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Nom commercial : TRIAM DENK 40 INJ AMP B/10 (CIP 2275333). Principe actif : Triamcinolone acétonide.

Triamcinolone acétonide

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Corticoïde topique/intra-articulaire selon forme.

Indications

Voie intra-articulaire : douleur, gonflement et raideur articulaires de la polyarthrite rhumatoïde et de l'arthrose avec composante inflammatoire ; bursite, épicondylite, ténosynovite. Voie intramusculaire, lorsqu'une corticothérapie systémique prolongée est nécessaire : états allergiques (asthme) ; troubles endocriniens (insuffisance corticosurrénale primaire ou secondaire) ; collagénoses (certaines poussées de lupus érythémateux systémique, cardite rhumatismale aiguë) ; dermatoses (pemphigus, dermatites sévères, syndrome de Stevens-Johnson) ; affections rhumatismales, digestives ou respiratoires en traitement d'appoint de courte durée ; anémie hémolytique acquise auto-immune ; traitement palliatif des leucémies et lymphomes ; néphropathies (néphrite interstitielle aiguë, syndrome néphrotique à lésions minimes, néphrite lupique).

Posologie

Uniquement en injection intra-articulaire ou intramusculaire, avec une asepsie stricte. Durée d'effet variable : réinjecter à la réapparition des symptômes et non à intervalles fixes. Intra-articulaire, gaines tendineuses et bourses : 5 à 10 mg (0,125 à 0,25 ml) pour les petites articulations, jusqu'à 40 mg (1 ml) pour les grosses articulations selon l'affection ; injections uniques en plusieurs sites jusqu'à 80 mg au total bien tolérées ; pour les gaines des tendons courts, préférer une présentation à 10 mg/ml. Intramusculaire : injection intramusculaire profonde dans le quadrant supéro-externe du muscle fessier (jamais dans le deltoïde, pour éviter l'atrophie du tissu adipeux sous-cutané), en alternant les côtés ; adulte et enfant de plus de 12 ans : dose initiale suggérée de 40 mg (1 ml). Suite de la rubrique tronquée par eMC.

Contre-indications

Hypersensibilité à l'un des composants ; infections systémiques en l'absence de traitement anti-infectieux spécifique ; administration par voie intraveineuse, intrathécale, péridurale ou intraoculaire.

Mises en garde et précautions

Sécurité non démontrée par voies intraturbinale, sous-conjonctivale, sous-ténonienne, rétrobulbaire et intravitréenne : endophtalmies, inflammation oculaire, hypertension intraoculaire, choriorétinopathie (dont maculopathie cristalline), rétinite virale (surtout à cytomégalovirus) et troubles visuels jusqu'à la perte de vision rapportés après injection intravitréenne ; cécités après injection de suspensions corticoïdes dans les cornets nasaux ou en intralésionnel au niveau de la tête. Réactions anaphylactiques graves et chocs anaphylactiques, dont mortels, quelle que soit la voie. Voie intra-articulaire : ne pas injecter dans une articulation instable ; prévenir le patient d'éviter la sursollicitation de l'articulation soulagée ; injections intra-articulaires répétées au long cours : risque de destruction articulaire sévère avec ostéonécrose ; éviter l'injection dans le tendon lui-même et les injections répétées dans des tendons enflammés (risque de rupture).

Interactions

Amphotéricine B injectable et hypokaliémiants : surveiller la kaliémie. Anticholinestérasiques : effet possiblement antagonisé. Anticoagulants oraux : effet potentialisé ou diminué, surveillance étroite. Antidiabétiques : hausse possible de la glycémie, surveiller l'équilibre diabétique à l'instauration, à l'arrêt ou lors d'un changement de dose. Antihypertenseurs et diurétiques : effets antagonisés, effet hypokaliémiant des diurétiques (dont l'acétazolamide) majoré. Isoniazide : concentrations sériques possiblement diminuées. Ciclosporine : surveiller une toxicité accrue. Digitaliques : risque accru de toxicité digitalique. Œstrogènes, dont contraceptifs oraux : demi-vie et concentration du corticoïde augmentées, clairance diminuée. Inducteurs enzymatiques (barbituriques, phénytoïne, carbamazépine, rifampicine, primidone, aminoglutéthimide) : clairance métabolique possiblement augmentée.

Grossesse et allaitement

Grossesse : la triamcinolone traverse le placenta. Chez l'animal, anomalies du développement fœtal (fente palatine, retard de croissance intra-utérin, effets sur la croissance et le développement cérébral) ; pas d'augmentation démontrée des malformations congénitales (fente labio-palatine) chez l'homme, mais risque de retard de croissance intra-utérin en cas d'administration prolongée ou répétée ; insuffisance surrénale néonatale théoriquement possible, généralement spontanément résolutive et rarement cliniquement importante. Ne prescrire que si le bénéfice pour la mère et l'enfant l'emporte sur les risques ; si la corticothérapie est indispensable, une grossesse normale peut être traitée comme en dehors de la grossesse. Allaitement : passage possible des corticoïdes dans le lait (pas de données pour la triamcinolone) ; freination surrénalienne possible chez le nourrisson de mère traitée au long cours à fortes doses.

Effets indésirables

Fréquents : infection ; céphalées. Peu fréquents : abcès stérile au point d'injection, infection masquée, tuberculose, candidose, infections oculaires virales ou fongiques, rhinite, conjonctivite ; réactions et choc anaphylactoïdes, réaction anaphylactique ; syndrome cushingoïde, freination surrénalienne, insuffisance corticosurrénale secondaire, hypopituitarisme ; rétention sodée et hydrique, alcalose hypokaliémique, hyperglycémie, déséquilibre du diabète, carence calcique, augmentation de l'appétit ; troubles psychiatriques (dépression, euphorie, sautes d'humeur, trouble psychotique, changement de personnalité, insomnie, dépendance, irritabilité, idées suicidaires, anxiété, troubles cognitifs). Suite du tableau tronquée par eMC.

Mécanisme d'action

Glucocorticoïde de synthèse aux actions anti-inflammatoire et antiallergique marquées. Voie intra-articulaire : soulagement de la douleur et du gonflement et meilleure mobilité, habituellement en quelques heures. Voie intramusculaire : effet thérapeutique prolongé avec moins d'effets de type corticothérapie orale, notamment digestifs (ulcère peptique) ; après 80 mg IM, freination surrénalienne en 24 à 48 heures puis retour progressif à la normale en environ 3 semaines, en accord avec la durée d'action prolongée.

Pharmacocinétique

Absorption systémique possible à partir de la synoviale, mais taux systémiques cliniquement significatifs peu probables après injection intra-articulaire, sauf peut-être dans les grosses articulations à fortes doses ; pas d'effet systémique habituel si la technique et les doses recommandées sont respectées. Après injection IM profonde (dépôt), absorption lente mais presque complète, avec des taux systémiques biologiquement actifs pendant des semaines à des mois. Métabolisme surtout hépatique, et aussi rénal, principalement par 6-bêta-hydroxylation, sans clivage hydrolytique significatif de l'acétonide ; excrétion urinaire. Une insuffisance hépatique ou rénale peut modifier la pharmacocinétique.

Conservation

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C. Ne pas congeler. Conserver en position verticale.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, KENALOG 40 mg/ml suspension injectable (acétonide de triamcinolone), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.

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