Epcoritamab
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - anticorps ou protéine bispécifique engageant les lymphocytes T (CD3).
Indications
Adulte : lymphome diffus à grandes cellules B en rechute ou réfractaire après au moins deux lignes de traitement systémique (monothérapie) ; lymphome folliculaire en rechute ou réfractaire, en association avec le lénalidomide et le rituximab, ou en monothérapie après au moins deux lignes de traitement systémique.
Posologie
Injection sous-cutanée (partie inférieure de l'abdomen ou cuisse), sous la supervision d'un professionnel qualifié ; au moins une dose de tocilizumab disponible avant l'administration au cycle 1. Cycles de 28 jours. Lymphome diffus à grandes cellules B : 0,16 mg à J1, 0,8 mg à J8, puis 48 mg à J15 et J22 du cycle 1 ; 48 mg chaque semaine aux cycles 2–3, toutes les 2 semaines aux cycles 4–9, puis toutes les 4 semaines à partir du cycle 10. Lymphome folliculaire en monothérapie : escalade en trois étapes (0,16 mg J1, 0,8 mg J8, 3 mg J15, 48 mg J22), puis même rythme. En association (lénalidomide, rituximab) : même escalade, 48 mg chaque semaine aux cycles 2–3 puis toutes les 4 semaines aux cycles 4 à 12 (12 cycles au total). Prémédication par corticoïde (dexaméthasone 15 mg ou prednisolone 100 mg) avant chaque dose et pendant 3 jours après chaque dose du cycle 1. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ni d'insuffisance hépatique légère.
Contre-indications
Hypersensibilité à l'epcoritamab ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautions
Syndrome de relargage des cytokines, pouvant être mortel (fièvre, hypotension, hypoxie). Syndrome de neurotoxicité lié aux cellules effectrices de l'immunité (ICANS). Lymphohistiocytose hémophagocytaire, parfois mortelle. Infections graves ou mortelles. Syndrome de lyse tumorale : hydratation et prophylaxie chez les patients à risque. Poussée tumorale. Données limitées en cas de maladie CD20 négative. Carte patient. Vaccins vivants ou vivants atténués : ne pas administrer pendant le traitement. Contient du sorbitol. Traçabilité : enregistrer le nom et le numéro de lot.
Interactions
Aucune étude d'interaction. L'élévation transitoire des cytokines peut inhiber les CYP450 : envisager une surveillance thérapeutique des substrats à marge étroite à l'instauration.
Grossesse et allaitement
Vérifier l'absence de grossesse avant le traitement ; contraception efficace pendant le traitement et au moins 4 mois après la dernière dose. Grossesse : risque d'effets délétères chez le fœtus (lymphopénie B, altération de l'immunité) ; les IgG1 peuvent traverser le placenta.
Effets indésirables
Les plus fréquents (≥ 20 %) : syndrome de relargage des cytokines, réactions au site d'injection, fatigue, infections virales, neutropénie, douleurs musculosquelettiques, fièvre, diarrhée. Aussi : pneumonie, infections respiratoires, anémie, thrombopénie, lymphopénie, neutropénie fébrile, sepsis, poussée tumorale.
Mécanisme d'action
Anticorps bispécifique IgG1 humanisé (code ATC L01FX27) qui se lie au CD20 des lymphocytes B et au CD3 des lymphocytes T ; l'engagement simultané des deux cellules entraîne l'activation des lymphocytes T et la lyse des cellules B CD20+.
Pharmacocinétique
Pic en 3 à 4 jours après la dose de 48 mg sous-cutanée. Volume de distribution apparent à l'équilibre d'environ 25,6 l. Clairance saturable médiée par la cible ; demi-vie de 22 à 25 jours à la dose complète, selon le rythme d'administration.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière (flacon non ouvert : 2 ans) ; solution diluée ou préparée stable 24 heures entre 2 °C et 8 °C selon le RCP.
Source
RCP européen (EMA) de TEPKINLY 4 mg/0,8 mL, solution injectable, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 69520409), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
TEPKINLY.