Durvalumab
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - anticorps monoclonal anti-PD-L1, inhibiteur de point de contrôle immunitaire (immunothérapie).
Indications
Cancer bronchique non à petites cellules : résécable à haut risque sans mutation EGFR ni réarrangement ALK, en néoadjuvant avec une chimiothérapie à base de platine puis en adjuvant ; localement avancé non opérable, PD-L1 ≥ 1 %, sans progression après chimioradiothérapie à base de platine ; métastatique sans mutation EGFR ni ALK, en première ligne avec le trémélimumab et une chimiothérapie à base de platine. Cancer bronchique à petites cellules : stade limité sans progression après chimioradiothérapie ; stade étendu en première ligne avec étoposide et carboplatine ou cisplatine. Cancer des voies biliaires non résécable ou métastatique, avec gemcitabine et cisplatine. Carcinome hépatocellulaire avancé ou non résécable en première ligne, seul ou avec le trémélimumab. Cancer de l'endomètre avancé ou récurrent, avec carboplatine et paclitaxel puis en entretien (seul si dMMR, avec l'olaparib si pMMR).
Posologie
Perfusion intraveineuse d'une heure, avant la chimiothérapie lorsqu'elle est associée ; test PD-L1 ou MMR validé lorsque l'indication le requiert. Monothérapie : par exemple 10 mg/kg toutes les 2 semaines ou 1 500 mg toutes les 4 semaines (cancer bronchique localement avancé, 12 mois au maximum) ; 1 500 mg toutes les 4 semaines dans le cancer à petites cellules de stade limité. En association : doses et rythmes propres à chaque indication (voir le RCP). Pas de réduction de dose : report ou arrêt selon les effets d'origine immunologique. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale ou hépatique légère ou modérée.
Contre-indications
Hypersensibilité au durvalumab ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautions
Effets indésirables à médiation immunitaire : pneumopathie (à distinguer d'une pneumopathie radique), hépatite, colite, endocrinopathies (hypothyroïdie, hyperthyroïdie, thyroïdite, insuffisance surrénalienne, diabète de type 1 avec acidocétose parfois mortelle, hypophysite), néphrite, éruptions et dermatites dont pemphigoïde, et autres ; prise en charge par suspension et corticoïdes. Réactions liées à la perfusion. Traçabilité : enregistrer le nom et le numéro de lot.
Interactions
Éviter les corticoïdes systémiques (au-delà de 10 mg par jour de prednisone) et les immunosuppresseurs avant de débuter ; utilisables ensuite pour traiter les effets d'origine immunologique. Pas d'interaction pharmacocinétique significative avec les traitements associés.
Grossesse et allaitement
Contraception efficace pendant le traitement et au moins 3 mois après la dernière administration. Grossesse : risque potentiel (passage placentaire des IgG1, pertes fœtales par perturbation de la voie PD-L1 chez l'animal).
Effets indésirables
En monothérapie, les plus fréquents (> 10 %) : toux, diarrhée, éruption cutanée, arthralgies, fièvre, douleurs abdominales, infections des voies respiratoires supérieures, prurit, hypothyroïdie ; grade 3 ou plus : pneumonie, élévation des transaminases.
Mécanisme d'action
Anticorps monoclonal humain de type IgG1 dirigé contre PD-L1 (code ATC L01FF03) : il bloque l'interaction de PD-L1 avec PD-1 et CD80, levant l'inhibition de la réponse immunitaire antitumorale.
Pharmacocinétique
Administration intraveineuse ; volume de distribution d'environ 5,6 l ; élimination par catabolisme protéique ; demi-vie terminale d'environ 18 jours.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, à l'abri de la lumière (durée de conservation de 3 ans) ; solution diluée stable jusqu'à 30 jours entre 2 °C et 8 °C.
Source
RCP européen (EMA) d'IMFINZI 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 63690956), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
IMFINZI.