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Sotorasib

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - autre thérapie ciblée (KRAS G12C, IDH1, HIF-2α, voie Hedgehog).

Indications

Cancer bronchique non à petites cellules avancé de l'adulte avec mutation KRAS G12C, en progression après au moins une ligne de traitement systémique, en monothérapie.

Posologie

Voie orale, avec ou sans nourriture, à heure fixe ; comprimés avalés entiers ou dispersés dans de l'eau. Mutation KRAS G12C confirmée par un test validé. 960 mg une fois par jour jusqu'à progression ou toxicité inacceptable. Oubli de moins de 6 heures : prendre la dose ; au-delà, reprendre le lendemain ; vomissement : pas de dose supplémentaire. Réductions : 480 mg puis 240 mg par jour (deux réductions au maximum). Pas d'adaptation en cas d'insuffisance rénale ou hépatique légère ; non recommandé en cas d'insuffisance hépatique modérée ou sévère.

Contre-indications

Hypersensibilité au sotorasib ou à l'un des excipients.

Mises en garde et précautions

Hépatotoxicité (lésions hépatiques, hépatite), plus fréquente après une immunothérapie récente : bilan hépatique avant le traitement, toutes les 3 semaines pendant 3 mois, puis mensuel. Pneumopathie interstitielle potentiellement mortelle. Contient du lactose.

Interactions

Antiacides (IPP, anti-H2) : exposition diminuée ; si indispensables, prendre le sotorasib avec une boisson acide (cola) ; antiacides d'action locale : 4 heures après ou 10 heures avant. Inducteurs puissants du CYP3A4 (rifampicine, carbamazépine, enzalutamide, mitotane, phénytoïne, millepertuis) : non recommandés. Inducteur modéré du CYP3A4 : baisse d'efficacité des substrats (midazolam) et des contraceptifs hormonaux. Substrats de la P-gp à marge étroite (digoxine) : exposition augmentée.

Grossesse et allaitement

Contraception très efficace pendant le traitement et au moins 7 jours après, avec une méthode barrière en complément d'une contraception hormonale. Grossesse : non recommandé. Allaitement : ne pas utiliser.

Effets indésirables

Les plus fréquents : diarrhée (36,6 %), nausées (24,7 %), fatigue (19,1 %), vomissements, arthralgie, diminution de l'appétit ; grade ≥ 3 : diarrhée, élévation des ALAT et des ASAT.

Mécanisme d'action

Inhibiteur sélectif de la protéine KRAS G12C (code ATC L01XX73) qui se fixe de façon covalente et irréversible sur la cystéine unique de KRAS G12C, bloquant la signalisation et la survie des cellules tumorales et favorisant leur apoptose.

Pharmacocinétique

Repas riche en graisses : ASC augmentée de 38 %. Liaison aux protéines de 97,6 % ; volume apparent de distribution d'environ 211 l. Métabolisme par conjugaison non enzymatique et oxydation (CYP2C8, CYP3A4, CYP3A5). Demi-vie moyenne d'environ 5 heures.

Conservation

Pas de précautions particulières de conservation (durée de conservation de 3 ans).

Source

RCP européen (EMA) de LUMYKRAS 120 mg, comprimé pelliculé, spécialité autorisée en France, non commercialisée selon la BDPM (CIS 63966283), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2, 6.3 et 6.4.

Noms commerciaux en France

LUMYKRAS.