Elranatamab
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - anticorps ou protéine bispécifique engageant les lymphocytes T (CD3).
Indications
Myélome multiple de l'adulte en rechute et réfractaire, ayant reçu au moins trois traitements antérieurs (dont un immunomodulateur, un inhibiteur du protéasome et un anticorps anti-CD38) et en progression pendant le dernier, en monothérapie.
Posologie
Injection sous-cutanée (abdomen de préférence, ou cuisse) par un professionnel de santé disposant du personnel et du matériel nécessaires à la prise en charge du syndrome de relargage des cytokines et de l'ICANS. Avant de débuter : numération, exclusion d'une infection active et d'une grossesse. Escalade de dose : 12 mg au jour 1 et 32 mg au jour 4, puis 76 mg une fois par semaine de la semaine 2 à la semaine 24 ; chez les répondeurs, toutes les 2 semaines après 24 semaines, puis toutes les 4 semaines si la réponse se maintient. Prémédication et surveillance selon le RCP. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ni d'insuffisance hépatique légère.
Contre-indications
Hypersensibilité à l'elranatamab ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautions
Syndrome de relargage des cytokines, parfois mortel. Toxicités neurologiques graves dont ICANS. Infections sévères, parfois mortelles, dont infections virales nouvelles ou réactivées. Neutropénie et neutropénie fébrile : numération régulière. Hypogammaglobulinémie : surveillance des immunoglobulines, substitution si besoin. Vaccins à virus vivant : non recommandés dans les 4 semaines précédant le traitement, pendant et après. Traçabilité : enregistrer le nom et le numéro de lot.
Interactions
Le relargage initial de cytokines peut inhiber les CYP450, surtout pendant l'escalade de dose et jusqu'à 14 jours après, ainsi qu'après un syndrome de relargage : surveiller les substrats à marge étroite (ciclosporine, phénytoïne, sirolimus, warfarine) et adapter leur dose.
Grossesse et allaitement
Test de grossesse avant le traitement ; contraception efficace pendant le traitement et 6 mois après la dernière dose. Grossesse : non recommandé (risque pour le fœtus).
Effets indésirables
Les plus fréquents : syndrome de relargage des cytokines (58 %), anémie, neutropénie, fatigue, infections des voies aériennes supérieures, réaction au site d'injection, diarrhée, pneumonie, thrombopénie, lymphopénie, diminution de l'appétit, fièvre, éruption, arthralgies, hypokaliémie, nausées, sécheresse cutanée, dyspnée ; graves : pneumonie (32 %), sepsis, syndrome de relargage des cytokines.
Mécanisme d'action
Anticorps bispécifique engageant les lymphocytes T (code ATC L01FX32), qui se lie au CD3-epsilon des lymphocytes T et au BCMA des plasmocytes et cellules myélomateuses, provoquant l'activation des lymphocytes T et la lyse des cellules tumorales.
Pharmacocinétique
Biodisponibilité sous-cutanée d'environ 56 %, pic en 3 à 7 jours. Volume de distribution d'environ 4,8 l (central) ; demi-vie d'environ 22 jours.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, à l'abri de la lumière (durée de conservation de 3 ans) ; après ouverture, stable 7 jours selon le RCP.
Source
RCP européen (EMA) d'ELREXFIO 40 mg/mL, solution injectable, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 65312065), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
ELREXFIO.