FINDRISC (Finnish Diabetes Risk Score)
Population : Adultes sans diabète connu ; score établi chez des Finlandais de 35 à 64 ans, sans questionnaire de laboratoire
Estimer, sans examen de laboratoire, le risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans, à partir de l'âge, de l'IMC, du tour de taille, de l'activité physique, de l'alimentation en fruits et légumes, d'un traitement antihypertenseur, d'une glycémie élevée passée et des antécédents familiaux.
Critères du calcul
- Âge
- Indice de masse corporelle (IMC)
- Tour de taille (selon le sexe)
- Activité physique
- Consommation quotidienne de fruits, de baies ou de légumes
- Traitement antihypertenseur régulier
- Antécédent de glycémie élevée
- Antécédents familiaux de diabète
Limites d'emploi
- Le texte intégral de l'article d'origine (Lindström et Tuomilehto, Diabetes Care 2003) n'a pas pu être lu (accès restreint pour les outils de la session) : seul le résumé a été lu. Le barème ci-dessus est relevé dans l'article norvégien HUNT (Jølle 2019), qui le reproduit en citant d'autres références, et il est à comparer à l'article d'origine.
- Le résumé de l'article d'origine indique un score de 0 à 20 (sans les antécédents familiaux ni la catégorie d'âge 65 ans ou plus). Selon l'article HUNT, la version à 0–26 points a été révisée plus tard en ajoutant les antécédents familiaux de diabète et une catégorie d'âge ≥ 65 ans ; les taux de l'étude d'origine (seuil ≥ 9 sur 20) ne s'appliquent donc pas à ce score sur 26.
- Étude d'origine (résumé) : 4435 sujets, 182 cas de diabète traité en 10 ans ; avec un score ≥ 9 sur 20, sensibilité 0,78 et 0,81, spécificité 0,77 et 0,76, valeur prédictive positive 0,13 et 0,05 dans les cohortes de 1987 et 1992 (suivi de 10 ans, puis de 5 ans pour la cohorte de 1992).
- Les risques par niveau (1 sur 100, 1 sur 25, 1 sur 6, 1 sur 3, 1 sur 2) sont repris d'un article nigérian (Nnamudi 2020) qui les attribue à la classification du score ; ils ne viennent pas d'une étude lue avec effectifs. Le « 1 sur 6 » est converti en 16,7 % pour la barre d'affichage. Le texte de cet article ne reprend pas les antécédents familiaux dans son barème.
- Validation norvégienne (HUNT, 47 804 adultes, 1761 cas de diabète traité en 10 ans) : avec un seuil ≥ 15 sur 26, sensibilité 38 %, spécificité 90 %, incidence à 10 ans de 13,5 % ; l'incidence à 10 ans était inférieure à 1 % pour un score ≤ 6, 2,8 % pour 7–10, 5,7 % pour 11–14, 12,0 % pour 15–19 et 25,0 % pour ≥ 20. Ces tranches ne coïncident pas avec celles du tableau ci-dessus : elles ne sont pas fusionnées. Les auteurs concluent que le risque associé à un score ≥ 15 est nettement plus bas que les environ 30 % supposés par certaines recommandations.
- Les mesures de tour de taille et d'IMC suivent les valeurs relevées ; la limite exacte de 30 kg/m² (1 ou 3 points) n'est pas tranchée par le texte lu au-delà de « 25–30 » puis « > 30 ». Aucune étude en Afrique centrale n'a été lue ; le score n'a pas été validé pour les populations congolaises dans les sources lues.
- Le diabète était repéré par la délivrance de médicaments : les diabètes traités sans médicament ne sont pas comptés. Le score est une aide au repérage et ne remplace ni la glycémie ni le jugement du médecin.
Ce score est une aide à la réflexion : il ne remplace ni l'examen clinique ni le jugement du médecin.