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Noréthistérone

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Hormone - progestatif de synthèse.

Indications

À faible dose : saignements utérins dysfonctionnels, polyménorrhée, ménorragies, métropathie hémorragique, syndrome prémenstruel, report des règles. À forte dose : cancer du sein disséminé.

Posologie

Voie orale. Posologie exprimée en noréthistérone (RCP britannique rédigé pour des comprimés à 5 mg). Faible dose : saignements utérins dysfonctionnels, polyménorrhée, ménorragies, dysménorrhée et métropathie hémorragique : 5 mg 3 fois par jour pendant 10 jours ; le saignement s'arrête habituellement en 48 heures ; une hémorragie de privation semblable aux règles survient quelques jours après la fin du traitement ; pour prévenir la récidive, 5 mg 2 fois par jour du 19e au 26e jour des deux cycles suivants. Endométriose : 5 mg 3 fois par jour pendant au moins 6 mois ; porter à 20 ou 25 mg par jour en cas de spotting, puis revenir à la dose initiale à l'arrêt du saignement. Report des règles : 5 mg 3 fois par jour en commençant 3 jours avant la date prévue des règles ; les règles surviennent habituellement dans les 3 jours suivant l'arrêt. Syndrome prémenstruel : 5 mg par jour du 16e au 25e jour du cycle. Forte dose : cancer du sein disséminé, 40 mg par jour au départ, portés à 60 mg en l'absence de régression.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients ; grossesse ; antécédent de thromboembolie veineuse idiopathique ou thromboembolie veineuse en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ; maladie thromboembolique artérielle active ou récente (angor, infarctus du myocarde) ; trouble de la fonction hépatique ; antécédent d'ictère idiopathique gravidique ; prurit sévère ou pemphigoïde gestationnelle ; saignement vaginal irrégulier non diagnostiqué ; porphyrie.

Mises en garde et précautions

En l'absence de règles après une cure, exclure une grossesse avant toute nouvelle cure. Arrêter le traitement en cas d'ictère ou d'altération de la fonction hépatique, d'élévation significative de la pression artérielle ou de céphalées de type migraineux d'apparition récente. Les progestatifs peuvent provoquer une rétention hydrique : prudence en cas d'épilepsie, de migraine, d'asthme, de dysfonction cardiaque ou rénale. Risque thromboembolique veineux : l'usage prolongé de progestatifs à faible dose dans la contraception orale combinée ou le traitement hormonal substitutif combiné a été associé à un risque accru, le rôle du progestatif restant incertain ; réévaluer soigneusement la patiente présentant des symptômes évocateurs avant de poursuivre. En cas de baisse brutale de la vision, d'exophtalmie, de diplopie ou de migraine, examen ophtalmologique pour exclure un œdème papillaire ou une atteinte vasculaire rétinienne avant de poursuivre. Suite tronquée par la base.

Interactions

Le métabolisme des progestatifs peut être accéléré par les inducteurs enzymatiques (cytochrome P450) : anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz, tétracyclines, ampicilline, oxacilline, cotrimoxazole) ; le ritonavir et le nelfinavir, pourtant inhibiteurs puissants, ont un effet inducteur avec les hormones stéroïdiennes ; les préparations de millepertuis peuvent aussi l'induire : baisse possible des concentrations de progestatif. L'aminoglutéthimide diminuerait les concentrations de certains progestatifs. Ciclosporine : augmentation des concentrations de ciclosporine et/ou diminution de celles de noréthistérone. Avec les cytotoxiques, les progestatifs pourraient réduire la toxicité hématologique de la chimiothérapie. Prudence avec les autres médicaments favorisant la rétention hydrique (AINS, vasodilatateurs). Suite tronquée par la base.

Grossesse et allaitement

La noréthistérone est contre-indiquée pendant la grossesse. Allaitement : non renseigné dans la rubrique restituée.

Effets indésirables

Progestatifs seuls à faible dose. Génito-urinaires : saignements intercurrents, spotting, aménorrhée, saignements utérins anormaux (irréguliers, augmentés ou diminués), modification des sécrétions cervicales, érosions cervicales, anovulation prolongée. Seins : galactorrhée, mastodynie, tension mammaire. Système nerveux central : dépression, céphalées, vertiges, fatigue, insomnie, nervosité, somnolence, confusion, euphorie, troubles de la concentration, troubles visuels. Digestifs et hépatobiliaires : nausées, vomissements, ictère cholestatique, constipation, diarrhée, sécheresse buccale, perturbation de la fonction hépatique. Tumeurs : adénome hépatique. Métabolisme : modification des lipides et lipoprotéines sériques, élévation de la glycémie et de l'insulinémie à jeun, baisse de la tolérance au glucose, effets de type adrénergique (tremblements fins des mains, sueurs, crampes nocturnes des mollets), effets de type corticoïde (syndrome cushingoïde), cataracte diabétique, aggravation d'un diabète, glycosurie. Cardiovasculaires : accidents thromboemboliques, infarctus cérébral et du myocarde, insuffisance cardiaque congestive, hausse de la pression artérielle, palpitations, embolie pulmonaire, thrombose rétinienne, tachycardie, thrombophlébite. Suite (peau et muqueuses) tronquée par la base. Surdosage : nausées, vomissements, augmentation du volume des seins puis saignement vaginal ; pas d'antidote spécifique, traitement symptomatique ; lavage gastrique possible en cas de prise massive vue précocement (dans les 4 heures).

Mécanisme d'action

Progestatif (groupe ATC L02AB). À doses intermédiaires (5 à 10 mg), la noréthistérone supprime l'ovulation par son action hypophysaire ; la production endogène d'œstrogènes et de progestérone est aussi freinée, et l'endomètre ectopique est transformé en une décidue ressemblant à celle de la grossesse. Dans le cancer, elle agirait par inhibition hypophysaire ou par action directe sur les localisations tumorales.

Pharmacocinétique

Absorption orale rapide et complète ; pic plasmatique entre 1 et 3 heures chez la plupart des sujets. Du fait de l'effet de premier passage, les taux sanguins après prise orale représentent 60 % de ceux obtenus par voie intraveineuse. Demi-vie d'élimination de 5 à 12 heures (moyenne 7,6 heures). Métabolisme principalement hépatique ; environ 60 % de la dose excrétée sous forme de métabolites dans les urines et les selles.

Conservation

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C. Conserver dans l'emballage d'origine.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, Norethisterone 5 mg comprimé, rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2 et 6.4.

Noms commerciaux au Congo