Glofitamab
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - anticorps ou protéine bispécifique engageant les lymphocytes T (CD3).
Indications
Adulte : lymphome diffus à grandes cellules B non spécifié, réfractaire ou en rechute, non éligible à une autogreffe, en association avec la gemcitabine et l'oxaliplatine ; lymphome diffus à grandes cellules B réfractaire ou en rechute après au moins deux lignes de traitement systémique, en monothérapie.
Posologie
Perfusion intraveineuse sur ligne dédiée (jamais en bolus), sous la supervision d'un professionnel expérimenté disposant des moyens de prendre en charge le syndrome de relargage des cytokines et l'ICANS ; au moins une dose de tocilizumab disponible aux cycles 1 et 2. Prétraitement par obinutuzumab 1 000 mg à J1 du cycle 1. Cycles de 21 jours : 2,5 mg à J8 et 10 mg à J15 du cycle 1 (perfusions de 4 heures), puis 30 mg à J1 des cycles 2 à 12 (2 heures si bien toléré). En association : gemcitabine 1 000 mg/m² et oxaliplatine 100 mg/m² aux cycles 1 à 8, glofitamab seul aux cycles 9 à 12. Prémédication (dexaméthasone 20 mg IV, antalgique-antipyrétique, antihistaminique) selon le RCP ; prophylaxie anti-infectieuse recommandée. Aucune réduction de dose. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale légère ou modérée ni d'insuffisance hépatique légère.
Contre-indications
Hypersensibilité au glofitamab, à l'obinutuzumab ou à l'un des excipients ; contre-indications de l'obinutuzumab.
Mises en garde et précautions
Syndrome de relargage des cytokines, parfois menaçant le pronostic vital (fièvre, tachycardie…). ICANS grave, parfois mortel. Infections graves, dont opportunistes : ne pas administrer en cas d'infection active. Poussée tumorale. Syndrome de lyse tumorale chez les patients à risque. Bénéfice possiblement moindre en cas de lymphome CD20 négatif. Carte patient. Vaccins vivants non recommandés pendant le traitement. Contient du polysorbate 20. Traçabilité : enregistrer le nom et le numéro de lot.
Interactions
Aucune étude d'interaction. Le relargage de cytokines peut diminuer l'activité des CYP450, surtout la semaine suivant chacune des 2 premières doses : surveiller les médicaments à marge étroite (warfarine, ciclosporine). Pas d'influence de la gemcitabine ni de l'oxaliplatine sur sa pharmacocinétique.
Grossesse et allaitement
Contraception efficace pendant le traitement et au moins 2 mois après la dernière dose. Grossesse : non recommandé (déplétion probable des cellules B fœtales ; les IgG traversent le placenta).
Effets indésirables
Monothérapie, les plus fréquents (≥ 20 %) : syndrome de relargage des cytokines, neutropénie, anémie, thrombopénie, éruption cutanée ; graves : syndrome de relargage des cytokines (22,1 %), sepsis, COVID-19, poussée tumorale, neutropénie fébrile, épanchement pleural. En association : aussi nausées, neuropathie périphérique, diarrhée, élévation des transaminases, lymphopénie, fièvre.
Mécanisme d'action
Anticorps monoclonal bispécifique (code ATC L01FX28) qui se lie de manière bivalente au CD20 des cellules B et de manière monovalente au CD3 des cellules T, entraînant l'activation des lymphocytes T et la lyse des cellules B.
Pharmacocinétique
Volume central de distribution d'environ 3,3 l. Métabolisme non étudié. Clairance indépendante du temps et clairance variant avec le temps ; demi-vie effective d'environ 7,9 jours en phase linéaire.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière (flacon non ouvert : 30 mois) ; solution diluée stable jusqu'à 72 heures selon le RCP.
Source
RCP européen (EMA) de COLUMVI 10 mg, solution à diluer pour perfusion, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 68364042), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
COLUMVI.