Ramucirumab
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - biothérapie antiangiogénique (protéine de fusion ou anticorps anti-VEGF/VEGFR-2).
Indications
Adulte : cancer gastrique ou adénocarcinome de la jonction gastro-œsophagienne avancé après chimiothérapie à base de platine et de fluoropyrimidine, avec le paclitaxel (ou seul si l'association n'est pas appropriée) ; cancer colorectal métastatique en progression après bevacizumab, oxaliplatine et fluoropyrimidine, avec FOLFIRI ; cancer bronchique non à petites cellules métastatique avec mutation activatrice de l'EGFR en première ligne avec l'erlotinib, ou localement avancé ou métastatique après platine avec le docétaxel ; carcinome hépatocellulaire avancé avec alpha-fœtoprotéine ≥ 400 ng/ml après sorafénib.
Posologie
Perfusion intraveineuse d'environ 60 minutes (débit maximal 25 mg/min), jamais en bolus. Cancer gastrique : 8 mg/kg à J1 et J15 d'un cycle de 28 jours avant le paclitaxel, ou 8 mg/kg toutes les 2 semaines en monothérapie. Cancer colorectal : 8 mg/kg toutes les 2 semaines avant FOLFIRI. Cancer bronchique : 10 mg/kg toutes les 2 semaines avec l'erlotinib ; 10 mg/kg à J1 d'un cycle de 21 jours avant le docétaxel. Carcinome hépatocellulaire : 8 mg/kg toutes les 2 semaines. Prémédication par antihistaminique H1 recommandée. Protéinurie ≥ 2 g/24 h : interrompre puis reprendre à dose réduite. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale ni d'insuffisance hépatique légère à modérée.
Contre-indications
Hypersensibilité au ramucirumab ou à l'un des excipients. Cancer bronchique non à petites cellules avec cavitation tumorale ou englobement de vaisseaux majeurs par la tumeur.
Mises en garde et précautions
Événements thromboemboliques artériels graves (infarctus, AVC). Perforations gastro-intestinales. Saignements sévères : arrêt définitif en cas de saignement de grade 3–4 ; hémorragies pulmonaires (cancer bronchique épidermoïde). Réactions liées à la perfusion. Hypertension. Syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible. Anévrismes et dissections artérielles. Trouble de la cicatrisation. Prudence en cas de cirrhose sévère (Child-Pugh B ou C). Insuffisance cardiaque. Fistules. Protéinurie : surveillance. Traçabilité : enregistrer le nom et le numéro de lot.
Interactions
Pas d'interaction pharmacocinétique avec le paclitaxel, l'irinotécan (et le SN-38), le docétaxel ou l'erlotinib.
Grossesse et allaitement
Contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 3 mois après la dernière dose. Grossesse : risque lié à l'inhibition de l'angiogenèse. Allaitement : à interrompre pendant le traitement.
Effets indésirables
Monothérapie, les plus fréquents : œdème périphérique, hypertension, diarrhée, douleur abdominale, céphalées, protéinurie, thrombopénie. En association à une chimiothérapie : fatigue/asthénie, neutropénie, diarrhée, épistaxis, stomatite. Graves : perforation gastro-intestinale, hémorragie digestive sévère, événements thromboemboliques artériels, encéphalopathie postérieure réversible.
Mécanisme d'action
Anticorps humain (code ATC L01FG02) qui bloque spécifiquement le récepteur du VEGF de type 2, empêchant la liaison des VEGF-A, VEGF-C et VEGF-D et l'activation de ce récepteur, médiateur clé de l'angiogenèse.
Pharmacocinétique
Volume de distribution à l'équilibre d'environ 5,4 l. Métabolisme non étudié. Demi-vie moyenne d'environ 14 jours ; exposition similaire en cas d'insuffisance rénale.
Conservation
Au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C), sans congeler, dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière (flacon non ouvert : 3 ans) ; solution diluée sans conservateur, voir le RCP.
Source
RCP européen (EMA) de CYRAMZA 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 63848228), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
CYRAMZA.