Doravirine
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antirétroviral - inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI).
Indications
Infection par le VIH-1 de l'adulte et de l'adolescent de 12 ans et plus pesant au moins 35 kg, sans preuve antérieure ou actuelle de résistance aux INNTI, en association avec d'autres antirétroviraux.
Posologie
Voie orale, avec ou sans nourriture, comprimé avalé entier : 100 mg une fois par jour. Avec la rifabutine ou, si elle ne peut être évitée, un autre inducteur modéré du CYP3A (dabrafénib, lésinurad, bosentan, thioridazine, nafcilline, modafinil, éthyle de télotristat) : 100 mg deux fois par jour à environ 12 heures d'intervalle. Oubli de moins de 12 heures : prendre la dose dès que possible ; au-delà, l'omettre. Pas d'adaptation en insuffisance rénale (non étudié en insuffisance rénale terminale ou sous dialyse) ni en insuffisance hépatique légère ou modérée (non étudié si sévère).
Contre-indications
Hypersensibilité à la doravirine ou à l'un des excipients. Association aux inducteurs puissants du CYP3A : carbamazépine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, rifapentine, millepertuis, mitotane, enzalutamide, lumacaftor (liste non exhaustive).
Mises en garde et précautions
Non évaluée chez les patients ayant un antécédent d'échec virologique. Réactions cutanées sévères (syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique) : arrêt immédiat. Prudence avec les médicaments réduisant l'exposition à la doravirine. Syndrome de restauration immunitaire. Contient du lactose.
Interactions
Principalement métabolisée par le CYP3A : inducteurs puissants contre-indiqués, inducteurs modérés imposant 100 mg deux fois par jour ; les inhibiteurs du CYP3A peuvent augmenter ses concentrations.
Grossesse et allaitement
Grossesse : peu ou pas de données ; par précaution, préférable d'éviter. Allaitement : passage dans le lait inconnu chez la femme ; allaitement déconseillé aux femmes vivant avec le VIH.
Effets indésirables
Les plus fréquents : nausées (4 %), céphalées (3 %). Fréquents : rêves anormaux, insomnie, sensations vertigineuses, somnolence, diarrhée, flatulences, douleurs abdominales, vomissements, éruption, fatigue, élévation de l'ALAT. Peu fréquents : dépression, anxiété, idées suicidaires, hypertension, prurit. Fréquence indéterminée : hépatite, nécrolyse épidermique toxique.
Mécanisme d'action
Inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse du VIH-1 de type pyridinone (code ATC J05AG06), par inhibition non compétitive ; n'inhibe pas les ADN polymérases cellulaires α, β ni l'ADN polymérase mitochondriale γ.
Pharmacocinétique
Concentration maximale en 2 heures ; biodisponibilité absolue d'environ 64 %. Liaison aux protéines plasmatiques d'environ 76 %. Métabolisme principalement par le CYP3A. Demi-vie terminale d'environ 15 heures.
Conservation
Dans le flacon d'origine soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité, sans retirer le dessiccant ; pas de précaution de température (30 mois ; utiliser dans les 35 jours après ouverture).
Source
RCP européen (EMA) de PIFELTRO 100 mg, comprimé pelliculé, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 68914027), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
PIFELTRO.