Goséréline
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Analogue de la GnRH (agoniste).
Indications
Cancer de la prostate : métastatique ; localement avancé, en alternative à la castration chirurgicale ; en adjuvant ou en néoadjuvant de la radiothérapie des formes localisées à haut risque ou localement avancées ; en adjuvant de la prostatectomie radicale des formes localement avancées à haut risque de progression. Cancer du sein précoce et avancé avec récepteurs aux estrogènes positifs chez la femme non ménopausée ou en périménopause (3,6 mg). Endométriose : soulagement des symptômes, dont la douleur, et réduction de la taille et du nombre des lésions.
Posologie
Adulte : un implant de 3,6 mg injecté par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale antérieure tous les 28 jours. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale ou hépatique ni chez le sujet âgé. Cancer du sein : débuter l'agoniste de la LHRH au moins 6 à 8 semaines avant un inhibiteur de l'aromatase et le poursuivre sans interruption ; confirmer la suppression ovarienne (FSH et estradiol bas) avant l'inhibiteur de l'aromatase ; après chimiothérapie, débuter une fois le statut non ménopausique confirmé.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Grossesse et allaitement.
Mises en garde et précautions
Pas de données sur le retrait ou la dissolution de l'implant. Risque accru de dépression parfois sévère : informer et surveiller, surtout en cas d'antécédent. Allongement du QT (privation androgénique) : évaluer le bénéfice-risque en cas de facteurs de risque ou de médicaments associés. Lésions au point d'injection (douleur, hématome, hémorragie, lésion vasculaire, rares chocs hémorragiques) : prudence si IMC bas ou anticoagulation à dose curative, surveiller les signes d'hémorragie abdominale. Positivité possible des tests antidopage.
Interactions
La privation androgénique pouvant allonger l'intervalle QT, évaluer soigneusement l'association aux médicaments allongeant le QT ou torsadogènes : antiarythmiques de classe IA (quinidine, disopyramide) ou III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), méthadone, moxifloxacine, antipsychotiques.
Grossesse et allaitement
Grossesse : ne pas utiliser (risque théorique d'avortement ou d'anomalie fœtale) ; exclure une grossesse avant traitement et utiliser une contraception non hormonale jusqu'au retour des règles. Allaitement : non recommandé.
Effets indésirables
Les plus fréquents : bouffées de chaleur, sueurs, réactions au point d'injection. Peu fréquents : hypersensibilité médicamenteuse ; hypercalcémie (femme). Rare : réaction anaphylactique. Très rares : tumeur hypophysaire, hémorragie hypophysaire. Fréquent chez l'homme : altération de la tolérance au glucose. Fréquence indéterminée : anémie, leucopénie, thrombopénie ; dégénérescence de fibrome utérin (femme).
Mécanisme d'action
Analogue synthétique de la LHRH (analogues de l'hormone de libération des gonadotrophines ; code ATC L02AE03) : en administration prolongée, inhibe la sécrétion hypophysaire de LH, d'où une baisse réversible de la testostérone chez l'homme et de l'estradiol chez la femme ; hausse transitoire initiale possible ; testostérone au niveau de castration vers le 21e jour, entraînant la régression tumorale prostatique.
Pharmacocinétique
Biodisponibilité quasi complète ; un implant toutes les 4 semaines maintient des concentrations efficaces sans accumulation tissulaire ; faible liaison aux protéines ; demi-vie d'élimination sérique de 2 à 4 heures (allongée en cas d'insuffisance rénale, sans conséquence pour la forme mensuelle) ; pas de modification notable en cas d'insuffisance hépatique.
Conservation
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C.
Source
RCP (SmPC) eMC/MHRA, ZOLADEX 3,6 mg implant (goséréline), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.