimentaires insuffisants, de malabsorption, de maladie rénale ou hépatique affectant le métabolisme, d'obésité ou d'utilisation de médicaments influençant le statut vitaminique D. [s1,s2]

Valeurs de référence

Le laboratoire qui réalise le dosage fait foi pour son intervalle de référence, sa méthode, sa population et la traçabilité analytique; les repères ci-dessous ne sont pas interchangeables. Les seuils publiés par les organismes et les sociétés savantes divergent. [s2,s3,s7,s8]

Population ou cadreConcentration de 25(OH)DInterprétation ou limite
Repère NIH/FNB pour la plupart des adultes [s2]50 nmol/L (20 ng/mL) ou davantage [s2]Considéré comme adéquat pour la santé osseuse et générale de la plupart des personnes; ce repère ne constitue pas un intervalle universel propre à chaque méthode. [s2]
Repère NIH/FNB [s2]Moins de 30 nmol/L (12 ng/mL) [s2]Associé à un risque de statut inadéquat; le seuil est un repère de population et non un diagnostic individuel. [s2]
Repère NIH/FNB [s2]Plus de 125 à 150 nmol/L (50 à 60 ng/mL) [s2]Concentration à éviter selon le FNB en raison d'associations avec des effets indésirables potentiels; ce n'est pas un seuil de toxicité applicable sans contexte clinique et analytique. [s2]
Repère rapporté pour l'Endocrine Society dans une synthèse clinique [s4]Moins de 30 ng/mL [s4]Présenté comme définition de carence par cette source secondaire, avec une plage préférée rapportée de 40 à 60 ng/mL; ces valeurs ne sont pas concordantes avec le repère NIH/FNB. [s4]

Les unités doivent être conservées telles que rendues par le laboratoire; la conversion entre ng/mL et nmol/L ne doit pas être appliquée sans vérifier la convention et la méthode du compte rendu. [s2,s7]

Les données africaines ne remplacent pas l'intervalle du laboratoire et ne doivent pas être généralisées à toute l'Afrique: la méta-analyse de 119 études, 21 474 participants et 23 pays a observé une forte hétérogénéité entre études. [s6]

Population étudiéeValeur de 25(OH)DCadre et limites
Personnes apparemment saines âgées de 50 ans ou plus, communautés rurales d'Enugu, sud-est du Nigeria [s5]Intervalle central de référence: 21 à 93 ng/mL; médiane 56 ng/mL, intervalle interquartile 35 à 71 ng/mL [s5]124 participants; sérum dosé par ELISA; limites fondées sur les 2,5e et 97,5e percentiles. Population africaine âgée, rurale et sélectionnée, donc non transposable à l'adulte général ni à une autre méthode. [s5]
Populations africaines en bonne santé, enfants et adultes, méta-analyse [s6]Moyenne globale 67,78 nmol/L, IC95% 64,50–71,06 nmol/L [s6]Résultat agrégé d'études hétérogènes; les concentrations moyennes étaient plus basses dans les populations urbaines et chez les femmes que dans les populations rurales et chez les hommes. [s6]

Les études africaines ont utilisé plusieurs seuils de statut: moins de 30 nmol/L, moins de 50 nmol/L et moins de 75 nmol/L; la méta-analyse estimait respectivement 18,46 %, 34,22 % et 59,54 % de concentrations sous ces seuils, avec une hétérogénéité très élevée. Ces seuils de recherche ne constituent pas un intervalle de référence congolais. [s6]

Seuils de décision et gravité

Le repère NIH/FNB considère une concentration inférieure à 30 nmol/L (12 ng/mL) comme associée à un risque de statut inadéquat et une concentration d'au moins 50 nmol/L (20 ng/mL) comme adéquate pour la plupart des personnes; ces repères sont populationnels. [s2]

Le FNB recommande d'éviter des concentrations supérieures à environ 125–150 nmol/L (50–60 ng/mL), tandis qu'une synthèse clinique rapporte qu'une concentration supérieure à 150 ng/mL peut être associée à une intoxication et à une hypercalcémie; la valeur dépend du contexte, et aucun seuil critique universel ne doit être déduit pour tous les laboratoires. [s2,s4]

Interprétation

Une concentration basse peut être compatible avec des apports alimentaires ou une exposition solaire insuffisants, une malabsorption digestive, ou une difficulté de conversion liée à une maladie rénale ou hépatique; ces possibilités ne constituent pas, à elles seules, un diagnostic. [s1,s2]

La concentration peut être plus basse chez les personnes âgées, les personnes à peau foncée, les personnes ayant une obésité ou ayant subi un bypass gastrique, et chez celles dont l'exposition solaire est limitée. [s2]

Des médicaments peuvent influencer la concentration mesurée; la liste des traitements, vitamines et compléments doit être transmise au prescripteur et au laboratoire. [s1]

Une concentration élevée est le plus souvent compatible avec un apport excessif de compléments dans le contexte du test; MedlinePlus décrit aussi un risque de conséquences organiques et vasculaires lorsque les concentrations sont très élevées. [s1]

Des concentrations très élevées, supérieures à 375–500 nmol/L (150–200 ng/mL), ont été rapportées avec l'utilisation fréquente de cabines de bronzage; cette observation ne définit pas un seuil de toxicité applicable à chaque résultat. [s2]

Facteurs qui faussent le résultat

Aucune préparation spéciale n'est habituellement requise pour le prélèvement, mais les médicaments, vitamines et compléments doivent être signalés; ils peuvent modifier le résultat. [s1]

La saison, l'exposition solaire, la pigmentation cutanée, l'âge, l'obésité, la malabsorption et les maladies rénale ou hépatique peuvent modifier le statut biologique mesuré. [s1,s2,s4]

Les dosages immunologiques automatisés et les méthodes chromatographiques, notamment HPLC ou LC-MS/MS, peuvent produire des résultats différents; la variabilité interméthodes et le biais analytique persistent même avec des méthodes supposées de référence. [s7]

L'utilisation d'un dosage HPLC ou LC-MS/MS ne garantit pas à elle seule l'exactitude ou la précision; la standardisation documentée, la traçabilité et la participation à un programme d'évaluation externe sont importantes pour comparer les résultats. [s7]

Les études et recommandations ne définissent pas toutes la carence de la même façon: l'IOM/FNB conteste l'idée qu'une concentration inférieure à 20 ng/mL implique une carence chez toute personne, alors que la recommandation de l'Endocrine Society de 2011 utilisait un seuil de 30 ng/mL; cette divergence doit être conservée dans l'interprétation. [s8]

Sources

  1. U.S. National Library of Medicine; MedlinePlus. Vitamin D Test (2024)
  2. National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements. Vitamin D - Fact Sheet for Health Professionals (2025)
  3. Marie B. Demay; Anastassios G. Pittas; Daniel D. Bikle; et al.. Vitamin D for the Prevention of Disease: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline (2024)
  4. StatPearls Publishing; auteurs de la notice Vitamin D. Vitamin D (2025)
  5. Ifeyinwa Dorothy Nnakenyi; Ezra Ogbonnaya Agbo; Emeka Francis Nnakenyi; Victor Chukwuma Wakwe. A reference interval study of serum 25-Hydroxyvitamin D among an African elderly population (2022)
  6. Reagan M. Mogire; Agnes Mutua; Wandia Kimita; et al.. Prevalence of vitamin D deficiency in Africa: a systematic review and meta-analysis (2020)
  7. Christopher T. Sempos; Neil Binkley; et al.. 25-Hydroxyvitamin D assay standardisation and vitamin D guidelines paralysis (2020)
  8. Clifford J. Rosen; Steven A. Abrams; John F. Aloia; et al.. IOM Committee Members Respond to Endocrine Society Vitamin D Guideline (2012)