Pémigatinib
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - inhibiteur des récepteurs FGFR (thérapie ciblée).
Indications
Cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique de l'adulte avec fusion ou réarrangement du gène FGFR2, en progression après au moins une ligne de traitement systémique, en monothérapie.
Posologie
Voie orale, à heure fixe, avec ou sans nourriture ; comprimés ni écrasés, mâchés, coupés ni dissous. Fusion FGFR2 confirmée sur un échantillon tumoral. 13,5 mg une fois par jour pendant 14 jours, puis 7 jours d'arrêt (cycles de 21 jours), jusqu'à progression ou toxicité inacceptable. Oubli de plus de 4 heures ou vomissement : pas de dose supplémentaire. Régime pauvre en phosphates si phosphatémie > 5,5 mg/dl ; traitement hypophosphatémiant à envisager au-delà de 7 mg/dl. Insuffisance rénale ou hépatique sévère, ou inhibiteur puissant du CYP3A4 : 13,5 mg réduit à 9 mg (9 mg réduit à 4,5 mg). Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale légère à modérée, terminale sous hémodialyse, ni d'insuffisance hépatique légère à modérée.
Contre-indications
Hypersensibilité au pémigatinib ou à l'un des excipients. Association au millepertuis.
Mises en garde et précautions
Hyperphosphatémie (effet attendu) : risque d'hypocalcémie, de minéralisation des tissus mous, de crampes, de convulsions, d'allongement du QT et d'arythmies ; hypophosphatémie possible. Décollement séreux de la rétine : examen ophtalmologique avec tomographie par cohérence optique avant le traitement, tous les 2 mois pendant 6 mois, puis tous les 3 mois et en urgence en cas de symptômes. Sécheresse oculaire. Augmentation de la créatinine par inhibition de sa sécrétion tubulaire (OCT2, MATE1). Toxicité embryo-fœtale : test de grossesse avant le traitement. Éviter les inhibiteurs de la pompe à protons, les inducteurs puissants ou modérés du CYP3A4 et le pamplemousse.
Interactions
Contre-indiqué : millepertuis. Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (itraconazole : ASC + 88 %) : réduire la dose. Inducteurs puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, rifampicine ; ASC - 85 % avec la rifampicine) : à éviter. Inhibiteurs de la pompe à protons (Cmax diminuée avec l'ésoméprazole) : à éviter. Pamplemousse à éviter.
Grossesse et allaitement
Contraception efficace chez la femme et chez l'homme pendant le traitement et 1 semaine après, avec une méthode barrière en complément. Grossesse : risque pour le fœtus. Allaitement : interrompre pendant le traitement et 1 semaine après.
Effets indésirables
Les plus fréquents : hyperphosphatémie (60,5 %), alopécie (49,7 %), diarrhée (47,6 %), toxicité unguéale (44,9 %), fatigue, nausées, stomatite, constipation, dysgueusie, sécheresse buccale, arthralgie, sécheresse oculaire, hypophosphatémie, sécheresse cutanée, syndrome main-pied ; graves : hyponatrémie, augmentation de la créatinine ; décollement de la rétine.
Mécanisme d'action
Inhibiteur des kinases FGFR1, 2 et 3 (code ATC L01EN02), qui inhibe la phosphorylation et la signalisation du FGFR et diminue la viabilité des cellules porteuses d'altérations du FGFR (mutations, amplifications, fusions ou réarrangements).
Pharmacocinétique
Pic en 1 à 2 heures ; pas d'effet cliniquement significatif d'un repas riche en graisses. Liaison aux protéines de 90,6 % ; volume apparent de distribution d'environ 235 l. Métabolisme principalement par le CYP3A4 ; demi-vie d'environ 15,4 heures.
Conservation
Pas de précautions particulières de conservation (durée de conservation de 4 ans).
Source
RCP européen (EMA) de PEMAZYRE 13,5 mg, comprimé, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 67695203), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
PEMAZYRE.