GAD-7 (Generalized Anxiety Disorder 7 : échelle d'anxiété généralisée en 7 questions)
Population : Adultes consultant en soins primaires ou en population générale, chez qui on cherche des symptômes d'anxiété généralisée ; validations lues aussi chez des patients tuberculeux (Afrique du Sud) et des adolescents scolarisés (Rwanda)
Repérer un trouble anxieux généralisé probable et mesurer la sévérité des symptômes d'anxiété par sept questions auto-administrées, notées de 0 à 3 sur les deux dernières semaines (total de 0 à 21).
Critères du calcul
- 1 — Se sentir nerveux, anxieux ou à bout (feeling nervous, anxious or on edge)
- 2 — Ne pas être capable d'arrêter ou de contrôler ses inquiétudes (not being able to stop or control worrying)
- 3 — S'inquiéter trop à propos de différentes choses (worrying too much about different things)
- 4 — Avoir du mal à se détendre (trouble relaxing)
- 5 — Être tellement agité qu'il est difficile de rester assis tranquille (being so restless that it is hard to sit still)
- 6 — Devenir facilement contrarié ou irritable (becoming easily annoyed or irritable)
- 7 — Avoir peur, comme si quelque chose d'horrible allait arriver (feeling afraid as if something awful might happen)
Limites d'emploi
- La publication d'origine (Spitzer et al., Arch Intern Med 2006) est payante : seul son résumé PubMed a été lu. Les libellés exacts des sept questions et de la phrase d'introduction n'y figurent pas ; ils sont reproduits d'après l'étude sud-africaine en accès libre (Kigozi 2021), qui les cite en minuscules et en anglais. Les libellés officiels français ne sont pas écrits ici.
- Les seuils de 5, 10 et 15 (symptômes légers, modérés, sévères) viennent des études de validation en accès libre (Kigozi 2021 ; Niwenahisemo 2024), qui les rapportent d'après des travaux antérieurs ; ils n'ont pas été relus dans l'article d'origine.
- Le résumé de l'article d'origine donne une sensibilité de 89 % et une spécificité de 82 % au seuil retenu par les auteurs, sans écrire la valeur du seuil. Cette valeur (10) est donnée par l'étude finlandaise (Kujanpää 2014), qui la rapporte comme celle de l'étude d'origine. Ce sont des performances pour repérer un TAG, pas des taux de risque par niveau.
- Aucun taux par niveau n'est écrit : les sources lues donnent la répartition des scores dans des échantillons (non un risque), ou des performances à un seuil. Les niveaux de score sont des catégories de sévérité des symptômes, pas des probabilités de diagnostic.
- Ailleurs, le seuil optimal varie : 7 ou plus dans l'étude finlandaise (150 grands consommateurs de soins, sensibilité 100,0 % mais intervalle de confiance 54,1-100 %, spécificité 82,6 %, seulement quelques cas de TAG).
- Population générale (Allemagne, 5030 personnes, Löwe 2008) : environ 5 % des sujets ont un score ≥ 10 et 1 % un score ≥ 15 ; structure à une dimension et cohérence interne alpha = 0,89 ; scores moyens plus élevés chez les femmes (3,2 contre 2,7).
- Afrique : l'étude sud-africaine (208 patients tuberculeux, questionnaire administré par un enquêteur) conclut à une structure à deux facteurs modifiée plutôt qu'à une seule dimension (alpha = 0,86) et propose seulement un projet pilote ; l'étude rwandaise (1813 adolescents de 12 à 17 ans, version kinyarwanda) étudie l'invariance entre garçons et filles et note que la précision diagnostique reste à déterminer. Aucune validation diagnostique en Afrique centrale n'a été lue.
- Un score élevé n'établit pas un diagnostic : il oriente vers une évaluation clinique. Le score ne remplace ni l'entretien ni le jugement du médecin.
Ce score est une aide à la réflexion : il ne remplace ni l'examen clinique ni le jugement du médecin.