Selpercatinib
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - autre inhibiteur de protéine kinase (KIT, PDGFRA, RET, HER2, CSF1R ; thérapie ciblée).
Indications
Adulte : cancer bronchique non à petites cellules avancé avec fusion du gène RET, non traité par un inhibiteur de RET. Adulte et enfant de 2 ans et plus : cancer de la thyroïde avancé avec fusion RET réfractaire à l'iode radioactif ; cancer médullaire de la thyroïde avancé avec mutation RET ; tumeurs solides avancées avec fusion RET quand les options ne ciblant pas RET sont épuisées ou de bénéfice limité. Monothérapie.
Posologie
Voie orale, avec ou sans nourriture ; comprimés avalés entiers. Altération RET confirmée par un test validé. 12 ans et plus : 120 mg deux fois par jour si moins de 50 kg, 160 mg deux fois par jour à partir de 50 kg. Enfant de 2 à moins de 12 ans : dose selon la surface corporelle (de 40 mg trois fois par jour à 160 mg deux fois par jour). Vomissement ou oubli : pas de dose supplémentaire. Réduction de dose avec les inhibiteurs puissants du CYP3A/P-gp et en cas d'effets indésirables (élévation des transaminases de grade 3–4 notamment). Insuffisance hépatique sévère (adulte) : 80 mg deux fois par jour. Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale.
Contre-indications
Hypersensibilité au selpercatinib ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautions
Pneumopathie interstitielle, parfois mortelle. Hypertension : contrôle avant et pendant le traitement. Allongement du QT. Hypothyroïdie : bilan thyroïdien avant et pendant le traitement. Élévations des transaminases : interruption et reprise à dose réduite selon le RCP. Hypersensibilité (surtout après une immunothérapie anti-PD-1/PD-L1). Hémorragies graves, parfois mortelles. Syndrome de lyse tumorale. Épiphysiolyse de la tête fémorale chez l'enfant. Atteinte possible de la fertilité. Éviter les inducteurs puissants du CYP3A4.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A et/ou de la P-gp (kétoconazole, itraconazole, voriconazole, ritonavir, saquinavir, posaconazole…) : réduire la dose. Inducteurs puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifabutine, rifampicine, millepertuis ; ASC - 87 % avec la rifampicine) : à éviter. Oméprazole : exposition diminuée à jeun, non modifiée avec la nourriture. Augmente l'exposition aux substrats sensibles du CYP2C8 (répaglinide, paclitaxel, montélukast… à éviter) et du CYP3A4 (midazolam). Inhibe MATE1 (élévation possible de la créatinine).
Grossesse et allaitement
Contraception hautement efficace chez la femme et efficace chez l'homme pendant le traitement et au moins 1 semaine après la dernière dose. Grossesse : non recommandé (toxicité sur la reproduction chez l'animal). Allaitement : à interrompre pendant le traitement.
Effets indésirables
Très fréquents : diarrhée, nausées, vomissements, constipation, douleur abdominale, stomatite, sécheresse buccale, céphalées, sensations vertigineuses, hémorragie, hypothyroïdie, allongement du QT, infections urinaires, hypersensibilité. Graves les plus fréquents : pneumonie (5,3 %), hémorragie, douleur abdominale, hyponatrémie, diarrhée.
Mécanisme d'action
Inhibiteur du récepteur à tyrosine kinase RET (code ATC L01EX22), actif sur le RET sauvage et plusieurs isoformes mutées, ainsi que sur le VEGFR1 et le VEGFR3.
Pharmacocinétique
Biodisponibilité orale d'environ 73 %, pic en 2 heures environ ; effet minime de l'alimentation. Liaison aux protéines de 96 % ; volume apparent de distribution d'environ 203 l. Métabolisme par le CYP3A4. Demi-vie d'environ 26,5 heures.
Conservation
Pas de conditions particulières de conservation (durée de conservation de 3 ans).
Source
RCP européen (EMA) de RETSEVMO 40 mg, comprimé pelliculé, spécialité commercialisée en France (BDPM, CIS 63272184), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.
Noms commerciaux en France
RETSEVMO.