Indice de risque MASCC (neutropénie fébrile)
Population : Patients adultes atteints de cancer, en neutropénie fébrile après chimiothérapie, évalués au début de la fièvre
Repérer, dès le début de la fièvre, les patients en neutropénie fébrile à faible risque de complication médicale grave, à partir de sept éléments : charge de la maladie, hypotension, BPCO, type de cancer ou infection fongique antérieure, statut ambulatoire, déshydratation et âge.
Critères du calcul
- Charge de la maladie (symptômes liés à l'épisode fébrile)
- Hypotension
- Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)
- Type de cancer et infection fongique antérieure
- Déshydratation
- Statut ambulatoire
- Âge
Limites d'emploi
- Les points de chaque critère sont tirés du résumé PubMed de la publication d'origine (Journal of Clinical Oncology, accès payant) : le texte intégral n'a pas été lu. Le résumé ne donne pas le poids des symptômes sévères (retenu à 0 point), ni la définition des symptômes légers, modérés et sévères, de l'hypotension, de la déshydratation, ni celle des complications graves : se référer à la publication d'origine.
- Le seuil de 21 ou plus pour le faible risque vient du résumé de la validation de Klastersky 2000 (valeur prédictive positive 91 %, spécificité 68 %, sensibilité 71 %) et du résumé d'Uys 2004 (patients à 21 ou plus considérés à faible risque).
- Les taux de la validation sud-africaine (Uys 2004) portent sur 80 épisodes chez 64 patients hospitalisés jusqu'à guérison, traités par antibiotiques intraveineux : petit effectif, un seul centre ; ils ne se substituent pas aux taux de l'étude d'origine.
- Chez les patients ambulatoires avec tumeur solide et apparemment stables (861 épisodes de neutropénie fébrile, 692 patients apparemment stables), l'indice MASCC avait une faible sensibilité pour détecter les complications (36 %) : il peut manquer des complications dans ce groupe (Carmona-Bayonas 2011, étude rétrospective).
- Selon la revue de Klastersky et Paesmans (2013), l'indice est recommandé comme outil fiable par l'IDSA depuis 2002, mais l'identification des patients à haut risque reste un défi ; la revue elle-même n'a été lue que par son résumé.
- Aucune validation en Afrique centrale n'a été lue pour cette fiche. Le score est une aide à la réflexion : il ne remplace ni l'examen clinique ni le jugement du médecin.
Ce score est une aide à la réflexion : il ne remplace ni l'examen clinique ni le jugement du médecin.