Brigatinib
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - inhibiteur de tyrosine kinase ALK (thérapie ciblée).
Indications
Cancer bronchique non à petites cellules avancé avec réarrangement du gène ALK de l'adulte, en monothérapie : non précédemment traité par un inhibiteur de tyrosine kinase ALK, ou prétraité par crizotinib.
Posologie
Voie orale : 90 mg une fois par jour pendant 7 jours, puis 180 mg une fois par jour, tant qu'un bénéfice est observé ; pendant ou en dehors des repas, sans pamplemousse, comprimés avalés entiers. Statut ALK confirmé par un test validé. Après une interruption de 14 jours ou plus (hors effet indésirable), reprendre à 90 mg pendant 7 jours. Dose oubliée ou vomie : ne pas la reprendre. Réductions par paliers selon la tolérance. Inhibiteur puissant du CYP3A inévitable : réduire d'environ 50 % (180 à 90 mg ou 90 à 60 mg). Insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 ml/min) : 60 mg par jour pendant 7 jours puis 90 mg ; insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C) : 60 mg pendant 7 jours puis 120 mg ; pas d'adaptation si légère ou modérée.
Contre-indications
Hypersensibilité au brigatinib ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautions
Effets pulmonaires sévères, parfois mortels, dont pneumopathie interstitielle : interruption devant des symptômes nouveaux ou aggravés. Hypertension : mesure régulière. Bradycardie : prudence avec les bradycardisants, surveillance du pouls et de la pression artérielle. Troubles visuels : signaler tout symptôme. Élévation des CPK : signaler douleurs ou faiblesse musculaires. Élévation de l'amylase et de la lipase, des transaminases et de la bilirubine : surveillance régulière. Hyperglycémie : glycémie à jeun avant puis régulièrement. Photosensibilité : éviter l'exposition prolongée au soleil. Contient du lactose.
Interactions
Substrat du CYP3A4/5 : inhibiteurs puissants (itraconazole : exposition doublée ; indinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, clarithromycine, télithromycine, kétoconazole, voriconazole, néfazodone) à éviter, sinon réduction de dose d'environ 50 % ; inhibiteurs modérés (diltiazem, vérapamil) : exposition augmentée d'environ 40 % ; pamplemousse à éviter. Gemfibrozil (CYP2C8) : pas d'adaptation. Substrat de la P-gp et de la BCRP. Bradycardisants : prudence. Contraceptifs hormonaux : utiliser une contraception non hormonale.
Grossesse et allaitement
Contraception non hormonale efficace pendant le traitement et au moins 4 mois après chez la femme ; contraception efficace chez l'homme pendant le traitement et au moins 3 mois après. Grossesse : risque de malformations fœtales.
Effets indésirables
Les plus fréquents (≥ 25 %) : élévation des ASAT, des CPK, de la lipase, de l'amylase, des ALAT et des phosphatases alcalines, hyperglycémie, hyperinsulinémie, diarrhée, anémie, nausées, fatigue, hypophosphatémie, lymphopénie, toux, éruption cutanée, allongement du TCA, myalgies, céphalées, hypertension, leucopénie, dyspnée, vomissements ; graves : pneumonie, pneumopathie inflammatoire, dyspnée, fièvre.
Mécanisme d'action
Inhibiteur de tyrosine kinase ciblant ALK, ROS1 et IGF-1R (code ATC L01ED04) : il inhibe l'autophosphorylation d'ALK et la signalisation en aval (STAT3).
Pharmacocinétique
Pic plasmatique en 1 à 4 heures, exposition non modifiée par un repas. Liaison aux protéines de 91 % ; volume de distribution apparent d'environ 307 l. Métabolisme principal par les CYP2C8 et CYP3A4.
Conservation
Pas de précaution particulière de conservation (durée de conservation de 3 ans).
Source
RCP européen (EMA) d'ALUNBRIG 180 mg, comprimé pelliculé, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 66949061), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
ALUNBRIG.