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Alpélisib

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - inhibiteur de PI3K (thérapie ciblée).

Indications

Cancer du sein localement avancé ou métastatique RH positif, HER2 négatif, avec mutation PIK3CA, ayant progressé après une hormonothérapie, chez l'homme et la femme ménopausée, en association avec le fulvestrant.

Posologie

Voie orale : 300 mg (deux comprimés de 150 mg) une fois par jour en continu, immédiatement après un repas, à heure fixe, comprimés avalés entiers ; dose maximale 300 mg par jour. Avec le fulvestrant 500 mg en intramusculaire. Mutation PIK3CA confirmée au préalable par un test validé (plasma ou tissu). Dose oubliée : la prendre après un repas dans les 9 heures, sinon l'omettre ; en cas de vomissement, ne pas reprendre. Réductions et interruptions selon la toxicité (hyperglycémie, éruption, diarrhée). Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale légère ou modérée ni d'insuffisance hépatique (même sévère) ; prudence si l'insuffisance rénale est sévère.

Contre-indications

Hypersensibilité à l'alpélisib ou à l'un des excipients.

Mises en garde et précautions

Réactions d'hypersensibilité graves (anaphylaxie, angio-œdème). Réactions cutanées sévères (syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe). Hyperglycémie sévère, parfois avec syndrome hyperosmolaire ou acidocétose mortelle : équilibrer la glycémie avant de débuter, surveiller la glycémie à jeun (semaines 1, 2, 4, 6 et 8 puis mensuellement) et l'HbA1c, plus étroitement chez le diabétique. Pneumopathie inflammatoire. Diarrhée sévère et colite. Ostéonécrose de la mâchoire avec bisphosphonates ou dénosumab. Efficacité non établie après fulvestrant. Surdosage : hyperglycémie, nausées, asthénie, éruption ; traitement symptomatique.

Interactions

Inhibiteurs de la BCRP (eltrombopag, lapatinib, pantoprazole) : exposition augmentée, prudence. Antihistaminiques H2 (ranitidine) : exposition légèrement diminuée. Bisphosphonates et inhibiteurs du RANK-ligand : risque d'ostéonécrose de la mâchoire.

Grossesse et allaitement

Ne pas utiliser chez la femme enceinte, susceptible de l'être ou qui allaite. Contraception efficace (deux méthodes barrières) pendant le traitement et au moins une semaine après (embryotoxique et tératogène chez l'animal).

Effets indésirables

Les plus fréquents (> 20 %) : hyperglycémie (77 %), élévation de la créatinine, diarrhée, lymphopénie, élévation des gamma-GT, éruptions cutanées, élévation des ALAT, nausées, anémie, fatigue, élévation de la lipase, diminution de l'appétit, stomatite, hypoglycémie, vomissements, perte de poids. Également : hypersensibilité, réactions cutanées sévères, pneumopathie, colite.

Mécanisme d'action

Inhibiteur α-spécifique de la phosphatidylinositol-3-kinase de classe I (PI3Kα) (code ATC L01EM03) : il bloque la signalisation PI3K/AKT activée par les mutations du gène PIK3CA.

Pharmacocinétique

Pic plasmatique en 2 à 4 heures ; biodisponibilité très élevée après un repas (> 99 %), plus faible à jeun (environ 69 %), d'où la prise après un repas. Volume de distribution d'environ 114 l. Substrat de la BCRP.

Conservation

Pas de précaution particulière de conservation (durée de conservation de 4 ans).

Source

RCP européen (EMA) de PIQRAY 150 mg, comprimé pelliculé, spécialité autorisée en France, non commercialisée selon la BDPM (CIS 62444026), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.

Noms commerciaux en France

PIQRAY.