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Ondansétron

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antiémétique - antagoniste sélectif des récepteurs 5-HT3 de la sérotonine (ATC A04AA01).

Indications

Prévention et traitement des nausées et vomissements induits par la chimiothérapie cytotoxique (modérément à hautement émétisante) et la radiothérapie, chez l'adulte et l'enfant à partir de 6 mois. Prévention/traitement des nausées et vomissements post-opératoires (forme injectable).

Posologie

Chimiothérapie/radiothérapie (adulte) : 8mg per os 1-2h avant le traitement, puis 8mg toutes les 12h pendant 2-5 jours pour les nausées retardées (max 32mg/jour). Nausées post-opératoires : 4mg en IV lente (≥30 secondes). Une dose IV unique ne doit jamais dépasser 16mg (risque dose-dépendant d'allongement du QT). Comprimé orodispersible : à prendre avec ou sans eau.

Contre-indications

Hypersensibilité à l'ondansétron ou aux autres antagonistes des récepteurs 5-HT3. Enfant de moins de 6 ans (selon les formes) ou de moins de 6 mois selon l'indication précise. Grossesse : 1er trimestre (contre-indication formelle). Association à l'apomorphine (risque de sédation profonde et d'hypotension sévère).

Mises en garde et précautions

Allonge l'intervalle QT de façon dose-dépendante — des cas de torsades de pointes ont été rapportés en post-commercialisation ; à éviter en cas de syndrome du QT long congénital, et à utiliser avec prudence en cas d'insuffisance cardiaque congestive, de troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie) ou d'association à d'autres médicaments allongeant le QT. Risque de constipation sévère pouvant se compliquer d'occlusion intestinale, notamment chez les patients à risque.

Interactions

Médicaments allongeant le QT (antiarythmiques comme l'amiodarone, certains antibiotiques comme l'érythromycine, antipsychotiques) : prudence accrue, risque cumulé de torsades de pointes. Apomorphine : contre-indiquée. Inducteurs puissants du CYP3A4 (rifampicine, phénytoïne, carbamazépine) : peuvent augmenter la clairance de l'ondansétron et réduire son efficacité. Tramadol : possible réduction de son effet antalgique. Cocaïne : interaction rapportée.

Grossesse et allaitement

Contre-indiqué au 1er trimestre de grossesse — une étude de cohorte portant sur 1,8 million de grossesses a montré un risque accru de fentes labiales (3 cas supplémentaires pour 10 000 femmes traitées, risque relatif ajusté 1,24). Aux 2e/3e trimestres : précaution, à utiliser seulement si nécessaire. Allaitement déconseillé — l'ondansétron s'élimine dans le lait maternel chez l'animal.

Effets indésirables

Très fréquent : céphalées. Fréquents : constipation (rarement compliquée d'occlusion), bouffées de chaleur, réactions au point d'injection. Peu fréquents : troubles du rythme cardiaque, douleurs thoraciques, bradycardie, hypotension, hoquet, mouvements anormaux (syndrome extrapyramidal, dystonies), convulsions, anomalies du bilan hépatique. Rares : réactions allergiques sévères, vertiges (surtout en IV rapide), troubles visuels transitoires, allongement du QT, torsades de pointes, phlébite.

Mécanisme d'action

Antagoniste sélectif et puissant des récepteurs 5-HT3, périphériques (terminaisons vagales intestinales) et centraux (zone gâchette chémoréceptrice de l'area postrema), bloquant l'action émétisante de la sérotonine libérée lors de la chimiothérapie/radiothérapie.

Pharmacocinétique

Métabolisme hépatique principalement par le CYP3A4 (et CYP1A2, CYP2D6) — le métabolisme de la spartéine/débrisoquine (marqueurs du CYP2D6) n'est pas affecté, pas d'adaptation nécessaire chez les métaboliseurs lents.

Conservation

Température ambiante

Source

RCP ANSM/BDPM, ONDANSETRON BIOGARAN/ZENTIVA 8mg comprimé orodispersible, ONDANSETRON VIATRIS 2mg/mL solution injectable ; AFMPS, RCP ondansétron solution injectable.

Noms commerciaux au Congo