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Vincristine sulfate

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - alcaloïde de la pervenche (chimiothérapie).

Indications

Seul ou associé à d'autres anticancéreux : leucémies (lymphoïde aiguë, lymphoïde chronique, myéloïde aiguë, crise blastique de la leucémie myéloïde chronique) ; lymphomes malins (maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens) ; myélome multiple ; tumeurs solides (cancer du sein, carcinome bronchique à petites cellules, cancers de la tête et du cou, sarcomes des tissus mous) ; tumeurs solides de l'enfant (sarcome d'Ewing, rhabdomyosarcome embryonnaire, neuroblastome, tumeur de Wilms, rétinoblastome, médulloblastome) ; purpura thrombopénique idiopathique réfractaire à la splénectomie et aux corticoïdes (pas en première intention ; inutile de poursuivre sans réponse après 3 à 6 doses).

Posologie

Voie intraveineuse exclusive, une fois par semaine, par un personnel expérimenté. Adulte : 1,4 à 1,5 mg/m², sans dépasser 2 mg par semaine. Enfant : 1,4 à 2 mg/m² par semaine, sans dépasser 2 mg ; 10 kg ou moins : 0,05 mg/kg par semaine initialement. Sujet âgé : dose adulte. Insuffisance hépatique ou ictère obstructif : doses réduites ; réduction de 50 % si bilirubine directe supérieure à 3 mg/100 ml (51 µmol/l).

Contre-indications

Administration intrathécale (habituellement mortelle). Hypersensibilité au sulfate de vincristine ou à l'un des excipients. Forme démyélinisante de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.

Mises en garde et précautions

Voie intraveineuse uniquement : l'administration intrathécale est habituellement mortelle (étiqueter les seringues « VINCRISTINE - USAGE INTRAVEINEUX UNIQUEMENT - MORTEL PAR TOUTE AUTRE VOIE ») ; jamais par voie intramusculaire ou sous-cutanée. En cas d'injection intrathécale accidentelle : intervention neurochirurgicale immédiate (retrait d'un maximum de LCR, irrigation par soluté de Ringer lactate).

Interactions

Isoniazide et autres médicaments agissant sur le système nerveux : neurotoxicité additive. Mitomycine C : dyspnée aiguë et bronchospasme sévère (surtout en cas d'atteinte pulmonaire préexistante), ne pas réadministrer la vincristine. Phénytoïne : baisse des concentrations et crises, adaptation selon les dosages sanguins. Inhibiteurs et inducteurs du CYP3A4 : à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Contraception hautement efficace chez la femme pendant le traitement et au moins 7 mois après la dernière dose ; chez l'homme ayant une partenaire en âge de procréer, pendant le traitement et au moins 4 mois après. Grossesse : risque fœtal (tératogénicité et embryolétalité chez l'animal) ; informer la patiente. Allaitement : partie de rubrique non restituée par la base eMC.

Effets indésirables

Effets généralement réversibles, liés à la dose unitaire et cumulée ; l'administration quotidienne prolongée de petites doses est déconseillée. Le plus fréquent : alopécie ; les plus gênants : neuromusculaires. Avec une dose hebdomadaire unique, granulopénie, douleurs névritiques et constipation durent en général moins de 7 jours et s'atténuent à la réduction de dose ; alopécie, perte sensitive, paresthésies, troubles de la marche, steppage, abolition des réflexes ostéotendineux et amyotrophie peuvent persister tant que dure le traitement ; atteinte sensitivomotrice possiblement progressive et prolongée.

Mécanisme d'action

Antinéoplasique alcaloïde de la pervenche (code ATC L01CA02) à large spectre : inhibition de la mitose avec arrêt de la division cellulaire en métaphase ; relativement épargnant pour la moelle, donc adapté aux associations.

Pharmacocinétique

Faible absorption orale. Après injection intraveineuse rapide, décroissance triphasique avec une demi-vie terminale de 15 à 155 heures (une administration plus fréquente qu'hebdomadaire est probablement inutile). Excrétion principalement biliaire ; demi-vie nettement prolongée en cas d'atteinte hépatique ou biliaire.

Conservation

Au réfrigérateur (2 à 8 °C), flacon dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, SULFATE DE VINCRISTINE solution injectable, rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.

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