Dolutégravir + Lamivudine
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antirétroviral - association fixe d'antirétroviraux.
Indications
Infection par le VIH-1 de l'adulte et de l'adolescent de plus de 12 ans pesant au moins 40 kg, sans résistance connue ou suspectée aux inhibiteurs d'intégrase ou à la lamivudine.
Posologie
Voie orale, avec ou sans nourriture : un comprimé (dolutégravir 50 mg / lamivudine 300 mg) une fois par jour. En cas d'association à la rifampicine, la carbamazépine, l'oxcarbazépine, la phénytoïne, le phénobarbital, le millepertuis, l'étravirine (sans inhibiteur de protéase boosté), l'éfavirenz, la névirapine ou le tipranavir/ritonavir, ajouter le dolutégravir séparément (se référer à son RCP). Oubli : prendre la dose si plus de 4 heures avant la suivante. Non recommandé si clairance de la créatinine < 30 mL/min ; exposition à la lamivudine augmentée entre 30 et 49 mL/min. Prudence en insuffisance hépatique sévère.
Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients. Association aux médicaments à marge thérapeutique étroite substrats de l'OCT2, notamment la fampridine (dalfampridine).
Mises en garde et précautions
Réactions d'hypersensibilité au dolutégravir : arrêt immédiat. Co-infection VHB : la lamivudine seule n'est pas un traitement adéquat de l'hépatite B (traitement supplémentaire généralement nécessaire) ; à l'arrêt, surveiller fonction hépatique et réplication du VHB (risque d'exacerbation sévère de l'hépatite). Insuffisance rénale modérée : exposition à la lamivudine 1,6 à 3,3 fois plus élevée. Syndrome de restauration immunitaire, ostéonécrose, prise de poids et anomalies métaboliques, dysfonctionnement mitochondrial après exposition in utero.
Interactions
Celles de chaque composant : dolutégravir métabolisé par l'UGT1A1 (inducteurs : dose de dolutégravir à doubler par ajout séparé ; antiacides et suppléments contenant des cations métalliques réduisent son absorption) ; lamivudine éliminée par voie rénale (OCT2, MATE1, MATE2-K). Cladribine : association non recommandée.
Grossesse et allaitement
Grossesse : utilisable si nécessaire ; plus de 1 000 grossesses exposées pour chaque composant sans effet malformatif, mais la bithérapie n'a pas été étudiée pendant la grossesse. Allaitement : déconseillé aux femmes vivant avec le VIH.
Effets indésirables
Les plus fréquents : céphalées (3 %), diarrhée (2 %), nausées (2 %), insomnie (2 %). Fréquents : dépression, anxiété, rêves anormaux, sensations vertigineuses, somnolence, vomissements, douleurs abdominales, élévation des transaminases et de la CPK, éruption, prurit, alopécie, arthralgies, fatigue, prise de poids. Rares : pancréatite, insuffisance hépatique aiguë, angiœdème, rhabdomyolyse.
Mécanisme d'action
Association d'un inhibiteur de l'intégrase (dolutégravir, blocage du transfert de brin) et d'un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (lamivudine, dont le triphosphate provoque la terminaison de la chaîne d'ADN viral) ; code ATC J05AR25.
Pharmacocinétique
À jeun, concentration maximale en 2,5 heures (dolutégravir) et 1 heure (lamivudine). Biodisponibilité de la lamivudine de 80 à 85 %. Liaison aux protéines : > 99 % pour le dolutégravir, faible pour la lamivudine. Demi-vies : environ 14 heures (dolutégravir), 18 à 19 heures (lamivudine).
Conservation
Aucune condition de conservation particulière (4 ans en flacon, 2 ans en plaquettes).
Source
RCP européen (EMA) de DOVATO 50 mg/300 mg, comprimé pelliculé, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 67301231), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
DOVATO.