Carfilzomib
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - inhibiteur du protéasome.
Indications
Myélome multiple de l'adulte ayant reçu au moins un traitement antérieur, en association avec le daratumumab et la dexaméthasone, avec le lénalidomide et la dexaméthasone, ou avec la dexaméthasone seule.
Posologie
Perfusion intraveineuse, jamais en bolus, sous la supervision d'un médecin expérimenté ; dose calculée sur la surface corporelle initiale (plafonnée à 2,2 m²). Avec lénalidomide et dexaméthasone : perfusion de 10 minutes aux jours 1, 2, 8, 9, 15 et 16 de cycles de 28 jours, 20 mg/m² (maximum 44 mg) aux jours 1 et 2 du cycle 1 puis 27 mg/m² (maximum 60 mg) ; à partir du cycle 13, pas de doses aux jours 8 et 9 ; au-delà de 18 cycles, évaluation individuelle. Avec la dexaméthasone seule ou avec daratumumab et dexaméthasone : schémas à 20 puis 56 mg/m² en perfusion de 30 minutes. Jusqu'à progression ou toxicité inacceptable. Données limitées en cas d'insuffisance rénale avec clairance < 50 ml/min sous lénalidomide ; pas d'adaptation initiale en cas d'insuffisance hépatique légère ou modérée (insuffisance sévère non étudiée).
Contre-indications
Hypersensibilité au carfilzomib ou à l'un des excipients. Allaitement. Contre-indications des médicaments associés.
Mises en garde et précautions
Insuffisance cardiaque nouvelle ou aggravée, ischémie et infarctus du myocarde, parfois en début de traitement ; allongement du QT et tachycardie ventriculaire. Toxicité pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aiguë, pneumopathie interstitielle), hypertension pulmonaire parfois mortelle, dyspnée fréquente. Hypertension, dont crises hypertensives parfois mortelles. Insuffisance rénale aiguë. Syndrome de lyse tumorale, surtout en cas de charge tumorale élevée. Réactions à la perfusion, parfois graves. Hémorragies avec thrombopénie. Thromboembolies veineuses, dont embolies pulmonaires mortelles. Hépatotoxicité, dont insuffisance hépatique mortelle. Microangiopathie thrombotique (PTT, SHU), leucoencéphalopathie postérieure réversible, réactivation de l'hépatite B.
Interactions
Métabolisme par peptidases et époxyde hydrolase : interactions par les cytochromes peu probables ; pas d'effet sur le midazolam. Contraceptifs oraux : efficacité possiblement réduite et risque thrombotique, utiliser une autre méthode efficace.
Grossesse et allaitement
Contraception efficace (femme ou partenaire) pendant le traitement et un mois après ; éviter les contraceptifs hormonaux à risque thrombotique. Allaitement : contre-indiqué.
Effets indésirables
Les plus fréquents (> 20 %) : anémie, fatigue, thrombopénie, nausées, diarrhée, fièvre. Effets graves possibles : insuffisance cardiaque, infarctus, arrêt cardiaque, pneumopathie, syndrome de détresse respiratoire aiguë, hypertension pulmonaire, crises hypertensives, insuffisance rénale aiguë, syndrome de lyse tumorale, réactions à la perfusion, hémorragies digestives, intracrâniennes ou pulmonaires, insuffisance hépatique, réactivation de l'hépatite B, microangiopathie thrombotique.
Mécanisme d'action
Inhibiteur du protéasome (code ATC L01XG02), tétrapeptide époxycétone qui se lie de façon sélective et irréversible aux sites actifs du protéasome 20S, entraînant l'accumulation de protéines et l'apoptose des cellules tumorales.
Pharmacocinétique
Administration intraveineuse, pas d'accumulation. Volume de distribution d'environ 28 l ; liaison aux protéines d'environ 97 %. Métabolisme rapide et important par peptidases et époxyde hydrolase.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, à l'abri de la lumière (durée de conservation de 3 ans) ; solution reconstituée stable 24 heures entre 2 °C et 8 °C.
Source
RCP européen (EMA) de KYPROLIS 10 mg, poudre pour solution pour perfusion, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 62529551), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
KYPROLIS.