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Nom commercial : HALDOL 0,2% GTTE FL/30ML (CIP 2692114). Principe actif : Halopéridol.

Halopéridol

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antipsychotique typique - butyrophénone (ATC N05AD01).

Indications

Schizophrénie et trouble schizo-affectif, agitation psychomotrice aiguë (crises psychotiques, épisodes maniaques), état confusionnel et intoxication alcoolique aiguë, tics sévères et syndrome de Gilles de la Tourette (après échec des autres approches), mouvements choréiques légers à modérés de la maladie de Huntington, agressivité persistante chez le patient dément (en dernier recours).

Posologie

Schizophrénie (oral) : 2-10mg/jour en 1-2 prises (nouveaux patients : 2-4mg/jour). État confusionnel/intoxication alcoolique : 0,5-1mg x2/jour. Épisode maniaque aigu : 5mg/jour, augmentable à 10mg/jour (max 15mg/jour). Agitation aiguë (IM) : 0,5-1mg, répétable après 30-60 min, max 5mg/24h pendant 7 jours max (5mg répétable après 30 min pour d'autres protocoles). Forme décanoate (relais IM mensuel) : 50-200mg toutes les 4 semaines, réservée à l'adulte stabilisé sous forme orale. Réduire la dose de moitié chez le sujet âgé (max 5mg/jour). Dose maximale quotidienne réduite depuis 2017 (10-20mg selon indication chez l'adulte, 5mg chez le sujet âgé).

Contre-indications

Maladie de Parkinson. Dépression sévère du système nerveux central, coma. Troubles cardiaques (insuffisance cardiaque, infarctus récent, troubles de la conduction, bradycardie, allongement du QT connu). Démence (utilisation en dernier recours seulement, avec prudence accrue). Association aux dopaminergiques hors contexte parkinsonien, aux autres antipsychotiques (sauf clozapine dans certains protocoles) et aux médicaments allongeant le QT. Hypersensibilité à l'halopéridol.

Mises en garde et précautions

Risque d'allongement du QT, d'arythmies ventriculaires (torsades de pointes) et de mort subite — ECG recommandé avant traitement et en cours si facteurs de risque. Syndrome extrapyramidal très fréquent (34% dans les études), dose-dépendant. Risque de syndrome malin des neuroleptiques (fièvre inexpliquée, rigidité, troubles neurovégétatifs) — urgence vitale imposant l'arrêt immédiat. Effet sédatif marqué. Garder le patient allongé 30 minutes après une injection (risque d'hypotension orthostatique). Risque accru d'événements cérébrovasculaires et de mortalité chez le patient âgé dément (mise en garde de classe).

Interactions

Autres antipsychotiques, dopaminergiques (hors Parkinson) : contre-indiqués. Médicaments allongeant le QT (certains macrolides, fluoroquinolones, antiarythmiques) : prudence accrue, risque majoré de torsades de pointes. Dépresseurs du SNC (benzodiazépines, opioïdes, barbituriques, antihistaminiques) : potentialisation de la sédation. Alcool : à éviter.

Grossesse et allaitement

Contre-indiqué pendant la grossesse sauf absence d'alternative — données disponibles chez plus de 400 femmes enceintes n'ayant pas montré d'effet malformatif majeur particulier, mais prudence recommandée ; symptômes extrapyramidaux et de sevrage possibles chez le nouveau-né en cas d'exposition en fin de grossesse. Allaitement contre-indiqué (excrété dans le lait maternel).

Effets indésirables

Très fréquents : syndrome extrapyramidal (34%), insomnie, agitation, hyperkinésie, céphalées. Fréquents : troubles psychotiques, dépression, prise de poids, tremblements, raideur musculaire, hypotension orthostatique, dystonie, somnolence, anomalies du bilan hépatique. Peu fréquents : convulsions, troubles visuels, tachycardie, nausées/vomissements, constipation, éruption cutanée, photosensibilisation, urticaire, hyperhidrose, œdème, fièvre. Rares : hyperprolactinémie (gynécomastie, galactorrhée, aménorrhée), hypoglycémie, neutropénie. Fréquence indéterminée mais graves : allongement du QT, arythmie ventriculaire, torsades de pointes, mort subite, syndrome malin des neuroleptiques.

Mécanisme d'action

Antagoniste puissant des récepteurs dopaminergiques D2, expliquant l'effet antipsychotique (action sur la voie mésolimbique) et les effets indésirables extrapyramidaux (voie nigro-striée) et endocriniens (hyperprolactinémie, voie tubéro-infundibulaire).

Pharmacocinétique

Forme décanoate à libération prolongée permettant une injection IM toutes les 4 semaines, utile pour l'observance au long cours.

Conservation

Température ambiante

Source

RCP ANSM/BDPM, HALDOL 5mg/mL solution injectable, HALOPERIDOL décanoate 50mg/mL ; DHPC ANSM/Janssen-Cilag sur l'halopéridol (2017) ; MSF Guidelines essentielles ; Vidal, substance active halopéridol.

Noms commerciaux au Congo