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Vitamine K2 (spécialisé)

Examen biologique : Vitamines, nutrition et oligoéléments. La vitamine K2 (menaquinone) peut être mesurée dans le sérum ou le plasma sous forme de MK-4 et de MK-7 par des méthodes chromatographiques spécialisées. Les concentrations publiées varient selon la population, l'alimentation, le prélèvement et la méthode; les intervalles ci-dessous sont des repères d'études et ne constituent pas un seuil universel de déficit ou de diagnostic.

À quoi sert cet examen

Le dosage spécialisé quantifie séparément les vitamères K2 MK-4 et MK-7 dans le sérum ou le plasma; les méthodes publiées sont HPLC avec fluorescence ou LC-MS/MS, avec une préparation d'échantillon exigeante. [s1,s2,s3,s4,s5]

La vitamine K sert de cofacteur à la gamma-carboxylation de protéines dépendantes de la vitamine K, notamment l'ostéocalcine et la matrix Gla protein; ces voies sont étudiées en relation avec l'os et la calcification vasculaire. [s6]

L'examen peut documenter une concentration circulante dans un contexte spécialisé, nutritionnel ou de recherche, mais les sources ne valident pas une concentration de MK-4 ou de MK-7 comme seuil diagnostique universel de déficit. [s1,s2,s4]

Le résultat doit être interprété avec la méthode, la population et le contexte de prélèvement du laboratoire; la mesure directe des vitamères ne se transpose pas automatiquement d'une méthode ou d'une population à l'autre. [s1,s2,s3,s4,s5]

Valeurs de référence

Le laboratoire qui réalise le dosage fait foi pour son intervalle, sa méthode et sa population; les valeurs ci-dessous sont citées séparément car elles proviennent d'études distinctes et ne sont pas interchangeables. [s1,s2,s3]

Population et nature de la valeurMK-4MK-7Unité et méthode
Adultes apparemment sains de 18–44 ans; intervalle de référence d'étude, percentiles 2,5–97,5 [s1]0,009–0,115 [s1]0,169–0,881 [s1]ng/mL; sérum, HPLC-MS; intervalle établi dans une population de Pékin et validé sur 60 personnes apparemment saines. [s1]
Adultes apparemment sains de 45–59 ans; intervalle de référence d'étude, percentiles 2,5–97,5 [s1]0,002–0,103 [s1]0,238–0,936 [s1]ng/mL; sérum, HPLC-MS; intervalle établi dans une population de Pékin et validé sur 60 personnes apparemment saines. [s1]
Adultes apparemment sains de 60–80 ans; intervalle de référence d'étude, percentiles 2,5–97,5 [s1]0,003–0,106 [s1]0,213–1,012 [s1]ng/mL; sérum, HPLC-MS; intervalle établi dans une population de Pékin et validé sur 60 personnes apparemment saines. [s1]
191 volontaires sains d'Europe centrale, âge moyen 51,2 ± 16,2 ans; plage observée de l'étude, non intervalle universel [s2]0,050–1,598 [s2]0,074–0,759 [s2]ng/mL; sérum, LC-MS/MS; les valeurs MK-4 et MK-7 ne différaient pas entre femmes et hommes dans cette étude. [s2]
Femmes ménopausées avec ostéoporose, n=192; observation moyenne ± écart-type, non intervalle de référence [s3]0,890 ± 0,291 [s3]1,002 ± 1,020 [s3]ng/mL; sérum, HPLC avec détection de fluorescence. [s3]
Femmes ménopausées sans ostéoporose, n=158; observation moyenne ± écart-type, non intervalle de référence [s3]0,825 ± 0,266 [s3]1,186 ± 1,076 [s3]ng/mL; sérum, HPLC avec détection de fluorescence. [s3]

Les intervalles de Pékin et les plages observées en Europe centrale divergent nettement, surtout pour le MK-4; cette divergence est compatible avec des différences de population, d'alimentation, de méthode et de définition statistique, et ne permet pas de choisir une plage générale sans validation locale. [s1,s2]

Les observations chez les femmes ménopausées avec ou sans ostéoporose sont des moyennes ± écarts-types et non des intervalles de référence; elles ne doivent pas être utilisées seules pour poser un diagnostic ou fixer un seuil. [s3]

Seuils de décision et gravité

L'étude de Pékin a construit ses intervalles par les percentiles 2,5 et 97,5 chez des adultes apparemment sains; ces bornes sont des intervalles de référence de cette étude, pas des seuils cliniques de décision ou d'alerte. [s1]

Interprétation

Dans une étude de transplantation rénale, l'insuffisance fonctionnelle était définie par une dp-ucMGP supérieure à 500 pmol/L et l'association observée concernait le ratio MK-4/triglycérides; cette définition de recherche ne constitue pas un seuil de MK-4 ou de MK-7 applicable à tous les patients. [s4]

Une concentration supérieure à l'intervalle d'une étude doit être rapportée avec la population de comparaison et la méthode; elle peut refléter une exposition alimentaire ou complémentaire, une différence de matrice lipidique ou une différence analytique, sans permettre à elle seule de conclure à une cause clinique. [s1,s2,s4]

Facteurs qui faussent le résultat

La méthode influence le résultat: les études ont utilisé HPLC-MS, LC-MS/MS ou HPLC avec fluorescence, avec extraction en phase solide et des procédures de prépurification différentes; les résultats numériques ne sont donc pas directement interchangeables entre méthodes. [s1,s2,s3,s4,s5]

Le prélèvement et la matrice comptent: une étude a mesuré du plasma à jeun, d'autres du sérum, et aucune procédure universelle de jeûne n'est établie pour ce dosage spécialisé. [s2,s3,s4]

Les lipides circulants peuvent modifier l'interprétation: dans l'étude de Riphagen, le MK-4 plasmatique était corrélé aux triglycérides; le laboratoire doit conserver le contexte lipidique et la méthode avec le résultat. [s4]

L'alimentation et l'exposition récente peuvent contribuer à la variabilité: le plasma de vitamine K1 était associé à la prise récente de K1 dans l'étude de transplantation, et le MK-7 peut varier selon les habitudes alimentaires; ces données ne définissent pas une correction universelle pour le MK-4 ou le MK-7. [s2,s4]

La préparation analytique est longue ou techniquement exigeante dans les méthodes publiées; les sources décrivent des laboratoires spécialisés et ne documentent pas de test immunologique de routine validé pour ces vitamères. [s2,s3,s5]

L'âge, la région et la population de référence modifient les distributions: l'étude de Pékin rapporte des intervalles distincts pour 18–44, 45–59 et 60–80 ans, alors que l'étude européenne rapporte une plage globale chez des volontaires sains. [s1,s2]

Sources

  1. Lin Chen; Meiqi Chen; Shi Cheng; Jiaxin Fei; Dan Xu; Xueyun Hou; Nannan Li; Yuliang Yuan; Guijian Liu; Cheng An. A preliminary study on the reference intervals of vitamin K in some areas of Beijing with normal physical examination population (2025)
  2. Katarína Dunovská; Jana Pouchlá; Jana Vávra; et al.. LC–MS/MS quantitative analysis of phylloquinone, menaquinone-4 and menaquinone-7 in the human serum of a healthy population (2019)
  3. Eva Klapkova; Jana Cepova; Katarína Dunovská; Richard Prusa. Determination of vitamins K1, MK-4, and MK-7 in human serum of postmenopausal women by HPLC with fluorescence detection (2018)
  4. Irene J. Riphagen; Jan C. van der Molen; Marco van Faassen; et al.. Measurement of plasma vitamin K1 (phylloquinone) and K2 (menaquinones-4 and -7) using HPLC-tandem mass spectrometry (2016)
  5. Alexander Meinitzer; Daniel Enko; Stefan Zelzer; et al.. Development of a liquid chromatography mass spectrometry method for the determination of vitamin K1, menaquinone-4, menaquinone-7 and vitamin K1-2,3 epoxide in serum of individuals without vitamin K supplements (2022)
  6. National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements. Vitamin K — Health Professional Fact Sheet (2021)