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Nom commercial : LITACOLD NUIT MAX 1G/50MG B/80 (CIP 1610041). Principe actif : Paracétamol + Diphenhydramine chlorhydrate.

Paracétamol + Diphenhydramine chlorhydrate

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antalgique + antihistaminique sédatif.

Indications

Traitement de courte durée des douleurs du coucher qui gênent l'endormissement, par exemple douleurs rhumatismales et musculaires, maux de dos, douleurs dentaires, migraine, céphalées et règles douloureuses.

Posologie

Voie orale uniquement. Ne pas dépasser la dose ni la fréquence indiquées. Adulte (y compris sujet âgé) et enfant de 16 ans et plus : 1 000 mg de paracétamol et 50 mg de chlorhydrate de diphénhydramine (2 comprimés du produit britannique) 20 minutes avant le coucher ; dose maximale : 1 000 mg de paracétamol et 50 mg de diphénhydramine par 24 heures. D'autres produits à base de paracétamol peuvent être pris dans la journée contre la douleur, mais avec une dose maximale réduite à 6 comprimés à 500 mg de paracétamol (3 000 mg) par 24 heures ; respecter au moins 4 heures entre deux prises. Ne pas associer à d'autres préparations contenant un antihistaminique, y compris cutanées. Utiliser la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte. Déconseillé avant 16 ans sauf avis médical. Ne pas prendre plus de 7 nuits consécutives sans avis médical. Sujet âgé confus : ne pas utiliser (confusion et excitation paradoxale possibles avec les antihistaminiques sédatifs). Prudence en cas d'insuffisance hépatique ou rénale modérée à sévère.

Contre-indications

Hypersensibilité au paracétamol, au chlorhydrate de diphénhydramine ou à l'un des constituants ; porphyrie.

Mises en garde et précautions

Contient du paracétamol : ne pas associer à d'autres produits contenant du paracétamol (risque de surdosage pouvant entraîner une insuffisance hépatique nécessitant une greffe ou mortelle) ; risque accru en cas d'hépatopathie alcoolique non cirrhotique ; prudence en cas de déplétion en glutathion d'origine métabolique. Éviter les autres préparations contenant un antihistaminique, y compris topiques et médicaments contre la toux et le rhume. Éviter l'alcool (la diphénhydramine majore son effet sédatif), les autres médicaments sédatifs et les autres produits contenant du paracétamol. Consulter un médecin si les céphalées deviennent persistantes. Acidose métabolique à trou anionique élevé par acidose pyroglutamique rapportée chez des patients gravement malades (insuffisance rénale ou hépatique sévère, sepsis), dénutris ou en déficit de glutathion (alcoolisme chronique) traités de façon prolongée par paracétamol à dose thérapeutique ou par paracétamol associé à la flucloxacilline. Suite tronquée par la base.

Interactions

Paracétamol : absorption accélérée par le métoclopramide ou la dompéridone, diminuée par la colestyramine ; effet anticoagulant de la warfarine et des autres coumariniques majoré par une prise quotidienne régulière et prolongée (risque hémorragique), sans effet notable des prises occasionnelles ; prudence avec la flucloxacilline (acidose métabolique à trou anionique élevé par acidose pyroglutamique, surtout en présence de facteurs de risque). Diphénhydramine : potentialise l'effet sédatif de l'alcool, des autres dépresseurs du système nerveux central (codéine, tranquillisants, hypnotiques, anxiolytiques) et des autres antihistaminiques ; les IMAO peuvent prolonger et intensifier ses effets antimuscariniques (prudence pendant et dans les 2 semaines suivant l'arrêt d'un IMAO) ; potentialisation des anticholinergiques (atropine, antidépresseurs tricycliques) avec tachycardie, sécheresse buccale, vision floue, troubles digestifs, rétention urinaire et céphalées ; inhibiteur du CYP2D6. Suite tronquée par la base.

Grossesse et allaitement

Grossesse : ne pas utiliser sauf si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le fœtus, à la dose efficace la plus faible et pour la durée la plus courte. Paracétamol : demander un avis médical ; les études épidémiologiques sur le neurodéveloppement des enfants exposés in utero ne sont pas concluantes. Diphénhydramine : données insuffisantes chez la femme enceinte et chez l'animal, risque inconnu ; les antihistaminiques sédatifs au troisième trimestre peuvent provoquer des réactions chez le nouveau-né ou le prématuré. Allaitement : ne pas utiliser sans avis médical ; aucun risque identifié avec le paracétamol, qui traverse le placenta et passe dans le lait ; la diphénhydramine est retrouvée dans le lait, avec des effets inconnus chez le nourrisson.

Effets indésirables

Données d'essais anciennes peu nombreuses ; effets issus de la pharmacovigilance, de fréquence indéterminée. Paracétamol : thrombopénie, agranulocytose ; anaphylaxie, réactions d'hypersensibilité cutanée (éruptions, angiœdème), très rares réactions cutanées graves ; acidose métabolique à trou anionique élevé chez les patients à risque ; bronchospasme ; dysfonction hépatique. Effets de la diphénhydramine : suite tronquée par la base. Surdosage en paracétamol : atteinte hépatique possible chez l'adulte à partir de 10 g, ou dès 5 g en présence de facteurs de risque (traitement prolongé par carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, rifampicine, millepertuis ou autre inducteur enzymatique ; consommation excessive régulière d'alcool ; déplétion en glutathion : troubles alimentaires, mucoviscidose, infection par le VIH, jeûne, cachexie) ; dans les 24 premières heures, pâleur, nausées, vomissements, anorexie, douleurs abdominales ; atteinte hépatique apparente entre 12 et 48 heures, maximale entre 4 et 6 jours ; troubles glycémiques et acidose métabolique ; dans les formes graves, encéphalopathie, hémorragie, hypoglycémie, œdème cérébral et décès ; insuffisance rénale aiguë par nécrose tubulaire possible même sans atteinte hépatique sévère ; arythmies et pancréatite rapportées ; prise en charge immédiate indispensable (suite tronquée par la base).

Mécanisme d'action

Paracétamol : antalgique et antipyrétique, faible inhibiteur de la biosynthèse des prostaglandines, peut-être plus actif sur les enzymes du système nerveux central qu'en périphérie, ce qui expliquerait en partie ses effets antipyrétique (central) et antalgique. Diphénhydramine : antihistaminique de la classe des éthanolamines, inhibiteur compétitif et réversible de l'histamine aux récepteurs H1, avec des propriétés sédatives, anticholinergiques (antimuscariniques) et anesthésiques locales.

Pharmacocinétique

Paracétamol : absorption digestive rapide et presque complète, pic plasmatique en 30 à 120 minutes, demi-vie plasmatique de 1 à 4 heures, distribution relativement uniforme dans la plupart des liquides de l'organisme, liaison plasmatique variable, excrétion presque exclusivement rénale sous forme conjuguée. Diphénhydramine : bonne absorption digestive, pic plasmatique en 2 à 3 heures, effets durant habituellement 4 à 6 heures, métabolisme important surtout hépatique, excrétion urinaire principalement sous forme de métabolites.

Conservation

Conserver à une température inférieure à 25 °C, dans un endroit sec.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, PANADOL NIGHT comprimé pelliculé (paracétamol 500 mg, chlorhydrate de diphénhydramine 25 mg), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2 et 6.4.

Noms commerciaux au Congo