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Nom commercial : LANZOP 5MG CP B/30 (CIP 1285801). Principe actif : Olanzapine.

Olanzapine

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antipsychotique atypique.

Indications

Adultes : traitement de la schizophrénie ; maintien de l'amélioration clinique au long cours chez les patients ayant initialement répondu au traitement ; traitement des épisodes maniaques modérés à sévères ; prévention des récidives chez les patients présentant un trouble bipolaire ayant déjà répondu à l'olanzapine lors d'un épisode maniaque.

Posologie

Schizophrénie : dose initiale 10 mg/jour. Épisode maniaque : 15 mg/jour en une prise en monothérapie ou 10 mg/jour en association. Prévention des récidives du trouble bipolaire : 10 mg/jour (maintien de la dose efficace de l'épisode maniaque). Ajustement entre 5 et 20 mg/jour selon l'état clinique ; augmentation au-delà de la dose initiale seulement après réévaluation, à intervalles d'au moins 24 heures. Pendant ou en dehors des repas. Diminution progressive des doses à l'arrêt. Sujet de 65 ans et plus : dose initiale de 5 mg/jour à envisager selon le contexte clinique. Insuffisance rénale et/ou hépatique : dose initiale de 5 mg/jour ; insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh A ou B) : 5 mg puis augmentation prudente. Plusieurs facteurs ralentissant le métabolisme (femme, sujet âgé, non-fumeur) : réduction possible de la dose initiale. Moins de 18 ans : non recommandé.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active (olanzapine) ou à l'un des excipients ; patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

Mises en garde et précautions

Amélioration clinique en plusieurs jours à semaines : surveillance étroite. Déconseillée dans la démence avec troubles psychotiques ou du comportement (mortalité et accidents vasculaires cérébraux accrus) et chez le parkinsonien avec psychose médicamenteuse. Syndrome malin des neuroleptiques ou hyperthermie inexpliquée : arrêt de tous les antipsychotiques. Hyperglycémie et diabète : glycémie à l'instauration, à 12 semaines puis chaque année ; poids à l'instauration, à 4, 8 et 12 semaines puis tous les 3 mois ; bilan lipidique à l'instauration, à 12 semaines puis tous les 5 ans. Prudence en cas d'hypertrophie prostatique, d'iléus paralytique, d'élévation des transaminases ou d'insuffisance hépatique (arrêt en cas d'hépatite), de leucopénie ou neutropénie, d'antécédents de dépression médullaire, d'hyperéosinophilie ou de syndrome myéloprolifératif, d'antécédents de convulsions. Symptômes aigus à l'arrêt brutal. QTc : prudence avec les médicaments allongeant le QT, chez le sujet âgé, en cas de QT long congénital, d'insuffisance cardiaque, d'hypokaliémie ou d'hypomagnésiémie. Thromboembolie veineuse : identifier et prévenir les facteurs de risque. Dyskinésie tardive : réduire ou arrêter. Hypotension orthostatique chez le sujet âgé : mesurer la pression artérielle. Mort subite d'origine cardiaque rapportée. Prudence avec l'alcool et les médicaments à action centrale. Non indiquée chez l'enfant et l'adolescent. Forme orodispersible : contient de l'aspartam (phénylalanine).

Interactions

Olanzapine métabolisée par le CYP1A2 : le tabac et la carbamazépine (inducteurs) diminuent ses concentrations (surveillance, augmentation de dose possible) ; la fluvoxamine et les autres inhibiteurs du CYP1A2 (ex. ciprofloxacine) les augmentent (dose initiale plus faible, réduction de dose). Le charbon activé réduit la biodisponibilité de 50 à 60 % (espacer d'au moins 2 heures). Pas d'effet significatif de la fluoxétine, des antiacides ni de la cimétidine. Antagonise les agonistes dopaminergiques ; association aux antiparkinsoniens déconseillée chez le parkinsonien dément. Prudence avec l'alcool, les dépresseurs du SNC et les médicaments allongeant le QTc. Pas d'interaction avec les tricycliques, la warfarine, la théophylline, le diazépam, le lithium, le bipéridène ; pas d'adaptation du valproate nécessaire (neutropénies fréquentes en association).

Grossesse et allaitement

Grossesse : expérience limitée ; à n'utiliser que si le bénéfice justifie le risque fœtal ; nouveau-nés exposés au 3e trimestre à surveiller (symptômes extrapyramidaux et/ou de sevrage : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de l'alimentation). Allaitement : passage dans le lait (environ 1,8 % de la dose maternelle) ; déconseillé.

Effets indésirables

Très fréquents : prise de poids, somnolence, hypotension orthostatique, augmentation de la prolactinémie. Fréquents : éosinophilie, leucopénie, neutropénie ; hausse de la cholestérolémie, de la glycémie et de la triglycéridémie, glucosurie, augmentation de l'appétit ; vertiges, akathisie, parkinsonisme, dyskinésie ; effets anticholinergiques légers et transitoires (constipation, bouche sèche) ; élévations transitoires asymptomatiques des aminotransférases ; rash ; arthralgie ; dysfonction érectile, baisse de la libido ; asthénie, fatigue, œdème, fièvre ; hausse des phosphatases alcalines, CPK, gamma-GT et uricémie. Peu fréquents : hypersensibilité, survenue ou aggravation d'un diabète (parfois acidocétose ou coma, parfois fatal), convulsions, dystonie, dyskinésie tardive, amnésie, dysarthrie, bégaiement, syndrome des jambes sans repos, épistaxis, bradycardie, allongement du QTc, thromboembolie veineuse, distension abdominale, hypersialorrhée, photosensibilité, alopécie, troubles mictionnels, aménorrhée, galactorrhée, gynécomastie, hausse de la bilirubine. Rares : thrombopénie, hypothermie, syndrome malin des neuroleptiques, symptômes à l'arrêt, tachycardie ou fibrillation ventriculaire, mort subite, pancréatite, hépatite, rhabdomyolyse, priapisme. Fréquence indéterminée : DRESS, syndrome de sevrage néonatal.

Mécanisme d'action

Antipsychotique, antimaniaque et thymorégulateur (psycholeptique, diazépines, oxazépines, thiazépines et oxépines ; code ATC N05AH03) à large profil de liaison : récepteurs sérotoninergiques 5HT2A/2C, 5HT3, 5HT6, dopaminergiques D1 à D5, muscariniques M1 à M5, α1-adrénergiques et histaminiques H1 ; affinité plus grande pour 5HT2 que pour D2 ; réduction sélective de l'activité des neurones dopaminergiques mésolimbiques (A10) avec effet limité sur la voie striatale (A9) motrice.

Pharmacocinétique

Bien absorbée par voie orale, pic plasmatique en 5 à 8 heures, sans effet des aliments. Liaison aux protéines plasmatiques d'environ 93 % (albumine et α1-glycoprotéine acide). Métabolisme hépatique par conjugaison et oxydation (CYP1A2, CYP2D6) ; principal métabolite circulant 10-N-glucuronide, ne franchissant pas la barrière hémato-encéphalique ; activité due à la molécule mère. Demi-vie d'environ 33,8 heures chez le sujet jeune et 51,8 heures chez le sujet âgé, plus longue chez la femme et le non-fumeur. Environ 57 % de la dose excrétée dans les urines, principalement sous forme de métabolites.

Conservation

Dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Source

RCP ANSM/BDPM, OLANZAPINE ARROW 15 mg, comprimé orodispersible (mis à jour le 31/08/2026), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.

Noms commerciaux au Congo